Appel intersyndical à la grève à partir du 19 mars

L’intersyndicale départementale FO, CGT, SUD, UNSA, FSU, CFDT, appelle à la grève à partir du 19 mars 2026.

 

Grève de tous les personnels, 1er et 2nd degré, à partir du 19 mars
Le 19 mars manifestation 10h30 République à Rennes, suivie d’une AG organisée par l’IS35 à 13h (lieu à définir).

 

Lors de l’AG, envisager la suite de la mobilisation notamment les actions de la semaine suivante autour des instances qui auront lieu les 25, 26 et 27 mars.

Le samedi 21 mars manifestation avec les personnels territoriaux et les parents d’élèves à 14h République.

Communiqué à télécharger et diffuser ici.

Montée au ministère le 10 mars 2026

Contre une carte scolaire destructrice de l’école publique !

Nous sommes prêts à organiser le rapport de force à tous les niveaux. C’est ensemble que l’on pourra gagner contre les mesures Macron-Lecornu-Geffray.

La carte scolaire, ce sont des milliers de classes surchargées et des milliers de postes supprimés !

L’inclusion systématique : des milliers d’élèves maltraités inclus de force dans des classes surchargées sans AESH en accompagnement individualisé.

Toutes les infos sur les suppressions de poste pour la Rentrée 2026 : ici.

Alors pas question d’attendre : il faut agir dès maintenant !

Le SNFOLC 35 propose à toutes et à tous d’organiser et de préparer la grève à compter du mardi 10 mars 2026, une semaine après les congés de février, c’est-à-dire au retour de toutes les zones. 

TOI AUSSI TU SOUHAITES ALLER AU MINISTĖRE ?
MONTE DANS LE CAR FORCE OUVRIÈRE. CONTACTE-NOUS !
INSCRIPTIONS OUVERTES

Carte scolaire Rentrée 2026 : une véritable saignée !

Le ministre Geffray s’est adressé à nous toutes et tous le 22 janvier dernier dans une lettre totalement décalée mêlant envolées lyriques et ton martial.

Pour lire notre communiqué à ce sujet, c’est ici.

Tout le monde l’a relevé, du pognon, dans cette missive, jamais il n’est question.  Le ministre réussit le tour de force de nous parler de notre mission sans jamais évoquer ses conditions d’exercice !

 

Par un curieux renversement de perspectives, il feint même de défendre les enseignants contre une société qui ne les verrait que comme de « simples moyens » ?

Mais qui, à part le ministère de l’Éducation nationale, emploie ce vocabulaire ?

 

Qui réduit ses personnels à de simples « moyens » en consacrant explicitement des CSA et des CA régulièrement sous ce terme ?

 

Qui parle « d’équivalents temps pleins » au lieu d’emplois, « d’heures-postes » pour mieux fractionner les postes, de « service donné » ou « rendu » au lieu de postes amputés (sur deux, trois ou quatre établissements), de « mesure de carte scolaire » au lieu de poste supprimé… ?

 

Qui s’entendra dire dans le cadre de la préparation de rentrée qu’un dédoublement « coûte autant » ou qu’il « devra » des heures ?

 

C’est ce même ministre qui sur ordre du gouvernement supprime 4 000 postes dans l’EN, suppressions qui s’ajoutent à toutes celles des années précédentes.

 

Rentrée 2026 : les chiffres viennent de tomber.

Les chiffres du CSA ministériel viennent d’être communiqués : -217 POSTES dans l’académie pour les postes enseignants des 1er et 2nd degrés !!  -3 256 POSTES au national !!

Pour notre académie, la carte scolaire 2026, c’est pour le 1er degré : 86 suppressions de postes enseignants / pour le 2nd degré : 131 suppressions de postes enseignants.

 

C’est inacceptable !

Ainsi, notre académie fait partie des cinq académies qui perdent le plus de postes.

Chaque préparation de rentrée rime désormais avec nouvelle dégradation des conditions d’enseignement, manque de personnels et hausse des effectifs dans les classes…

Si le ministre pense réellement que « notre avenir commun se joue, chaque jour, dans nos classes », pourquoi ne nous donne-t-il pas concrètement les moyens de le préparer ?

Une école, un collège, un lycée ne fonctionnent pas avec de « l’espoir », mais avec des personnels et un budget !

 

Les élèves et leurs familles ont moins besoin « qu’on espère pour eux » que d’avoir face à eux, avec eux, des professeurs, des AESH, des AED, des CPE, des infirmières, des assistantes sociales…

Le CSA académique se tient le jeudi 29 janvier et le CSA départemental se tiendra le vendredi 6 février.

 

Le SNFOLC 35 fera le point sur la situation et proposera une feuille de route pour gagner sur nos revendications.

Groupes de besoin Maths et Français : Attention !

 

Leur caractère facultatif ne règle pas tous les problèmes !

Aucune suppression de poste !
Restitution des moyens volés par la réforme Attal.
Abrogation du « choc des savoirs » !

 

Les DGH arrivent avec leur lot de suppressions de postes !

Le 15 janvier 2026, le Conseil Supérieur de l’Education a étudié un décret prévoyant que les groupes de besoin deviennent facultatifs.

Cela ne fait qu’entériner une situation qui existe déjà dans les établissements en Ille-et-Vilaine où certains collèges ont abandonné les groupes de besoin, certains n’en ont plus que sur un niveau… Même si cela va dans le bon sens, cela ne règlera pas tous les problèmes. Le décret a été rejeté par la majorité des membres du CSE (17 voix pour, 25 voix contre dont celle de la FNEC-FP-FO).

Pressions sur les personnels

Le décret prévoit :

« En classes de sixième et de cinquième, en vue notamment de prévenir la difficulté scolaire, un accompagnement pédagogique renforcé est mis en œuvre pour les enseignements de français et de mathématiques, adapté aux besoins des élèves. Il peut donner lieu à des organisations pédagogiques diversifiées, notamment, pour tout ou partie de l’horaire, à des groupes à effectifs réduits et/ou constitués en fonction des besoins des élèves identifiés par les professeurs. ».

Des pressions ont existé – ou existent encore – pour inciter les collègues à maintenir ces groupes. L’administration ou les inspecteurs peuvent organiser des réunions pour vanter les bienfaits des groupes et maintenir la pression sur les collègues. Mais devenus facultatifs, ces groupes ne peuvent plus être imposés.

 

 

L’arnaque continue !

Or, dans son budget, le 1er ministre Lecornu n’a pas annoncé l’annulation de la suppression des 4 000 postes dans le premier et le second degré. Les rectorats et DSDEN ont donc consigne de raboter cette année encore les DGH au nom du budget d’austérité.

Lors des CSA 35 de l’année passée, nous avions constaté que l’heure retirée à la technologie en 6e avait été injectée dans la « marge » et redistribuée à certains collèges mettant en place ces groupes de besoin. Qu’en sera-t-il cette année ? A l’heure de l’austérité, tout laisse à penser que les DSDEN vont récupérer cette heure. Il est clair que ce n’est pas en déclarant facultatifs les groupes de besoin en 6e et en 5e que le décret du ministre Geffray garantira l’octroi de moyens supplémentaires.

Bien au contraire ! Devenant facultatifs, les groupes de besoin n’ont plus de moyens dédiés.

 

Pour maintenir des groupes en sixième et en cinquième, il faudra décider quelles disciplines on dépouille de ses groupes, quelles options ou quelle discipline on supprime…

 

Au nom de l’autonomie, le ministre va semer la discorde et la division entre les équipes et les collègues. Diviser pour mieux régner !

C’est exactement le contraire de ce que va faire le syndicat : unir les personnels pour conserver les moyens et exiger la création des postes et des classes nécessaires qui manquent partout !

 

Territorialisation, contractualisation et pression

Concernant les moyens pour la rentrée 2026, le décret prévoit :

« des établissements peuvent se voir attribuer des moyens supplémentaires délégués par le recteur d’académie afin de pouvoir mettre en place des mesures spécifiques d’accompagnement des élèves ».

Va-t-on contractualiser les moyens selon la même logique que le plan d’accompagnement des 800 collèges en difficulté scolaire ? Une feuille de route ou un projet d’établissement permettraient-ils d’avoir des moyens en plus ?

 

C’est la mise en place d’une école à deux vitesses et d’encore plus de territorialisation et de pression sur les personnels qui devraient en faire beaucoup plus pour avoir éventuellement un peu plus ! C’est une attaque de plus contre notre statut !

Les personnels ne réclament pas de travailler plus avec moins de moyens ! Leurs revendications sont claires : ils veulent des améliorations de leurs conditions de travail, c’est-à-dire la baisse des effectifs par classe dans toutes les matières afin d’instruire les élèves dans de meilleures conditions, le respect de leur liberté pédagogique et des préconisations de la médecine de prévention, de plus en plus bafouées au nom de l’organisation du service.

 

Avec FO, revendiquons des moyens pour enseigner et une augmentation générale des salaires !

Les personnels de l’Education Nationale, comme tous les agents de la fonction publique, contribuent au fonctionnement des services publics. Pourtant, depuis plus de deux décennies, l’État maltraite ses agents et fait des économies sur leur dos.

Pour FO, il est urgent de faire d’autres choix !

Nous voulons la hausse des salaires par l’augmentation du point d’indice, la suppression du jour de carence et le maintien de 100 % de la rémunération en cas d’arrêt maladie.

Pour le SNFOLC 35, il faut défendre le statut des agents, donner des moyens humains au service public de l’Education et abroger toutes les réformes qui ont dégradé les conditions de travail et d’étude : réforme du lycée, du bac, Parcoursup, chocs des savoirs…

A l’heure où les DGH vont être distribuées et où les répartitions des moyens vont débuter, le SNFOLC appelle tous les collègues à :

● se réunir pour lister les besoins nécessaires, (enseignants, AESH, AED, PsyEN, CPE, AS, infirmiers …) dans les établissements pour enseigner dans de bonnes conditions, pour la réussite de tous les élèves, et discuter des moyens d’action pour les obtenir.

● rétablir tous les enseignements, groupes et option(s) qui ont disparu en collège, en commençant par l’enseignement de la technologie en sixième

● refuser la mise en place des groupes de besoins, exiger le rétablissement des heures qui ont été supprimées pour les mettre en place, exiger d’abonder les DHG pour permettre de réduire le nombre d’élèves par classe et dans toutes les disciplines.

● transmettre au SNFOLC 35 tous les problèmes pour que nous puissions agir auprès des chefs d’établissements, et de la hiérarchie, dans les instances où cela se décide.

 

Ne restez pas isolé-e. Adhérez !

Pour télécharger ce communiqué et le diffuser, c’est ici.

Concours d’enseignement 2026 ?

Quid des 80 000 étudiants qui passent un concours ?

La réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement a été menée à marche forcée par le ministère de l’Éducation nationale, contre l’avis de la FNEC FP-FO et de l’ensemble des organisations syndicales.

Cette réforme prévoit le maintien de concours d’enseignement en fin de master 2 mais aussi la mise en place de concours en fin de 3e année de licence (L3).

 

Sa mise en œuvre a engendré pour les collègues des Facultés disciplinaires comme des INSPÉ un énorme travail de dernière minute, avant la rentrée 2025, pour aménager des parcours de licence préparant aux concours de professeurs des écoles comme du second degré, concours prévus en mars et avril prochain. Les licences disciplinaires ont souvent été déstructurées par ces aménagements.

En dépit des incertitudes concernant le format et le contenu de ces concours « L3 » comme des parcours de licence y menant, qui n’ont été précisés que très tard, beaucoup d’étudiantes et d’étudiants se sont donc engagés, avec détermination et en redoublant de travail, dans la préparation de ces concours. Il y a plus de 80 000 inscrits à ces concours « L3 ».

Or le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, annonce que les postes promis pour les concours de fin de L3 ne seraient pas ouverts. Motif : la « loi spéciale » ne le permettrait pas !

 

Ce sont plus de 80 000 étudiants que le gouvernement jetterait dans une impasse ! Près de 8000 postes qui seraient aussi pulvérisés, venant s’ajouter aux 4000 suppressions déjà actées.

Pour la FNEC FP-FO :
– Les postes doivent être ouverts et pourvus !
– Les revendications doivent être entendues, à commencer par le retrait de la « masterisation », l’arrêt du saccage des licences disciplinaires et des allocations horaires spécifiques pour préparer les concours, le maintien de toutes les préparations aux concours de PE comme de CAPES, la garantie pour les recalés aux concours de pouvoir poursuivre dans un master disciplinaire.