Les annonces du ministre contre la Fonction publique : la mobilisation doit se construire !

Jours de carences dans la Fonction Publique ,
indemnisation des congés maladie,
suppression des postes :
nouveau crachat à la figure des fonctionnaires !

 

Dans le cadre du PLFSS 2025 et des 60 milliards d’économies à réaliser sur le dos des salariés et des services publics, le gouvernement Macron-Barnier prévoit de durcir encore davantage les conditions des fonctionnaires, en les stigmatisant un peu plus.

Suppression de 4000 postes d’enseignants à la rentrée 2025 (dont 3155 rien que dans le 1er degré), remise en cause du droit à arrêt-maladie rémunéré avec 3 jours de carence et perte de 10% de la rémunération, blocage des salaires, suppression de la GIPA, nouvelle « journée de solidarité »…

Nous sommes en situation de légitime défense ! Nous avons le devoir de résister, de ne pas rester l’arme au pied !

 

Face à l’avalanche des mesures portées contre l’École et l’ensemble de la Fonction Publique, pour les personnels de l’Éducation nationale et les fonctionnaires, une urgence s’impose : la grève – la grève pour gagner, inscrite dans la durée… pas la journée d’action ou autre temps fort saute-mouton.

METTONS A L’ARRÊT LES ÉCOLES, LES COLLÈGES, LES LYCÉES 
PAR LA GRÈVE GÉNÉRALISÉE PARTOUT EN FRANCE
AVEC L’ENSEMBLE DES FONCTIONNAIRES !

Malgré l’alerte sociale lancée par l’ensemble des syndicats nationaux représentatifs de l’Éducation Nationale (FO, FSU, CGT, SUD, CFDT, UNSA, SNALC), préalable à un dépôt de préavis de grève à compter du 4 novembre 2024, la ministre Genetet a confirmé ces suppressions, au prétexte de baisses démographiques.

3200 suppressions de postes dans les écoles, c’est cinq fois plus que les 650 postes déjà supprimés à la rentrée 2024 par l’ex-ministre Attal, qui s’étaient traduites par l’annonce de près de 80 fermetures de classes en Ille-et-Vilaine en 2024.

L’année dernière, le projet de loi de finances 2024 prévoyait la suppression de 2 500 postes d’enseignants. Auparavant, l’État avait supprimé 1 500 postes en 2023 et près de 2 000 en 2022.

 

Sommaire

A nous, personnels, de mesurer la violence de ce plan !

L’ampleur des annonces de coupes dans le budget 2025 amènerait à un plan de fermetures de plusieurs centaines de classes pour le département d’Ille-et-Vilaine !

Une saignée sans précédent qui provoquerait une aggravation inédite des conditions de travail des personnels, avec des classes toujours plus chargées, des enseignants toujours moins remplacés et des élèves en difficulté ou en situation de handicap toujours moins pris en charge ! 

400 à 500 euros en moins pour une grippe… Le droit à arrêt-maladie rémunéré remis en cause !

Comment en effet interpréter autrement l’annonce de la mise en place de 3 jours de carence et d’un traitement rabaissé à 90%, lors de l’arrêt, à compter du 4ème jour ?

Se soigner d’une grippe – pourtant courante dans nos professions – deviendrait un luxe pour nombre de collègues qui n’ont déjà pas les moyens de se loger correctement.

Exemples 

Un PE au 10ème échelon, arrêté 7 jours pour une grippe, se verrait infliger 3 jours de carence (- 345,57 euros), 4 rémunérés à 90% (- 46,08 euros) soit une perte de 391,65 euros (au lieu de 115,19 actuellement pour un congé maladie ordinaire identique).

Une PE directrice d’école au 2ème échelon de la classe exceptionnelle arrêtée 10 jours, perdrait 3 jours de carence (- 459,48 euros) et 7 jours rémunérés à 90% (- 107,21 euros) soit une perte de 566,69 euros (au lieu de 153,16 actuellement pour un congé maladie ordinaire identique).

Une AESH à l’échelon 2, avec une quotité d’exercice à 62% arrêtée 5 jours, perdrait 3 jours de carence (- 110,76 euros) et 2 jours rémunérés à 90% (- 7,40 euros) soit une perte de 118,16 euros (au lieu de 36 euros actuellement pour un congé maladie ordinaire identique.)

Un enseignant contractuel perçoit 2146,30 euros brut. Arrêté 5 jours en congé maladie ordinaire, il se verrait infliger 3 jours de carence (214,62 euros), 2 rémunérés à 90% (- 14,32 euros) soit une perte de 228,94 euros brut (au lieu de 71,54 actuellement pour un congé maladie ordinaire identique). Si cet enseignant est en CMO pendant 15 jours, avec les mesures Kasbarian, les 3 jours de carence lui seraient retirés et il serait rémunéré du 4ème jour au 15ème jour à hauteur de 90%. Ainsi, il perdrait au total 300,47 euros brut !

Vous avez dit « équité » et « justice sociale » ?

La ministre a beau jeu de mettre en avant l’équité sociale en prétendant vouloir aligner le public sur le privé par le biais de ces trois jours de carence : dans 80% des cas dans le privé, les salariés sont couverts par l’accord sur la prévoyance. Ils n’ont donc pas de journées de carence !

Alors alignons à l’inverse : que les 20 % restants du privé et le public n’aient pas de journées de carence non plus. Alors nous pourrons parler d’équité et de justice sociale !

 

Info significative : dans une note d’information officielle de la DEPP (n°20-31, septembre 2020), on apprend que la moitié des congés maladie ordinaire (CMO) ne dépassait pas 3 jours en 2017-2018. En instaurant 3 jours de carence, le gouvernement prive donc la moitié des collègues malades (en congé maladie ordinaire) de toute rémunération. Serait-ce là le véritable objectif ?

Le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35, avec leur fédération de la FNEC FP FO 35, rappellent que c’est la politique menée par les gouvernements successifs qui est la principale responsable de la dégradation de la santé des personnels de l’Éducation nationale : suppressions de postes, crise du remplacement, inclusion systématique et forcée, évaluation PPCR, absence de médecine de prévention, réforme des retraites qui oblige à travailler plus longtemps… !

 

Aujourd’hui, en plus d’aggraver encore nos conditions de travail, le gouvernement entend ajouter la précarité financière et matérielle à la maladie ! 

 

La valeur du point d’indice bloquée, aucune perspective de revalorisation !

Dans une situation où l’inflation explose, où les personnels ont perdu près de 30% de pouvoir d’achat depuis 2000, après de nombreuses années de gel du point d’indice et des grilles de salaires obsolètes, nous devrions continuer à nous paupériser ?

Bloquer la valeur du point d’indice comme l’a annoncé le gouvernement, c’est geler les traitements indiciaires de l’ensemble des agents, qu’ils soient titulaires ou contractuels.

Et ceux qui, notamment en fin de carrière, comptaient sur la GIPA (Garantie individuelle de pouvoir d’achat) calculée sur 4 ans pour pouvoir compenser un peu les pertes accumulées, devront y renoncer car le gouvernement la supprime !

Toutes ces mesures frapperaient l’ensemble des personnels dès les prochaines semaines, puisque prises dans le cadre du budget 2025.

 

Mais ce n’est pas tout !

Ajoutons à cela le maintien du « choc des savoirs » et des groupes de niveau, le maintien de l’acte 2 de l’école inclusive, une possible deuxième « journée de solidarité » (traduction : une nouvelle journée de travail gratuit), la mise en œuvre du projet Guerini, repris par le Ministre Kasbarian, pour supprimer les catégories de fonctionnaires et le principe de carrière, favoriser la rémunération au mérite et le licenciement des fonctionnaires pour insuffisance professionnelle…

* Lire le communiqué FNEC-FP FO du 1er novembre

Plus que jamais, la préparation de la grève dans l’unité est à l’ordre du jour !

« Une ligne rouge est franchie », avaient déjà déclaré le 14 octobre (donc avant les annonces sur la remise en cause du droit à arrêt maladie rémunéré) tous les syndicats de l’enseignement, dont Force Ouvrière, en notifiant à la ministre « une alerte sociale préalable au dépôt d’un préavis de grève national unitaire, à compter du lundi 4 novembre 2024 ». 

Le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35, avec leur fédération de la FNEC FP FO 35, considèrent, sur la lancée de cette alerte sociale, que c’est en effet la préparation de la grève dans l’unité (et pas la journée d’action ou autre temps fort), à tous les niveaux, qui est à l’ordre du jour face à ces mesures de destruction de l’École et des droits des personnels.

 

–      Grève pour imposer le retrait des 4000 suppressions de postes, l’abrogation des groupes de niveaux et du choc des savoirs ;
–      Grève contre la mise en place des 3 jours de carence et d’une réduction du traitement pendant les congés maladie ordinaire ;
–      Grève pour l’abrogation du jour de carence et l’augmentation générale des salaires par l’augmentation du point d’indice (+28.5% pour compenser les pertes de pouvoir d’achat depuis 2000) ;
–      Grève pour le retrait du projet de réforme Guerini-Kasbarian !
–      Grève pour gagner les moyens indispensables à l’École publique !
–      Grève pour abroger la réforme des retraites : pour le retour à une retraite à 60 ans, sans décote, avec 37,5 annuités à taux plein !

 

Salaires, Postes, SECU, retraites, tout est lié.
Levons-nous et résistons !
Il est temps désormais d’imposer nos revendications !

 

Le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35, avec leur fédération de la FNEC FP FO 35 appellent les personnels à se réunir dès les prochains jours dans les établissements scolaires pour établir leurs revendications, de la plus locale à la plus générale, et de préparer la grève pour le retrait de toutes ces mesures et obtenir la satisfaction de toutes les revendications.

Contactez-nous pour l’organisation d’une réunion dans votre secteur.

TRACT A TELECHARGER ICI