
Derrière le projet de réforme gouvernemental du financement de la PSC, nous y voyons une attaque contre la Sécurité sociale. Le caractère obligatoire de l’adhésion permettrait, au prétexte que la complémentaire santé serait prise en charge par l’employeur, d’organiser un transfert de charges de la Sécurité sociale vers les mutuelles et les assurances, pour instaurer une protection sociale à plusieurs étages : Sécurité sociale avec remboursement minimum, complémentaire, et par dessus sur-complémentaires ou options.
Nous n’avons aucune raison de faire confiance à ce gouvernement qui n’apporte aucune amélioration au système existant.
S’agit-il d’une véritable avancée en termes de pouvoir d’achat, alors que le gouvernement refuse toute augmentation du point d’indice ?
15€ représentent 3 points d’indice, 50€ représentent 6 points d’indice (brut). On est très loin de nos revendications, très loin de ce qu’on gagné les soignants avec le Ségur. Par contre, il est clair qu’il y aura une cotisation complémentaire qui s’ajoutera à la complémentaire santé (alors qu’actuellement elle peut être déjà intégrée dans la cotisation à la mutuelle). Même avec une participation employeur cela fera dépenser plus aux agents.
Avec la prévoyance, la cotisation serait supérieure à ce qu’elle est actuellement. Et c’est sans intégrer, la dépendance dans un contexte de dégradation des conditions de travail et de santé au travail.
Le mécanisme de solidarité avec les retraités est pour le moins très faible, voire inexistant. La PSC va engendrer un coût supplémentaire pour les retraités sans compter que la dépendance n’est pas prise en compte dans la PSC.
C’est pourquoi le SNFOLC, comme tous les syndicats de la FNEC FP-FO, a voté contre la signature par la FGF de l’accord sur la PSC qui, par ailleurs, ne répond pas aux revendications exprimées en juin 2021 au congrès de Nancy de la Fédération générale des fonctionnaires-Force Ouvrière.
