Que dit le ministre Edouard Geffray, dans sa circulaire de rentrée ?
Ce texte officiel fixe les priorités pédagogiques et les orientations de l’année scolaire. Il constitue la feuille de route donnée aux chefs d’établissement qu’ils vont nous présenter le jour de la prérentrée comme des injonctions indiscutables à mettre en œuvre cette année.
Le ministre de l’Éducation nationale fixe trois « priorités », qu’il résume par deux verbes : « instruire et protéger. »
Pour éduquer et former, il faut des personnels, eux-mêmes formés et reconnus par leur institution. Ce n’est pas une découverte, mais encore faut-il leur donner concrètement les moyens d’accomplir leur mission.
Or, au-delà des vœux pieux, il y a des actes, des choix politiques, et ceux-ci ne sont ni en faveur de l’école en particulier, ni des services publics en général. Refusant d’équilibrer son budget par de nouvelles recettes, donnant 211 milliards aux entreprises sans contrepartie, 36 milliards aux armées, 13 milliards à l’école privée, le gouvernement ne peut que tailler toujours davantage dans les autres dépenses publiques.
Pour ce qui est de protéger, les élèves comme les personnels, le ministre ne pouvait pas plus se mettre en défaut.
L’épisode caniculaire inédit de juin 2026 a révélé de façon spectaculaire aux fonctionnaires comme aux usagers, le degré d’impréparation et de déni climatique de ce gouvernement, que sa réponse aux incendies, hors-normes mais prévisibles, de l’été, n’a fait que confirmer.
Depuis le COVID, nous savons comment le ministère sait « prendre soin » de ses personnels dans des circonstances graves et exceptionnelles.
Le nouveau piratage concernant des élèves et des agents de l’Éducation nationale, comme celui de l’administration fiscale, révèle toutes les carences de l’État français face aux cyber-attaques et ses carences dans la protection de nos données personnelles.
Comme tout le monde n’aura pas le temps de lire in extenso cette nouvelle déclaration du ministre, nous vous en proposons un florilège ci-dessous.




