Ce qui se passe en Belgique et en Espagne menace directement nos statuts, nos salaires et notre École publique !
Les mêmes dogmes libéraux de l’Union Européenne et les politiques de rigueur budgétaire produisent partout les mêmes effets destructeurs.
En Belgique comme en Espagne, les personnels de l’éducation se mobilisent massivement contre des plans d’austérité et la perte de pouvoir d’achat. La FNEC FP-FO 35 affirme sa solidarité totale et indéfectible avec nos collègues en lutte !
Sommaire
Le gouvernement passe en force avec un « décret-programme » d’économie de 87 millions d’euros sur le dos des élèves et des personnels.
Face à cela, un préavis de grève a été déposé jusqu’au 10 juillet :
• Hausse du temps de travail de 10% sans aucune revalorisation !
• Fin du recrutement sous statut : embauche généralisée en CDI, précarisation du métier et perte de la sécurité de l’emploi.
• Chasse aux pauvres et désengagement public : hausse de 43% des frais d’inscription dans le supérieur, fin de la gratuité des cantines en maternelle et primaire pour 55 000 élèves, et baisse de 54% du budget des fournitures scolaires.
• Répression policière violente contre les milliers d’enseignants, de parents et de jeunes mobilisés à Bruxelles début juin.
En Espagne : les personnels mobilisés imposent des victoires salariales par la grève !
Partout dans les Communautés autonomes espagnoles, la colère gronde. Face au blocage des grilles indiciaires locales (parfois figées depuis 2007) et à l’inflation, les enseignants ont engagé un rapport de force massif.
Les revendications salariales et de conditions de travail rejoignent mot pour mot les combats de FO, et la grève reconductible porte ses fruits :
• En Catalogne, après un bras de fer de plusieurs semaines et de nombreuses journées de grève, les organisations syndicales ont contraint le gouvernement régional à céder sur les salaires. L’accord prévoit une revalorisation allant jusqu’à 400 € à 600 € bruts de plus par mois d’ici 2029.
• Dans la région valencienne : engagés dans une grève générale reconduite depuis le 11 mai, des dizaines de milliers d’enseignants ont obtenu une hausse de 200 € nets par mois. Le bloc majoritaire des syndicats maintient la pression pour exiger de réelles indexations sur l’inflation et le refus du recul des moyens.
• Outre le salaire, les collègues espagnols exigent partout la réduction immédiate du temps de travail (retour aux 18h dans le secondaire et 23h dans le primaire) pour contrer le surmenage, la baisse drastique des effectifs par classe, et la titularisation immédiate des milliers de contractuels précarisés.
En Belgique, en Espagne, comme en France : c’est la même politique !
Ce que subissent nos collègues belges et espagnols est la copie conforme de ce que le ministère tente de nous imposer à travers le « Choc des savoirs », le « Pacte », la territorialisation de l’école et le gel de la valeur du point d’indice !
Partout en Europe, la volonté des gouvernements est claire : détruire les statuts protecteurs des fonctionnaires pour aligner l’École publique sur les règles managériales du secteur privé, tout en imposant l’austérité budgétaire au nom de la « maîtrise du déficit ».
Mais l’exemple espagnol le prouve : l’action collective et la grève reconductible permettent de faire reculer les gouvernements et de gagner de réelles augmentations de salaire, sans contrepartie de charge de travail !
La FNEC FP-FO 35 apporte tout son soutien à ces grèves de résistance et soutient les appels à la poursuite des mouvements. La résistance des enseignants en Europe est notre résistance !
Tous ensemble, public, privé, par-delà les frontières : résister, revendiquer, reconquérir.

