J-6 avant la montée à Paris ! 11 syndicats réunis pour lutter !

Les syndicats SNFOLC de l’Eure (27) et de la Manche (50) (académie de Normandie), du Pas-de-Calais (62) et du Nord (59) (académie de Lille), de Dordogne (24), de Gironde (33), des Landes (40) et des Pyrénées atlantiques (64) (académie de Bordeaux), le SNFOLC d’Ille-et-Vilaine (35) (académie de Rennes), la FNEC FP-FO de L’Orne (61) et la FNEC FP-FO de la Mayenne (53) (académie de Nantes),  préparent leurs délégations pour aller au ministère le 10 mars.

 

Mardi 10 mars, plusieurs cars sont réservés, d’autres manifestants viendront en train. Un rassemblement est prévu devant le ministère à 13h.

Dans les établissements, les personnels discutent de la tenue d’AG et de reconduction de la grève.

Ces académies sont les plus frappées par la vague de suppressions de postes prévues par le ministère pour la rentrée 2026. (Lille : -167 ; Rennes : -131 ; Normandie : -118 ; Bordeaux : -125 …) Mais les autres ne sont pas plus épargnées (Paris : -120, Poitiers : -106 ; Nantes : -99).

Pendant que le président Macron se rêve en chef de guerre, les revendications essentielles (l’École, la santé) sont passées à la trappe.

Les SNFOLC 27, 50, 35, 59, 62, 24, 33, 40 et 64 et les FNEC FP-FO 61 et 53 n’acceptent pas. Ils ont décidé d’aller chercher les moyens au ministère, là où ont été prises les décisions.

 

En audience, les recteurs et DASEN répondent qu’ils répartissent les moyens accordés par le ministre… Alors, toutes et tous ministère le 10 mars !
Ils répondent qu’au nom de la baisse démographique, il serait logique de supprimer des postes, les groupes, les enseignements optionnels, les enseignements de spécialité. La démographie, on n’y pourrait rien. Ce serait comme la pluie !

Pour FO, au contraire, l’amorce de la baisse démographique est l’occasion d’améliorer les conditions d’enseignement pour tous, l’offre d’enseignement et la prise en charge des élèves à besoins particuliers, en faisant baisser les effectifs par classe.

 

A en croire inspections académiques et rectorats, on serait parti pour 10 à 15 ans de baisse démographique et de suppressions de postes par dizaines dans chaque département. Que va-t-il rester de notre métier, de nos conditions de travail et de notre santé avec un tel traitement pendant 10 à 15 ans ?

Après le jour de carence, la baisse des indemnisations des arrêts maladie, l’arnaque de la PSC, les suppressions de postes… Ça suffit ! Pour FO, pas question d’accepter ce pillage : il n’y a pas de fatalité.

 

Le 10 mars, nous viendrons directement sous les fenêtres du ministre avec les délégations d’établissements, avec les AESH, avec les UD, avec les parents d’élèves qui n’acceptent pas le mauvais sort réservé à l’Éducation nationale. Chaque département a demandé audience au Ministre.

Le secrétariat national du SNFOLC et le secrétariat fédéral ont fait savoir qu’ils appuyaient auprès du ministre ces demandes d’audience.

– NOS REVENDICATIONS –

– Aucune suppression de poste.

– Aucune suppression de classe.

– Baisse des effectifs par classe.

– Maintien de tous les enseignements optionnels et de tous les groupes.

– Rétablissement de la technologie en 6ème.

– AESH : recrutement massif, un statut de fonctionnaire et les droits qui vont avec !

 

Pour télécharger et diffuser ce tract : c’est ici.