Carte scolaire Rentrée 2026 : analyse détaillée d’un naufrage programmé

Rentrée 2026 : Le Ministre fait de la poésie, FO dénonce un naufrage budgétaire. Construisons la mobilisation !

Alors que le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, s’est fendu le 22 janvier d’une missive lyrique aux personnels, les invitant à être des « allumeurs de lumières » et des « sentinelles de la raison », la réalité des chiffres vient éteindre brutalement la petite flamme d’espoir qu’il prétend entretenir.

Les chiffres des CSA ministériel et académique sont tombés : le gouvernement prévoit la suppression de 3 256 postes au niveau national. L’académie de Rennes paie un tribut particulièrement lourd et figure parmi les cinq académies les plus impactées de France, la 2ème pour les profs du 2nd degré.

 

Pour la rentrée 2026, l’hécatombe est confirmée.

 

Sommaire

Les Suppressions au niveau national :

ORGANISONS-NOUS !

Nous sommes prêts à organiser le rapport de force à tous les niveaux.

C’est ensemble que l’on pourra gagner contre les mesures Macron-Lecornu-Geffray.

La carte scolaire, ce sont des milliers de classes surchargées et des milliers de postes supprimés ! L’inclusion systématique : des milliers d’élèves maltraités inclus de force dans des classes surchargées sans AESH en accompagnement individualisé. Alors pas question d’attendre : il faut agir dès maintenant !

Le SNFOLC 35 propose à toutes et à tous d’organiser et de préparer la grève à compter du mardi 10 mars 2026, une semaine après les congés de février, c’est-à-dire au retour de toutes les zones.

 

Le mardi 10 mars, allons là où les décisions se prennent : au ministère !

ANALYSE DÉTAILLÉE DE LA CARTE SCOLAIRE EN ILLE-ET-VILAINE

PROFESSEURS DES ÉCOLES

PROFESSEURS DE COLLÈGES ET LYCÉES GT / LYCÉES PROFESSIONNELS

LYCÉES PROFESSIONNELS : + 39 POSTES DANS LE DÉPARTEMENT

Le rectorat a choisi de créer 39 postes dans les Lycées Professionnels, notamment pour offrir aux jeunes des formations qui « facilitent leur l’insertion », c’est-à-dire en répondant aux besoins locaux des employeurs.

Sauf que cela nécessiterait l’ouverture massive de capacités d’accueil ainsi qu’un plan massif de recrutement et de titularisation de tous les contractuels qui le souhaitent, comme le revendique notre fédération. Car il ne suffit pas de créer des postes pour les pourvoir !

COLLĖGES : – 63 POSTES DANS LE DÉPARTEMENT

63 postes supprimés, c’est l’équivalent d’un gros collège qui fermerait ses portes dans notre département. Ceci alors que les effectifs dans chaque établissement se font toujours plus importants, certains collèges explosant littéralement…

Liste non exhaustive des effectif Rentrée 2026 : Betton 614 élèves, Bréal 654, Cesson 630, Chateaubourg 696, Guichen 624, Le Rheu 630, Liffré 811, Melesse 708, Montauban 611, Montfort 636, Pacé 685, Anne de B 851, Hautes Ourmes (REP +) 556, Binquenais (REP) 565, Gayeulles 696, Romillé 595, Vern 607…

 

D’autres collèges voient des classes supprimées bien au-delà de ce que devrait impliquer la baisse de leurs effectifs. Moins d’élèves certes, mais des classes toujours aussi surchargées.

PERSONNELS AESH

Le Ministre peut budgéter… Tant que les salaires, les conditions de travail et le statut de la Fonction publique catégorie B ne seront pas mis sur le tapis, ils ne parviendront pas à recruter des AESH.

PERSONNELS AUX « SCHÉMAS D’EMPLOI NEUTRES »

… jolie terminologie du Ministre pour dire qu’il y aura 0 création !

PERSONNELS AED

Le SNFOLC 35 ne se fait pas d’illusion sur la 3ème vague de mai 2026 : le rectorat va poursuivre son plan pluriannuel de suppressions de postes pour atteindre les 70 suppressions dans l’académie.

 

QUAND LA BAISSE DÉMOGRAPHIQUE EST SURESTIMÉE

Le Ministère justifie les suppressions de poste par la baisse démographique. Mais cette baisse est-elle estimée à sa hauteur exacte ?

Prenons un exemple : Pour la rentrée 2025, l’académie avait estimé la baisse des élèves à 987 élèves. Lors du CSA académique du 29 janvier, nous apprenons finalement qu’il y a eu une surestimation de la baisse des effectifs de la rentrée 2025, soit un écart de 311 élèves entre les prévisions (987) et le constat avéré (676). Soit une erreur de 31 % dans le calcul ! Et pourtant les postes, eux, ont bien été supprimés pour la rentrée 2025 (20 suppressions dans le 1er degré, 46 dans le 2nd degré).

Pour la rentrée 2026, l’académie estime la baisse des élèves à 2 128 élèves. Y aura-t-il ici aussi une erreur de 30 %?

DES CONDITIONS DE TRAVAIL INACCEPTABLES

Derrière ces chiffres se cachent des classes surchargées, des postes fractionnés et une dégradation continue des conditions de travail pour les professeurs, AESH, AED, CPE, personnels de santé et personnels de direction.

Pour le SNFOLC 35, ces suppressions de poste sont une attaque directe contre le droit à l’instruction. Moins de professeurs, cela signifie mécaniquement des classes plus chargées. Comment « retenir l’élève perdu » avec 30 ou 35 élèves par classe ?

Ces suppressions de postes entraînent la suppression d’options, de dédoublements de classes en sciences ou en langues, creusant de fait les inégalités.

Comment gérer les élèves notifiés IME ou ITEP, inclus de force dans des classes surchargées ?

Le ministre invoque « l’idéalisme », mais les personnels vivent un « matérialisme » de crise. Depuis 20 ans, le décrochage salarial des personnels de l’éducation nationale est une réalité.

(Selon les données de l’OCDE, le salaire réel des enseignants a chuté de près de 15 à 25 % en euros constants depuis les années 2000.)

On ne paye pas ses factures avec des envolées lyriques.

Il est urgent d’ouvrir les négociations pour une augmentation immédiate et sans contrepartie des salaires. De l’argent, il y en a. Il suffit de regarder l’augmentation massive du budget des armées ou les milliards d’exonérations fiscales et d’aides publiques accordées sans contrôle aux multinationales.

UN RAS LE BOL GÉNÉRALISÉ

Salaires, statut, conditions de travail, souffrance au travail, personnels non remplacés, contractuels précarisés, missions démultipliées, droits du travail et syndical rognés, pression sur les personnels, CMO amputés (traitement à 90%), complémentaire santé imposée, indigente et onéreuse, inclusion scolaire systématique ingérable et destructrice pour les personnels et les élèves, enseignement spécialisé attaqué par les PIAL et les PAS… ça ne peut plus durer !

Le ministre s’interroge sur le « sens de notre mission » ? Pour FO, le sens est clair : assurer un service public d’instruction de qualité. Cela ne peut se faire en réduisant les personnels à de simples variables d’ajustement.

Le SNFOLC 35 appelle à la grève et invite tous les personnels à monter au Ministère à Paris le mardi 10 mars 2026 pour exiger :

• L’annulation immédiate de toutes les suppressions de postes prévues ;
• Le recrutement massif de personnels (enseignants, AESH, Vie scolaire, administratif, technique, santé et social) ;
• Un rattrapage salarial à la hauteur de l’inflation et du déclassement subi ;
• Un statut de la Fonction Publique pour les personnels AESH et AED ;
• La titularisation des personnels contractuels qui le souhaitent ;
• La suppression des PIAL et des PAS et de la mutualisation des AESH, la création des établissements spécialisés médico-sociaux pour accueillir notamment les 1 200 élèves qui attendent une place en IME ou en ITEP dans notre département ;
• L’arrêt immédiat du déferlement de contre-réformes qui nous noient sous des dispositifs ne relevant plus de nos missions d’enseignement (EVARS, PHARE, réunions et protocoles multiples…).

LE MARDI 10 MARS 2026,
TOI AUSSI TU SOUHAITES ALLER AU MINISTĖRE ?
MONTE DANS LE CAR FORCE OUVRIÈRE. CONTACTE-NOUS !
INSCRIPTIONS OUVERTES.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.