80,5 milliards d’euros pour les actionnaires, la retraite des
morts pour les salariés!
Le gouvernement multiplie ses interventions. Le SNFOLC
prépare la grève à compter du 19 janvier et informe.

Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
80,5 milliards d’euros pour les actionnaires, la retraite des
morts pour les salariés!
Le gouvernement multiplie ses interventions. Le SNFOLC
prépare la grève à compter du 19 janvier et informe.
FO Ille-et-Vilaine demande solennellement aux députés et élus du département, et plus précisément à ceux de la majorité présidentielle, de clarifier les perspectives sociales pour les salariés et agents publics.
De beaux discours ont été faits sur « le monde d’après » qui ne devait pas ressembler au monde d’avant. Sera-t-il pire en fait ? Le « quoiqu’il en coûte » de Mr Macron signifiait-il » quoiqu’il en coûte » aux travailleurs ?
Certains lobbies ultra libéraux, très influents, évoquent la nécessité de remettre en cause une partie des congés payés, proposent une précarisation supplémentaire des contrats de travail (nouvelle ordonnance qui favorise le recours aux CDD et au travail en intérim) et expliquent que la réforme des retraites par points aujourd’hui suspendue, doit être réactivée ! Les mêmes qui semblent « avoir l oreille » du gouvernement expliquent que c’est le bon moment pour faire payer l’addition de la crise aux salariés et agents publics puisque la liberté de manifester et les prérogatives syndicales sont limitées.
Ils misent de plus sur la peur de perdre son emploi ou son poste et la peur de la répression. Le slogan et la propagande gouvernementale sur la résilience correspondraient donc à la volonté de faire taire tous ceux qui portent la revendication de justice sociale, à commencer par les syndicalistes indépendants.
Pouvez-vous nous assurer que la réforme des retraites
initiée juste avant la crise sanitaire est définitivement abandonnée ?
La réponse donnera le ton social pour la suite…
Pour l’instant, les militants FO Ille-et-vilaine, en toute indépendance et responsabilité, sont assignés à résistance.

19.05.2020
Estimant qu’il est capital de passer à un stade supérieur dans la mobilisation contre le projet de réforme des retraites, le SNFOLC 35 s’adresse à la confédération FO pour que les syndicats engagés dans la lutte envoient un signal clair aux salariés, aux jeunes et aux retraités de ce pays : nous demandons un appel national unitaire à la grève générale.
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Edouard PHILIPPE a annoncé le 11 décembre 2019, devant le conseil Economique, Social et Environnemental ce qui est présenté comme des concessions gouvernementales pour mettre fin à la levée en masse de la classe ouvrière contre le projet de contre-réforme des retraites.

Le gouvernement admet implicitement que le régime universel constitue une perte de droits puisqu’il retarde sa mise en place pour les salariés actuellement en poste :
Le pari c’est donc que les salariés actifs, moins directement concernés par la réforme, ne se préoccupent pas de leurs enfants et petits-enfants, le gouvernement parie ainsi sur le cynisme.
Le minimum de pension à 1000 € serait mis en place dès 2022 mais ce minimum ne s’applique qu’aux retraites à taux plein et aux personnes ayant touché au minimum le SMIC durant leur carrière. Beaucoup d’agriculteurs – présentés comme gagnants avec ce nouveau système – ne pourront pas prétendre à ces 1000€ puisque (et le scandale est là) ils ne touchent souvent même pas l’équivalent d’un SMIC.
Le premier ministre confirme une majoration de la retraite de 5% par enfant dès le 1er, 17% pour 3 enfants et 5% par enfant supplémentaire, mais cette majoration se substituerait à :
Pour toutes, la perte des trimestres supplémentaires n’est pas rattrapée.
Un cumul retraite personnelle pension de réversion (qui concerne le plus souvent les femmes) à hauteur de 70% du montant des retraites des deux conjoints, mais :
On pourrait donc penser que les veuves de salariés du régime général seraient gagnantes quant à la réversion d’une retraite de base du régime général mais le droit à pension de réversion est repoussé de 55 à 62 ans (quid des veuves à 55 ans, sans emploi et qui n’en trouveront pas ?)
Jean-Michel BLANQUER a indiqué sur France-Inter que la loi prévoirait que les rémunérations (salaires, primes ? Il ne sait pas) des enseignants seraient adaptées pour que les enseignants aient un niveau de retraite comparable aux autre fonctionnaires de catégorie A. Il ne s’agit pas d’un engagement de maintenir le niveau de pensions des enseignants (qui selon Daniel COHEN nécessiterait une augmentation de leurs salaires d’au moins 25%). A quels autres fonctionnaires de catégorie A plus ou moins mal lotis seraient comparés les enseignants ?
Pourquoi faudrait-il un régime universel ? L’universalité en droit du travail, ce serait la disparition des conventions collectives et des statuts. Ce qui est insupportable pour les gouvernants et le patronat c’est que des salariés d’un secteur, par le rapport de force obtiennent des droits qui deviennent ensuite un objectif pour les autres. L’équité pour le gouvernement et le patronat c’est la destruction des droits et le nivellement par le bas.
Le système universel par point, ce n’est pas l’égalité ou l’équité, par la prise en compte de toute la carrière et non des 25 meilleures années ou des 6 derniers mois c’est, nécessairement, la baisse des retraites et des pensions. La seule égalité c’est celle du taux de remplacement, soit le pourcentage des salaires auquel correspond la retraite.
Le régime universel par points réduit les droits et encourage donc le recours à la capitalisation encore facilitée par la loi PACTE du 22 mai 2019.
Les principes d’un régime universel par points sont inacceptables, aucune rustine ne peut les corriger.
Ni amendable, ni négociable, le projet de contre-réforme MACRON-DELEVOYE-BERGER doit être retiré. Généralisons la grève.
Non seulement il ne retire rien, ne répond à aucune des revendications, mais il confirme la mise en place d’un âge d’équilibre à 64 ans, qui pénalisera par une décote (malus) ceux qui voudront faire valoir leur droit à pension à 62 ans.
Il poursuit son enfumage sur la revalorisation des enseignants et les mensonges sur le maintien du niveau des pensions. Il précise que des discussions vont s’engager « très rapidement » entre le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, et les syndicats pour fixer « le cadre, sur les dix prochaines années, de la reconstruction des rémunérations, des carrières et des organisations du travail » : c’est à dire la remise en cause des statuts (le « travailler plus pour gagner plus » de Macron à Rodez)
Il organise la division entre générations et catégories professionnelles et laisse nos jeunes collègues subir cette réforme.
Il accélère son calendrier. C’est un doigt d’honneur à l’ensemble des salariés.
Ce n’est plus possible ! Le gouvernement ne laisse pas d’autre choix : ce qui est à l’ordre du jour, c’est l’amplification de la grève pour le retrait, jusqu’au retrait. Le SNFOLC 35 appelle à la grève, partout, pour les faire plier. Elle appelle les personnels à la décider dans les AG, à la reconduire et à organiser sa généralisation.
Incontestablement la mobilisation exceptionnelle et la grève engagée le 5 décembre conduisent le gouvernement à retarder l’application effective à la génération 1975 plutôt qu’à la génération 1963 comme initialement prévu. Pour le SNFOLC 35 cela ne peut que confirmer la nécessité de renforcer cette mobilisation.
Le SNFOLC 35 appelle l’ensemble des salariés du privé et du public à décider et/ou poursuivre la grève reconductible et organiser sa généralisation !
C’est le moment !