Motion de l’AG AESH FO du 9 juin 2026

Nous, AESH réunis en assemblée générale avec le SNFOLC35 et le SNUDI-FO 35, avons pris connaissance de l’acharnement du ministère à vouloir généraliser les PAS au mépris du vote de la représentation nationale et contre la volonté des personnels.

Nous constatons que le nombre d’élèves à accompagner augmente, alors que le nombre d’AESH pour assumer cet accompagnement demeure insuffisant. Les PAS serviraient donc à nous imposer davantage d’élèves à prendre en charge sans les moyens supplémentaires nécessaires.

La généralisation des PAS repose sur une logique comptable à courte vue et de rationalisation des moyens, comme pour la carte scolaire.

La généralisation des PAS se traduira par une augmentation du périmètre d’intervention des AESH. On observe déjà ce phénomène à travers l’expérimentation actuelle des PAS en Ille-et-Vilaine alors que le coût des déplacements est en constante augmentation. Nos salaires doivent être revalorisés en conséquence.

La généralisation des PAS obligerait les AESH à s’occuper aussi des élèves à besoins éducatifs particuliers. Elle servirait à contourner les notifications de la MDPH. Elle programme aussi une confusion et un alourdissement des missions pour tous les personnels, AESH, enseignants, personnels de vie scolaire, personnels de direction et administratifs, médico-sociaux, Psy-EN.

De la même façon, les PAS ne règlent pas le problème de l’inclusion systématique et forcée d’élèves qui relèvent d’une structure spécialisée. Alors que ces élèves ont droit à une scolarité dans des ESMS, ils en sont privés et maintenus en souffrance dans les établissements scolaires. Cette maltraitance institutionnelle génère de la souffrance pour tous : élèves, familles, accompagnants et tous les personnels.

C’est pourquoi nous demandons l’abandon des PIAL et des PAS et le recrutement massif des AESH sous statut de fonctionnaire pour garantir un accompagnement individualisé à tous les élèves qui le nécessitent.

Nous demandons le maintien et le développement des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap.

 

Nous avons aussi pris connaissance de la proposition du ministre de ne faire accéder que 20 % des AESH au statut de fonctionnaire, de redéfinir leurs missions et d’accroître leur temps de travail. C’est inacceptable !

Nous recevons cette « proposition » du ministre comme une marque de mépris à l’égard de notre profession et de notre engagement au quotidien auprès des élèves. Elle confirme que c’est une logique comptable qui prévaut à la gestion globale du dossier du handicap dans l’Éducation nationale, loin des engagements du ministre, sur la protection et l’instruction, adressés à tous les personnels. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont besoin d’AESH formés, bien rémunérés et non exposés à la précarité matérielle.

 

Nous revendiquons :
– un statut protecteur et attractif pour tous les AESH,
– un statut de fonctionnaire garantissant un temps plein à 24h,
– le respect de nos droits (journées de fractionnement, prime REP, frais de déplacement)
– la création de places des établissements sociaux et médico-sociaux à la hauteur des besoins réels des élèves en situation de handicap

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

A partir du 26 mars, grève nationale avec les éducs spés : les PAS, c’est plus possible !

Abandon des Pôles d’appuis à la Scolarité (PAS) !
Création des places nécessaires dans les établissements médico-sociaux !
Respect des notifications de la MDPH !

Les syndicats de l’Action Sociale et de la Santé privée appellent à se mobiliser à partir du mardi 26 mai 2026.

 

Départ de la manifestation à partir de 11H devant le CONSEIL DÉPARTEMENTAL (35 Rennes Beauregard adresse 3 avenue de la Préfecture).

 

Il s’agit d’un appel national intersyndical FO Action Sociale, FO Santé Privée, SUD Santé Sociaux, CFDT Santé Sociaux, CFE-CGC Santé social, CFTC Santé Sociaux :

« Flambée du carburant, refus d’agréments salariaux, négociations à l’arrêt… Et toujours rien, ni pour les salaires, ni pour l’amélioration des droits et des conditions de travail ! »

Les camarades de l’action sociale, avec qui nous menons la lutte contre l’inclusion à marche forcée qui se fait au détriment des personnels et des élèves, s’opposent notamment à la mise en place d’une politique qui entrave la création de places dans les structures établissements sociaux et médico-sociales (ESMS).

 

Rappelons que pendant ce temps, dans notre département, plus de 1 000 élèves sont en attente d’une place dans des IME ou ITEP et se retrouvent scolarisés par défaut dans les classes dites « ordinaires ».

CETTE SITUATION NE PEUT PLUS DURER.
REJOIGNONS LES CAMARADES DE L’ACTION SOCIALE ET DE LA SANTÉ DANS LA GRÈVE DES LE 26 MAI !

 

Au lieu de répondre à la revendication légitime de respect de l’accès au soin pour les enfants et de respect des notifications émises par la MDPH, l’État compte, à travers l’acte 2 de l’école inclusive, mettre en place des Pôles d’appui à la Scolarité (PAS).

Depuis la rentrée 2025, 7 PAS ont été mis en place en Ille-et-Vilaine. Le ministère entend les généraliser sur tout le territoire. Dans notre département, il y aura 10 PAS supplémentaires à la rentrée 2026 (dans les circonscriptions de Fougères, Vitré, Rennes ouest et Rennes centre sud) avec l’objectif d’atteindre 34 PAS au total à la rentrée 2027.

Les PAS c’est trier les élèves au lieu de créer des places en ESMS !

FO dénonce depuis des années le manque de places en ESMS et a refusé de participer aux « États généraux de l’école inclusive » mis en place par la rectrice lors de son arrivée dans l’académie de Rennes. Nous refusons de servir de caution à cette situation.

Pour le Rectorat, les PAS permettent de prioriser les élèves en fonction de leur handicap… Les élèves sont donc triés, certains prioritaires, d’autres mis sur le côté…

 

Ceci alors que le plus efficace serait de créer des postes en établissements spécialisés pour permettre aux centaines d’élèves en attente d’une place d’avoir les apprentissages et les soins adaptés à leurs besoins.

Au lieu de faire ce choix, qui a un coût (la scolarisation d’un élève en ESMS coûte environ 7 fois plus cher qu’en milieu ordinaire), 34 postes (pour 34 PAS) seraient créés d’ici 2027 afin de trier les élèves ! FO conteste cette logique purement budgétaire !

Les PAS c’est vider les établissements et classes spécialisées de leurs enseignants !

Pour la rentrée scolaire 2026, 29 postes de professeurs des écoles (PE) seront supprimés dans le 1er degré, et 17 postes supplémentaires de PE seront mobilisés pour mettre en œuvre les PAS.

Alors que 74 classes fermeront dans les écoles d’Ille-et-Vilaine, ce sont ainsi 17 postes qui sont pris sur des moyens enseignants en classe, ou pour assurer les remplacements, renforcer les ULIS ou encore le RASED… Ce sont autant d’enseignants spécialisés qui manqueront dans les établissements sociaux et médico-sociaux ou dans les classes spécialisées pour prendre en charge les élèves.

Les PAS c’est mutualiser et élargir le périmètre d’action des AESH !

Depuis la mise en place des PIAL, la mutualisation des accompagnements par les AESH s’est accrue. On peut voir par endroits des AESH prendre en charge jusqu’à 11 élèves par semaine dans certaines écoles ou certains établissements de notre département.

A la rentrée de septembre 2025, dans la perspective de la généralisation des PAS, le DASEN d’Ille-et-Vilaine a décidé de fusionner les PIAL, ce qui a eu pour conséquence l’agrandissement du périmètre d’action des AESH. Ainsi, le 30 septembre 2025, 24 AESH ont été licenciées pour avoir refusé de signer un avenant ajouté à leur contrat, alors même qu’une centaine de postes d’AESH était vacant. Cet avenant élargit considérablement leur zone d’exercice, élargissement imposé sans aucune contrepartie malgré des salaires sous le seuil de pauvreté. Seule FO avait mené la bagarre contre cette décision !

A noter que, ce lundi 11 mai, l’Assemblée nationale a encore une fois rejeté l’existence des PAS : ce dispositif expérimenté depuis 2024 dans l’Éducation nationale avait déjà été rejeté en juillet 2025 en commission mixte paritaire. Si le reste de la proposition de loi sur l’école inclusive a été adopté, il n’en reste pas moins que les PAS sont contestés y compris dans les chambres parlementaires, car un de leur objectif premier est de contourner les MDPH qui produisent les notifications du handicap des élèves et de la compensation nécessaire. Dans certains départements, les DASEN se sont d’ailleurs félicités de la baisse de 5 à 6% des notifications suite à l’expérimentation des PAS.

Le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35 appellent les personnels de l’Éducation Nationale à se mobiliser par la grève à partir du mardi 26 mai aux côtés des personnels du médico-social et de la santé.

 

Nos organisations syndicales revendiquent :
• L’abandon des PIAL et des PAS ;
• La création de postes d’AESH à hauteur des besoins, avec un statut de fonctionnaire et un temps plein pour 24h d’accompagnement !
• La création des places nécessaires dans les établissements médico-sociaux ;
• Le respect des droits ouverts par la MDPH aux élèves en situation de handicap.

 

Pour télécharger et diffuser ce communiqué, c’est ici.

Article en lien sur le déploiement des PAS en Ille-et-Vilaine

Appel intersyndical syndicats de l’Action Sociale et de la Santé privée :

Aller au contenu PDF

Inclusion scolaire : ce que cache le déploiement des P.A.S. en Ille-et-Vilaine

A la rentrée 2025, avec 145 000 agents contractuels, les AESH étaient le deuxième corps de l’Éducation nationale.

Le gouvernement continue de maintenir les AESH dans la précarité alors qu’ils et elles sont indispensables pour les élèves en situation de handicap.

Ils et elles effectuent des missions pérennes mais 83 % travaillent à temps partiel imposé et sont encore à cette heure :
• recrutés sous CDD avant un éventuel CDI (3 ans si l’employeur le permet).
• obligés pour beaucoup à cumuler plusieurs emplois précaires avec des salaires très faibles (850 € nets par mois en moyenne en raison notamment de temps incomplets imposés).

Les PIAL (Pôle Inclusif d’Accompagnement Localisé)

Mis en place en 2019 par le ministre Blanquer, ils ont permis de déplacer les AESH comme des pions au gré des « urgences » locales dans les écoles et les établissements du second degré de la zone définie par le dit PIAL.

Le 5 mai 2025 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi a été adoptée. Elle comporte notamment la généralisation d’ici septembre 2027 à tous les départements des PAS (Pôles d’Appui à la Scolarité) expérimentés depuis la rentrée 2024 dans quelques départements.

En 2019, le département d’Ille-et-Vilaine comptait 47 PIAL. Depuis la rentrée 2025, il n’en compte plus que 19. Leur zone géographique a donc doublé. Les déplacements des AESH aussi !

LES PIAL EN 2020

LES PIAL/PAS DEPUIS 2025

 

Du PIAL au PAS

Comme le ministère n’arrive pas à recruter assez d’AESH, il fait le choix de contourner les notifications et donc les besoins des élèves.

En effet, selon le ministère lui-même :

• « le PIAL est un service de gestion quantitative des emplois du temps des AESH, tributaire de la ressource humaine disponible. »

• « le PAS permet à l’Éducation nationale de reprendre la main sur une partie des réponses à apporter pour les élèves à besoins particuliers avant sollicitation de la MDPH ».

Le PAS viserait donc à accompagner les élèves sans notification MDPH.
C’est donc plus d’élèves à prendre en charge mais sans recrutement supplémentaire.

L’accompagnement spécifique de ces élèves serait donc transféré/reporté sur l’enseignant, l’ATSEM en maternelle ou la vie scolaire pour les collèges et lycées.

 

La mise en place des PAS : le démantèlement de l’enseignement spécialisé

Le ministère indiquait lors d’un comité de suivi de l’école inclusive :

« Nous n’allons pas trouver de nouvelles « places » en ESMS pour accueillir les 24 000 élèves. Nous voulons une offre plus inclusive du médico-social, plus centrée sur l’étayage à destination de l’ensemble de l’Éducation nationale. Nous allons mettre toutes les compétences des personnels des ESMS au service des Pôles d’appui à la scolarité (PAS). »

Les PAS supposent donc de transférer les personnels des ESMS vers les établissements scolaires ou bien de recruter massivement des éducateurs spécialisés, des ergothérapeutes, des psychologues, etc. Or chacun sait que chaque collège ne dispose pas d’infirmière chaque jour de la semaine et qu’elles ne peuvent faire que du dépistage dans les écoles !

L’organisation des PAS prévoit :

1. qu’il y soit implanté deux postes référents : un enseignant spécialisé de l’Éducation nationale et un éducateur spécialisé. On l’a vu au moment de la carte scolaire.

Dans le premier degré en Ille-et-Vilaine, les 17 postes d’enseignants spécialisés du PAS ont été « créés » en fermant 17 postes d’enseignants devant la classe.

Le ministère met ainsi en péril l’enseignement spécialisé et les ESMS en les vidant de leurs éducateurs spécialisés. Leur mission sera de « coacher » les enseignants de milieu ordinaire confrontés à l’inclusion d’élèves qui relèvent de classes ou structures spécialisées ou adaptées (mais qui ne sont pas forcément notifiés MDPH), selon la méthode bien connue du « dites-moi de quoi vous avez besoin, je vous expliquerai comment vous en passer… »

2. Un co-pilotage entre un chef d’établissement et un IEN de circonscription : jusque-là, dans le PIAL, l’IEN était le pilote des AESH pour les écoles, le principal pour les AESH en collège.

La mise en place des PAS est donc aussi une occasion pour l’éducation nationale de redéfinir la zone d’affectation de l’ancien PIAL et de réduire le nombre de « pilotes » qui seraient alors amenés à gérer deux fois plus d’AESH. Comme le pilotage du PAS doit en partie être réalisé par l’IEN de circonscription, on constate un ajustement des périmètres du PAS sur celui des circonscriptions.

L’éducation nationale économise ainsi encore plus de postes et les zones d’affectation des AESH sont alors beaucoup plus étendues. Il est à craindre notamment que faute de trouver des psychologues pour les PAS, les Psy-EN en écoles (les Psy-EN EDA) soient mis à contribution.

 

Pour la rentrée de septembre 2026 : déploiement de 10 nouveaux PAS en Ille-et-Vilaine (objectif : 34 PAS au total à la rentrée 2027).

Quelles conséquences immédiates pour 2026 ?

• 17 postes d’enseignants référents spécialisés à implanter, ce qui se traduit par 17 classes supprimées dans les écoles du 35 à la rentrée prochaine.

• Une nouvelle répartition des missions avec la suppression des coordonnateurs PIAL : les missions des coordonnateurs (des fonctionnaires cadres A!) seront confiées à des AESH référents (des contractuels précaires) jusqu’alors cantonnés à des missions de conseil. Ceci est proprement scandaleux : remplacer un cadre A par un AESH payé sous le seuil de pauvreté est une nouvelle preuve que l’école inclusive est une politique fondée sur le coût que représente un élève porteur de handicap.

Les PAS : des zones d’exercice extra larges

La poursuite du déploiement de ces PAS a un effet direct sur la santé des personnels, qui voient leur zone d’exercice considérablement étendue. Exemple du PIAL de Redon : 70 km de large!

Force ouvrière dénonce cette méthode qui consiste à imposer un élargissement des zones d’intervention et donc un risque d’augmentation des distances à parcourir pour aller travailler. Au moment où le litre d’essence bat des records, les AESH ne vont même plus avoir les moyens d’aller travailler ! Ce n’est pas ainsi que le rectorat va pouvoir garder ses AESH…

 

Les PAS: accompagnement des élèves en élevage intensif

Avec les PAS, le nombre d’élèves accompagnés par chaque AESH est en forte augmentation.

Désormais il est fréquent que des AESH accompagnent plus de 4 élèves, parfois jusqu’à 11. Ce sont des conditions de travail inacceptables, tant pour les personnels, que pour les élèves.

 

Lors d’un stage FO, une AESH nous a raconté suivre un élève 1h par semaine, le vendredi de 16h à 17h. Quel sens donner à cet accompagnement ? Quel bénéfice pour l’élève ?

Les PAS rejetés par l’Assemblée nationale… encore une fois !

Le 5 mai dernier, l’Assemblée nationale a encore une fois rejeté l’existence des PAS : ce dispositif expérimenté depuis 2024 dans l’Éducation nationale avait déjà été rejeté en juillet 2025 en commission mixte paritaire. Si le reste de la proposition de loi sur l’école inclusive a été adopté, il n’en reste pas moins que les PAS sont contestés y compris dans les chambres parlementaires, notamment car un de leur objectif premier est de contourner les MDPH qui produisent les notifications handicap des élèves.

 

REVENDIQUER POUR RÉSISTER ET CONQUÉRIR DE NOUVEAUX DROITS !

Le SNUDI-FO 35 et le SNFOLC 35 revendiquent :

• L’abandon des PIAL et des PAS ;
• La création de postes d’AESH à hauteur des besoins, avec un statut de fonctionnaire et un temps plein pour 24h d’accompagnement ;
• La création des places nécessaires dans les établissements médico-sociaux ;
• Le respect des droits ouverts par la MDPH aux élèves en situation de handicap.

 

TU ADHÉRES A NOS REVENDICATIONS ?… SYNDIQUE-TOI !

Pour télécharger et diffuser ce communiqué : c’est ici.

Convention citoyenne sur les temps de l’enfant

La FNEC FP-FO a reçu une invitation du président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) à participer le 1er juillet au forum multipartite de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant initiée par le président Macron.

Il s’agit de débattre de la question suivante :

« Comment mieux structurer les différents temps de la vie quotidienne des enfants afin qu’ils soient plus favorables à leurs apprentissages, à leur développement, à leur santé ? »

Au moment où cette « Convention citoyenne » est mise en place, ce gouvernement poursuit les suppressions de postes dans l’Éducation nationale en décidant notamment de la fermeture de plus de 5 000 classes dans les écoles publiques, refuse à 24 000 élèves en situation de handicap les places auxquelles ils ont droit dans les établissements sociaux et médico-sociaux, multiplie les contre-réformes remettant en cause le fonctionnement de l’École publique.

 

Ces mesures se heurtent d’ailleurs à une intense résistance des personnels et des parents d’élèves qui refusent les fermetures de classes, les suppressions de postes, les pertes d’heures, qui n’acceptent pas la destruction de l’École publique et qui y compris en cette fin d’année scolaire poursuivent les manifestations, les rassemblements, les grèves, les blocages d’école pour faire valoir leurs revendications.

 

 

Et dans cette situation, il faudrait aller discuter de la prétendue « inadéquation entre les rythmes biologiques des enfants et l’organisation actuelle du système éducatif » ?

 

Pour la FNEC FP-FO c’est non !

D’autant plus que cette « Convention citoyenne », comme bon nombre de tentatives précédentes d’ailleurs, n’a comme seuls objectifs de territorialiser l’École publique et de remettre en cause le statut de fonctionnaire d’État des personnels en « globalisant l’approche des temps scolaires et périscolaires » et en multipliant les dispositifs dont se félicite le 1er ministre dans sa lettre de cadrage : « devoirs faits, 8h-18h en collège, cités éducatives, territoires éducatifs ruraux, stages de réussite, vacances apprenantes. »

Par ailleurs, chacun comprend les menaces que fait peser cette Convention sur le temps de travail des personnels, le 1er ministre d’écrire « les organisations du temps purement scolaire pourront être également interrogées (jour, semaine, année et scolarité complète). »

La FNEC FP-FO ne cautionnera en aucun cas une opération préparant une attaque frontale contre le statut et les conditions de travail des personnels.
Elle ne participera donc pas ce 1er juillet au forum multipartite de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant.

Pour la FNEC FP-FO, l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves est entièrement liée à la satisfaction des revendications des personnels. La FNEC FP-FO exige ainsi l’annulation des suppressions de postes, des fermetures de classes et la création des postes nécessaires dans tous les corps de l’Éducation nationale.

 

Elle soutiendra toutes les mobilisations des personnels et des parents d’élèves d’ici la fin de l’année scolaire et dès la prochaine rentrée.

La ministre Borne accélère l’acte 2 de l’Ecole inclusive

La ministre Borne accélère l’acte 2 de l’Ecole inclusive : les personnels avec la FNEC FP-FO n’acceptent pas !

 

Force Ouvrière était conviée au comité de suivi de l’Ecole inclusive, qui ne s’était pas réuni depuis un an.

Pendant deux heures, sous la houlette d’E. Borne et de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, les intervenants se sont livrés à un satisfecit des politiques menées jusqu’à présent et ont détaillé les mesures à venir pour mettre en œuvre l’acte 2 de l’Ecole inclusive, résumé ainsi par E. Macron lors de la conférence national sur le handicap d’avril 2023 :

« Il faut en finir avec les établissements fermés dans lesquels les élèves vivent à part… »

Voici quelques extraits des propos tenus :

Aller au contenu PDF

Mais les personnels, avec la FNEC FP-FO, n’acceptent pas !

Les personnels connaissent les conséquences de ces politiques qui n’ont d’autre objectif que de faire des économies sur le dos des élèves les plus fragiles.

 

A. Portier, ministre délégué du gouvernement Barnier chargé de la réussite scolaire, a lui-même concédé en audience avec FO en novembre 2024 :

« Le nombre de place dans les ESMS a été limité artificiellement au nom de la promesse, ou plutôt du dogme, selon lequel tous les élèves pouvaient aller en école ordinaire. Une place en ESMS coûte 40 000 € par an tandis qu’une place en classe ordinaire ne coûte que 9 000 € par an… »

Ainsi, les personnels ne sont pas dupes et se mobilisent, comme par exemple au Havre (76) où une fusion d’un IME avec le groupe scolaire Paul Bert est programmée pour la rentrée 2025. 75 élèves de l’IME seraient inclus dans ce groupe scolaire !

Comment penser que la prise en charge et le suivi des élèves à besoin particulier de l‘IME pourront continuer à être assurés correctement ?

Comment penser que l’ensemble des moyens de fonctionnement actuellement dévolus à l’IME, avec ses personnels spécialisés, son plateau technique, perdureront à terme avec la fusion ?

Comment penser que cela n’aura aucune conséquence pour les conditions d’apprentissage des 470 élèves et les conditions de travail des personnels du groupe scolaire Paul Bert ?

 

La FNEC FP-FO refuse le dogme de l’inclusion systématique et forcée. Elle défend résolument le droit pour tous les élèves à pouvoir bénéficier d’un enseignement adapté. Elle défend l’enseignement spécialisé, ses postes, ses classes et ses établissements sociaux et médico-sociaux.

 

La FNEC FP-FO invite les personnels à se réunir pour décider des initiatives concrètes et immédiates à prendre en défense des revendications.