Une prime individualisée, comme dans les entreprises privées !

E. Macron et P. Ndiaye étaient à Aix-en-Provence, lundi 5 décembre, pour vanter les mérites du Conseil National de la Refondation, notamment de son volet éducation. Le même jour, le ministère envoyait un projet de décret «instituant une indemnité pour mission d’innovation pédagogique allouée aux personnels intervenant dans un projet relevant du « fonds d’innovation pédagogique ».

Mais, à la demande de l’ensemble des syndicats (FNEC FP-FO, FSU, Unsa, CGT, CFDT, Snalc), le ministère a dû retirer le texte de l’ordre du jour du Comité Technique ministériel du 13 décembre.

Il y est précisé que « le recteur d’académie détermine les décisions individuelles d’attribution de cette indemnité, en fonction de l’importance effective et des conditions d’exercice de la mission concernée, pour des montants annuels de 250 €, 500 €, 750 €, 1 000 €, 1 250 €, 1 500 €. »

 

La carotte du Fonds d’Innovation Pédagogique n’était visiblement pas assez grosse pour que les personnels s’engagent dans les « projets innovants » du ministre Ndiaye.

 

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Contre la liquidation du lycée pro : en grève et manif le 18 octobre 2022

Si l’on pouvait se réjouir de la nomination, cet été, de Madame Carole Grandjean comme ministre délégué chargée de l’enseignement et de la formation professionnelle, c’était faire abstraction du fait que celle-ci était placée sous la double tutelle du ministre de l’Éducation nationale et du ministre du travail, véritable déclaration de guerre contre les LP et le statut de fonctionnaire de ses personnels.

M. Macron, toujours dans son rôle de bras droit du patronat et de fossoyeur du Service Public, a enchainé sur une contre-réforme à laquelle « il tient beaucoup » en lien avec sa « bataille du plein-emploi » : celle du Lycée Professionnel.

 

Pour télécharger et lire le 4 pages en entier : c’est ici.

Grève le 18 octobre : Lycée professionnel

Contre la liquidation du LP :

Retrait inconditionnel du projet Macron et de la double tutelle !

 

Rassemblement à Rennes devant la DSDEN à 11h

Puis manifestation en direction du Rectorat.

Une audience avec le recteur a été demandée

par les organisations syndicales. 

 

Si certains se félicitaient du retour, cet été, d’un ministre délégué chargé de l’enseignement et de la formation professionnelle, c’était oublier que celui-ci était placé sous la double tutelle du ministre de l’Éducation nationale et du ministre du travail.

Ceci constituait une véritable déclaration de guerre contre les LP et le statut de fonctionnaire de ses personnels.

 

De contre réformes en contre réformes, le patronat, grâce à tous les gouvernements, de gauche comme de droite, reconquiert progressivement une hégémonie sur la formation professionnelle, perdue à la libération.

Les élèves de LP avaient déjà perdu une année d’étude avec le bac-pro 3 ans en 2009 et la réforme Darcos , ils ont de nouveau perdu entre 3 et 4 h 00 hebdomadaires lors de la réforme Blanquer de 2019 qui introduisait entre autre les campus des métiers.

Un cadre étouffant la spécificité du LP dans un vaste ensemble de la formation professionnelle, regroupée autour de familles de métiers, échappant de fait à l’Éducation nationale, pour se retrouver sous la tutelle des patrons.

Cette casse de l’enseignement professionnel se poursuit avec la nouvelle réforme à venir. Nous ne pouvons laisser faire.

Le SNFOLC 35 appelle tous les collègues à se réunir et à exprimer clairement leur volonté de voir le projet annoncé retiré ainsi que la double tutelle.

 

Il appelle à la grève les personnels des LP, mais également l’ensemble des personnels de l’Education nationale, le 18 octobre 2022, appel national et intersyndical.

Vœu unitaire sur la Voie professionnelle présenté au CTMEN du 23 septembre 2022

Le projet de réforme des lycées professionnels calqué sur le modèle de l’apprentissage représente des dangers avérés pour l’avenir des élèves, de nos métiers, de nos établissements.

Nous refusons cette vision étriquée de leur formation professionnelle initiale scolaire où les contenus et les horaires disciplinaires seraient largement amputées. Les impacts sur les postes, les conditions de travail de l’ensemble des personnels et sur les statuts seraient catastrophiques.

 

Nos organisations exigent l’abandon de ce projet de réforme.

Pour nos organisations syndicales FSU, UNSA, FO, CGT, SNALC, la voie professionnelle doit être renforcée et bénéficier d’un vaste plan d’investissement notamment par une augmentation du nombre de personnels, la mise en œuvre d’équipes pluri-professionnelles complètes, un vaste plan de pré-recrutement adossé à une formation solide et une véritable revalorisation salariale.

 

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