Hausse CSG : FO obtient le respect strict du versement de la compensation

Au 1er janvier 2018, le gouvernement a imposé une hausse de la CSG, en application de la loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017 de financement de la sécurité sociale pour 2018. Le taux de la contribution sociale généralisée applicable à compter du 1er janvier 2018 augmente de 1,7 point et s’élève à 9,2%. Le gouvernement a mis en place une compensation. FO s’est opposée à cette augmentation dans un contexte où le point d’indice est gelé depuis 10 ans. Rappelons que les agents publics ont perdu 16% de leur pouvoir d’achat depuis 2000.

Les agents publics recrutés à partir du 1er janvier 2018 sont exclus de la compensation. Or, de nombreux contractuels dont le contrat a été renouvelé début septembre 2018 ont constaté qu’ils ne bénéficiaient pas de la compensation. Cela n’est pas réglementaire puisqu’un renouvellement de contrat ne peut être considéré comme un nouveau contrat.

FO s’est adressé au ministre pour que des mesures soient prises afin de garantir l’égalité de traitement entre les agents contractuels.

Et nous avons obtenu satisfaction.

Vous aussi avez constaté que cette compensation ne vous était pas attribuée alors que vous avez été recruté avant 2018 ?

Pour le savoir, vérifiez dans votre bulletin de salaire que la ligne suivante est bien présente :  IND. COMPENSATRICE CSG.

Si ce n’est pas le cas, contactez-nous !

Stagiaires : reclassement, faites valoir vos droits

Le reclassement : qu’est-ce que c’est ?

Si vous avez travaillé dans la Fonction publique (comme titulaire ou non titulaire) avant votre succès au concours, cela peut être pris en compte dans l’ancienneté de départ en tant qu’enseignant certifié, agrégé, P.EPS, CPE ou Psy-EN dès le 1er septembre 2019. C’est ce qu’on appelle le reclassement et cela détermine le traitement que vous devez toucher chaque mois.
 
Si vous avez travaillé dans le secteur privé comme cadre, ces années peuvent être prises en compte uniquement pour les stagiaires issus du CAPET et dans certaines conditions ainsi que pour les lauréats du troisième concours.
 
Vous devez recevoir un arrêté rectoral de « classement » dans votre corps à un échelon qui détermine le montant du traitement. En résumé, si vous pouvez faire valoir certaines activités, vous pouvez éventuellement être reclassé à un échelon supérieur. Le reclassement consiste donc à prendre en compte les activités antérieures et à les convertir en ancienneté dans le nouveau corps. La réglementation en la matière n’est pas simple : il s’agit essentiellement du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951, qui concerne les différents corps (Certifié, Agrégé, P.EPS, CPE, Psy-EN).
 
Les situations individuelles sont diverses et parfois complexes, les rectorats peuvent être amenés à interpréter les textes de manière discutable. Il est donc indispensable de demander conseil au SNFOLC 35, afin que nous puissions vous aider à vérifier votre reclassement, et vous défendre en cas de contestation.

Exemples de situations

Je suis un ancien Assistant d’Éducation, reçu au concours(Capes, Agrégation,…), comment vais-je être reclassé ?

Principe : les services d’Assistant d’Education (ou de MI-SE ou d’EAP) sont pris en compte pour 100/135ème de leur durée quand on devient certifié (ou 100/175ème pour les agrégés). – Décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951, art.11 et art.9.
 
Exemple : Monsieur A. a été Assistant d’Education (AED) à temps complet durant 6 ans. Six ans représentent 6 x 360 = 2 160 jours (une année compte forfaitairement 360 jours). L’ancienneté retenue sera donc égale à 2 160 x 100/135 = 1 600 jours. Il faut 1.440 jours pour atteindre le 4ème échelon et 2.160 jours pour atteindre le 5ème échelon. Avec 1.600 jours retenus, Monsieur A. sera donc reclassé au 4ème échelon. Dans cet échelon, il possédera une ancienneté égale à 1.600 – 1.440 = 160 jours, ce qui correspond à 5 mois et 10 jours. Monsieur A. sera donc reclassé au 4ème échelon avec une ancienneté dans cet échelon de 5 mois et 10 jours.

Je suis une ancienne enseignante contractuelle, reçue au Capes. Comment vais-je être reclassée ?

Principe général : les services de contractuels sont pris en compte à 50% (Décret n° 51- 1423 du 5 décembre 1951, art.11-5).
 
Exemple : Madame B. a été contractuelle durant 3 ans. Cela lui donne donc 1 an et demi d’ancienneté pris en compte, c’est-à-dire 1,5 x 360 = 540 jours. Selon les règles établies dans l’exemple précédent, il faut 360 jours pour atteindre le 2ème échelon et 720 jours pour atteindre le 3ème échelon. Avec 540 jours, Madame B.serait donc classée au 2ème échelon, et elle aurait, dans cet échelon un reliquat d’ancienneté de 540 – 360 = 180 jours soit 1 an 6 mois.
 
NB : le calcul suppose que Madame B était en poste du 01/09 au 31/08 à temps complet. Dans le cas où elle a assuré un temps partiel, il y a une prise en compte de la quotité de service dans le calcul. Dans CERTAINS cas le reclassement peut conduire à un échelon avec un indice de rémunération moindre, c’est la clause de sauvegarde : « Les agents qui avaient, avant leur nomination, la qualité d’agent non titulaire de droit public et qui sont classés à un échelon correspondant à une rémunération indiciaire dont le montant est inférieur à celui de la rémunération qu’ils percevaient avant leur nomination conservent à titre personnel le bénéfice de leur rémunération antérieure, jusqu’au jour où ils bénéficient dans leur nouveau grade d’une rémunération indiciaire au moins égale au montant ainsi déterminé ».

J’ai travaillé longtemps dans le secteur privé(en entreprise), je viens d’être reçu au concours, cela va-t-il compter pour mon reclassement ?

Pour les lauréats de l’agrégation : les activités professionnelles dans le secteur privé ne sont jamais prises en compte. Il en est de même pour les lauréats du CAPES dans les disciplines générales. Pour les lauréats du CAPET externe ou interne : les années en entreprise en tant que cadre au-delà de l’âge de 20 ans sont prises en compte pour les 2/3 de leur durée, dès lors que l’intéressé peut justifier d’au minimum 5 ans d’activités professionnelles. – D.51, art.7 et Décret n° 72-581 du 4 juillet 1972, art.29. 
 
Les activités dans le privé sont aussi prises en compte pour les lauréats du 3ème concours.

J’étais déjà fonctionnaire mais non enseignant. Reçu à un concours dans l’enseignement, comment vais-je être reclassé?

Si vous étiez fonctionnaire de catégorie A, vous serez reclassé dans votre nouveau corps à un échelon qui vous procure un indice égal, ou à défaut immédiatement supérieur, à l’indice que vous aviez dans votre ancien corps. L’ancienneté acquise dans l’ancien échelon n’est pas conservée, sauf si le reclassement s’avère moins avantageux qu’un simple passage d’échelon dans l’ancien corps. (D.51- 1423, art.11-2).
 
Si vous étiez fonctionnaire catégorie B (infirmière, assistante sociale, SASU…), votre ancienneté ne sera prise en compte que de manière très limitée : (D.51-1423, art.11-3) :
 
– aucune prise en compte pour les 5 premières années.
– prise en compte pour 50% de la 6ème à la 12ème année.
– prise en compte pour 75% à partir de la 13ème année.
 
Remarques :
 
– La règle est valable pour les fonctionnaires des 3 Fonctions publiques (d’Etat, Territoriale, Hospitalière).
– Ceci ne s’applique qu’aux anciens fonctionnaires non-enseignants.

J’étais déjà fonctionnaire et plus précisément professeur des écoles ou certifié. Reçu à un concours dans l’enseignement (CAPES ou Agrégation), comment vais-je être reclassé ?

– Un professeur des écoles qui devient certifié voit son ancienneté de professeur des écoles prise en compte. Il n’y a donc pas de coefficient à appliquer.
 
– En revanche, un certifié qui devient agrégé voit son ancienneté de certifié prise en compte pour 135/175ème.

J’ai enseigné dans l’enseignement privé (et j’étais payé comme un certifié). Cela va t-il être pris en compte ?

Privé sous contrat : l’ancienneté est prise en compte à 100% (sauf pour les lauréats de l’agrégation, où elle n’est prise en compte que pour 135/175ème). D.51-1423, art.7-bis.
 
Privé hors contrat : l’ancienneté est prise en compte à hauteur des 2/3 (sauf pour les lauréats de l’agrégation où elle n’est prise en compte que pour 2/3 x 135/175). – D.51- 1423, art.7-bis.

Le service national compte-t-il pour l’ancienneté ?

OUI. Le temps passé au service national est toujours repris à 100%, quel que soit le corps intégré.

Mes années à l’E.N.S vont-elles être prises en compte?

Les deux premières années sont prises en compte pour 50%. Les années suivantes sont prises en compte pour 75% si l’intéressé devient agrégé, et pour 100% s’il devient certifié.(D.51-1423, art.4).
 
Corps, grade, échelon, indice…De quoi s’agit-il ?
 
En tant que fonctionnaire (même stagiaire), vous appartenez à un corps (certifié, agrégé…), régi par un statut. Ce corps comporte trois grades ou classes (classe normale, hors classe, classe exceptionnelle). Chaque grade est subdivisé en échelons : 11 pour la classe normale. L’indice attribué à chaque échelon permet de calculer son traitement brut mensuel. Depuis le 1er février 2017, le point d’indice vaut 4,6860 euros. Par exemple, l’indice d’un certifié au 4e échelon est 458. Son traitement brut mensuel est 458 x 4,6860 = 2 146,19 euros.
 
Pour que le SNFOLC 35 vous conseille et vous aide dans votre démarche de reclassement, vous pouvez télécharger et remplir cette fiche de suivi afin de nous l’envoyer ensuite.

Le 12/11/19, stage syndical contractuels

Le SNFOLC 35 organise un stage syndical à destination des camarades contractuels. Ce stage s’adresse à tous les contractuels, syndiqués ou non, en poste ou non affectés.

Les objectifs du stage

  • Faire connaître le droit
  • Répondre aux questions spécifiques
  • Prendre connaissance des difficultés rencontrées
  • Mesurer les attentes des contractuels
  • Faire connaître les revendications du syndicat

Modalités pratiques

Lieu, date et horaire :

Mardi 12 novembre de 9H à 16H à l’Union Départementale Force Ouvrière au 35 rue d’Echange à Rennes (Métro Place Sainte-Anne).

Inscription et absence de droit :

1) Contactez-nous avant le 12 octobre 2019.

2) Le syndicat vous remettra par mail une convocation que vous devrez déposer au secrétariat du chef d’établissement au plus tard le mardi 12 octobre.

3) Le jour du stage nous vous remettrons une attestation de participation.

Cette absence est une absence de droit. Elle est déduite du temps de travail. Vous n’aurez pas à rattraper les heures que vous auriez dû effectuer ce jour-là dans votre établissement.

4) Possibilité de déjeuner sur place, avec une participation financière de 4 euros. Nous signaler votre présence au repas par mail.

 

Pondérations : ce qu’il faut savoir

Au début du mois d’octobre, généralement, vous serez amené à signer votre EVS (état de ventilation du service). Dans ce document, il est notamment important de vérifier la présence de vos éventuelles pondérations ; lesquelles concernent les CPGE, les STS, les 1ères et Terminales et les REP+.

Les CPGE

Pour les professeurs affectés sur une chaire banale (et non sur un poste CPGE à l’issue du mouvement spécifique national) donnant une partie de leur service en CPGE par attribution, chaque heure d’enseignement en classe préparatoire aux grandes écoles est comptée pour une heure et demie sous réserve que :

– le service d’enseignement hebdomadaire du professeur ne soit pas inférieur de ce fait à celui d’un enseignant donnant tout son enseignement en CPGE ;

– les heures consacrées aux mêmes enseignements dans deux divisions ou sections d’une même classe (programme, horaire et coefficient identiques) ne soient comptées qu’une fois (art. 6 des décrets n° 50-581 et n° 50-582 du 25 mai 1950).

STS

« Pour tenir compte des spécificités en matière de préparation et de recherches personnelles nécessaires à la réalisation des heures d’enseignement et en matière d’évaluation des élèves, chaque heure d’enseignement réalisée dans une section de technicien supérieur ou dans une formation technique supérieure assimilée, pour le décompte des maxima de service prévus au 1 de l’article 2 du présent décret, est affectée d’un coefficient de pondération de 1,25 » (art.7 du décret n° 2014-940 du 20 août 20 14).

Ce dispositif est étendu aux heures d’enseignement dispensées dans le cadre des formations destinant au diplôme des métiers d’arts (DMA), au diplôme supérieur d’arts appliqués (DSAA), au diplôme de technicien supérieur (DTS), au diplôme d’État de conseiller en économie sociale familiale (DCESF) et dans les classes de mise à niveau (CMN) précédant l’entrée dans certains brevets de techniciens supérieurs (BTS).

En revanche, cette pondération ne s’applique pas aux heures réalisées en plus des maxima de service hebdomadaires d’enseignement. Un agrégé qui exerce 16 heures en STS ne verra la pondération appliquée qu’à 15 heures (circulaire n° 2015-057 du 29 avril 2015). Par ailleurs, la pondération de 1,1 qui remplace l’heure de 1ère chaire ne s’applique pas aux heures de STS.

1ère et Terminale

« Pour tenir compte des spécificités en matière de préparation et de recherches personnelles nécessaires à la réalisation des heures d’enseignement et en matière d’évaluation des élèves, chaque heure d’enseignement réalisée par les enseignants […], dans le cycle terminal de la voie générale et technologique, pour le décompte des maxima de service […], est affectée d’un coefficient de pondération de 1,1. Le service d’enseignement ne peut pas, du fait de cette pondération, être réduit de plus d’une heure par rapport aux maxima de service […] » (art.7 du décret n° 2014-940).

REP+

L’article 8 du décret Peillon-Hamon n° 2014-940 du 20 août 2014 prévoit que dans les établissements REP+ « chaque heure d’enseignement est décomptée pour la valeur de 1,1 heure. » Pour FO, il ne s’agit pas d’un allègement car l’article 8 prévoit que cette « pondération » crée des tâches et une présence obligatoires au sein de l’établissement et de surcroît annualisées (voir la circulaire n° 2014-077 du 4 juin 2014).

Par ailleurs, FO demande que les heures d’AS et celles de documentation ouvrent droit à cette pondération. L’action collective, avec l’aide du syndicat, a permis localement de faire cesser la comptabilité pointilleuse de ces heures et l’émargement des collègues pour ces heures liées aux pondérations. Demandez l’aide du SNFOLC 35.

Contractuels : arrêt maladie

Pour les contractuels, le parcours administratif pour un arrêt maladie est particulièrement long et compliqué.

Exemple pour l’arrêt d’un contractuel du 14/06/2019 au 20/06/2019

Pour les contractuels, la sécurité sociale peut être gérée soit par la CPAM, soit par la MGEN. Dans notre exemple, il s’agit de la CPAM.

Les jours de carences non indemnisés dépendent de l’ancienneté de l’agent contractuel (voir encadré plus bas). Dans notre exemple, l’agent a plus de 4 mois d’ancienneté.

14/06

  • visite chez le médecin
  • appel à l’établissement pour prévenir de notre absence
  • scan et archivage des feuilles de l’arrêt maladie pour en garder une trace au cas où…
  • envoi du volet 1 de l’arrêt maladie à la CPAM
  • envoi du volet 2 à l’établissement qui le renverra au Rectorat

27/06

  • réception d’un courrier postal de décompte des prestations maladies provenant du Rectorat
Aller au contenu PDF

Les « bordereaux de décompte des sommes versées par la sécurité sociale » dont il est question en bas de la page 1 et qu’il faudra renvoyer au Rectorat (surlignés en jaune par mes soins) sont en fait nommés « Attestation de paiement d’indemnités journalières » par la sécurité sociale.

Vous remarquerez que la Sécurité Sociale décomptera 3 jours de carence.

      • Pour les agents contractuels dont l’ancienneté est inférieure à 4 mois de service, ces 3 jours de carence ne seront pas indemnisés.
      • Pour ceux dont l’ancienneté est supérieure à 4 mois, il y aura 1 jour de carence non payé conformément à la loi, et, pour les autres jours non indemnisés par la Sécurité Sociale, le plein traitement sera maintenu par le Rectorat.

01/07

  • après l’avoir signée, scannée et archivée, renvoi à la CPAM de la 2e page de ce courrier (Attestation de salaire pour le paiement des indemnité journalières).

20/07

  • réception d’un mail de la CPAM pour prévenir qu’une information importante est arrivée dans notre espace personnel sur le site ameli.fr

      •  une fois identifié sur le site, cliquer sur « Attestation de paiement d’indemnités journalières »
      • choisir la période souhaitée (par exemple, cliquer sur 2019) puis valider
      • une nouvelle fenêtre s’ouvre contenant le document suivant :
      • enregistrer ce document et l’archiver avec les autres
      • le renvoyer au Rectorat soit par voie postale soit par mail.

23/07

  • Virement de la CPAM d’un montant correspondant à « C moins 19,78€ » (« C » est la somme indiquée dans l’image ci-dessus).

29/07

  • Virement du Rectorat du salaire de juillet amputé de C.

Total

Cet arrêt maladie du 14/06/2019 au 20/06/2019 aura coûté à ce contractuel (ancienneté supérieure à 4 mois) la somme de  19,78€ net (et pas mal de temps en échanges administratifs 😉 )

Sachez que les décomptes de versement d’indemnités journalières valident vos droits à la retraite :  conservez-les sans limitation de durée, comme vos bulletins de salaires.