Embrigadement de la jeunesse : quand l’école devient une antenne puissante de recrutement de l’armée

Dans le contexte délétère et inquiétant que nous vivons, Force ouvrière ne peut que dénoncer l’augmentation du budget de l’armée, supérieur à celui de l’Education nationale.

L’Ecole publique est sacrifiée au profit de l’armée et devient même une antenne puissante de recrutement de l’armée.

 

Ainsi, nos camarades de Gironde dénoncent le partenariat prévu entre l’Education nationale et la Marine nationale pour promouvoir l’armée dans 2 classes élémentaires de Libourne : des classes défense avec des élèves moins de 10 ans.

Dans l’Eure, le 17 octobre dernier, à l’occasion du Salon de la Défense qui se tenait dans les locaux du Conseil départemental de l’Eure à Evreux, des élèves étaient invités à visiter les stands de la gendarmerie, de l’armée, de la police et des pompiers. Les militaires du stand de l’armée avaient apporté un fusil d’assaut qu’ils ont fait tenir par les élèves qui pouvaient faire semblant de tirer avec. Les élèves pouvaient enfiler un gilet pare-balle ou porter un casque.

En Indre-et-Loire, le rectorat a organisé une formation académique intitulée « Education à la Défense » :  journée classes de défense et sécurité globale, séminaire sur « les femmes dans les Armées », « visite d’un site militaire et rencontre avec des militaires ».

Tout ceci est inquiétant et fleure la marche à la guerre et l’embrigadement de la jeunesse à la défense de la patrie. Est-ce bien le rôle de l’école que de pousser les jeunes élèves vers les rangs de l’armée ?

FO rappelle que la place des jeunes est à l’Ecole pour accéder à l’instruction et à des qualifications et non dans des lieux d’embrigadement pour se préparer à la guerre.

Le SNFOLC 35 restera vigilant à ce qu’aucune opération de ce type ne soit menée dans notre département.

Etats généraux de l’école inclusive : pourquoi FO n’y a pas participé

Le rectorat a organisé le 5 novembre 2025 les Etats généraux de l’école inclusive et y a convié les organisations syndicales.

 

FO a refusé d’y participer. Pourquoi ?

 

La réponse ci-dessous :

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Manifestement, ce ne sont pas ces Etats généraux qui apporteront des solutions concrètes aux personnels, aux familles et aux élèves. Lorsque la seule réponse apportée se résume à la pédagogie des enseignantes et des enseignants, c’est à se demander si les dits « experts » ont connaissance des réalités du terrain !

AED et AESH : avec FO, exigez le versement des indemnités REP et REP + de manière rétroactive

Si vous avez exercé en REP ou en REP+ entre le 1er septembre 2015 et le 31 décembre 2022, vous avez droit au versement rétroactif des indemnités REP et REP+ pour la période antérieure au 1er janvier 2023.

Attention ! Ce versement peut représenter des milliers d’euros mais il n’est pas automatique. Il vous faut en faire la demande, si possible avant le 31 décembre 2025.

Le montant des sommes qui vous sont dues sera déterminé par :

– la durée d’exercice en REP et REP+,
– le montant de la part variable versé dans l’établissement d’exercice en REP +,
– votre quotité de service,
– le nombre d’années d’exercice.

Vous devez adresser au rectorat un courrier demandant le versement des indemnités et l’accompagner des pièces justificatives (contrat avenant, emploi du temps).

Pour accomplir ces démarches complexes, vous n’êtes pas seuls. Les militants du SNFOLC sauront vous informer, vous conseiller, vous aider à estimer le montant des sommes dues, à constituer votre dossier et veilleront au respect de vos droits par l’administration.

Il est très important que le syndicat suive votre dossier car le ministère a renvoyé vers les rectorats le traitement des dossiers de versement de cette prime. Ce qui soulève de nombreuses inquiétudes.

 

En effet, deux arrêts du Conseil d’Etat en date du 16 juillet 2025 imposent au ministère « de rétablir l’égalité de traitement » pour les AED et les AESH ayant exercé en REP et REP+ et de leur verser les indemnités auxquelles ils ont droit « au titre de la période comprise entre le 1er septembre 2015 […] et le 31 décembre 2022 inclus. »

Mais au lieu de publier un décret permettant de cadrer nationalement la restitution des indemnités, le ministère a choisi de renvoyer vers les rectorats la gestion de ces versements. Sous prétexte des « règles relatives à la prescription quadriennale », il refuse de corriger l’inégalité de traitement dont ont été victimes les AED et les AESH exerçant en REP et REP+ à compter de 2015. Il veut en limiter l’application aux quatre dernières années, c’est-à-dire pour la période allant du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2022 (puisque les indemnités ont été versées à compter du 1er janvier 2023). De plus il donne consigne aux rectorats de régler les situations individuellement via des protocoles transactionnels. Autrement dit, de trouver des arrangements locaux, académie par académie.

Pour FO les modalités de remboursements prévues par le ministère ne peuvent se limiter à deux années.

 

La méthode choisie par le ministère expose les AED et les AESH à des oublis, des erreurs ou des inégalités de traitement entre académies. Ce n’est pas acceptable.

Les sommes dues aux AED et aux AESH doivent être restituées à compter du début de l’inégalité de traitement que le ministère avait instituée en ne versant pas ces primes aux AED et aux AESH dès 2015. Situation d’autant plus inacceptable que ces personnels de l’Education nationale sont parmi ceux qui sont les plus mal payés !

 

Dans l’immédiat, contactez sans tarder le SNFOLC de votre département pour que ses militants puissent vous aider à effectuer les démarches dans les délais et selon les règles en vigueur pour ce genre de procédure.

STOP à la militarisation de l’École !

Jeudi 6 novembre, des élèves de seconde, de première année de CAP, et des troisièmes « découverte professionnelle » du lycée professionnel Jules Michelet à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) ont été amenés à participer à des ateliers de promotion des métiers de la défense dans le cadre d’un « rallye citoyen » organisé par le « trinôme académique » de l’académie de Créteil (associant le rectorat, les autorités militaires territoriales et l’association régionale des auditeurs de l’Institut des hautes études de la défense nationale).

Parmi les activités proposées, outre des stands de tir au laser avec des répliques de fusil d’assaut, des élèves prenant part à un atelier animé par les équipes locales de sécurité pénitentiaire (ELSP) de Fresnes ont été placés dans la situation de détenus « pour vivre le quotidien d’un surveillant de pénitencier ».

 

À cette occasion, des lycéens ont été invités à frapper à coups de pieds et de matraque un de leur camarade muni d’équipements de protection (casque, protège tibias, bouclier…). L’un d’eux a alors été « plaqué au sol, (…) menotté face contre terre puis (…) plaqué au mur comme pour une fouille au corps » par deux personnels pénitentiaires. Selon une enseignante, « à la fin, deux des élèves s’étaient blessés, le bouclier était maculé de sang ». Les personnels pénitentiaires ont expliqué que « leur but était de montrer qu’il ne servait à rien de s’opposer aux forces de l’ordre, car ces dernières auraient toujours le dessus. » (Médiapart, 11 novembre 2025).

Alertés par des professeurs, les autorités académiques, qui avaient justifié cette journée par la volonté de « développer l’esprit de défense », ont déclenché une enquête administrative.

 

Selon le ministère, les « rallyes citoyens », organisés dans le cadre du « Parcours citoyen » visant à « apprendre les valeurs de la République », « regroupent des jeunes sur une demi-journée ou une journée » afin de participer en petits groupes à des ateliers « animés par les corps en uniformes du ministère des armées ou de l’intérieur, des associations nationales agréées de sécurité civile et du personnel du ministère de l’Éducation nationale. »

Avec les « classes défense » (créées en 2005) parrainées par des unités militaires ou de la sécurité civile, et les « classes engagées » intégrant la participation à un séjour de cohésion du service national universel (SNU),
ces « rallyes » s’inscrivent parmi les dispositifs d’embrigadement de la jeunesse que multiplient Macron et son gouvernement dans le cadre de leurs politiques va-t’en guerre en lien avec la marche à la guerre au plan européen et mondial (actuellement plus de 500 « classe défense » concernent plus de 12 500 élèves dont 20% en éducation prioritaire). 

Dans le même temps, le budget des armées augmente de 7 milliards d’euros pour 2026, dépassant celui de l’Éducation nationale qui prévoit 4 000 suppressions de postes, et les lycéens et étudiants qui dénoncent l’escalade guerrière et le génocide des Palestiniens sont brutalement réprimés.

 

La FNEC FP-FO partage la consternation et la colère des personnels du lycée professionnel Michelet face aux violences commises contre des élèves, ou auxquelles des élèves ont été incités, lors de ce « rallye citoyen » du 6 novembre.

Pour la FNEC FP-FO, ces incidents inacceptables confirment que
ni l’armée, ni les forces de l’ordre n’ont leur place dans les écoles et établissements scolaires. De même, le rôle de l’École et de ses personnels est d’instruire les jeunes, pas de se transformer en lieu de recrutement pour la guerre ou de mise au pas de la jeunesse !

 

La FNEC FP-FO réaffirme son opposition ferme à la marche à la guerre et à tout dispositif de militarisation de l’école et d’embrigadement de la jeunesse, ainsi qu’à toute mesure de répression contre les jeunes et tous ceux qui se mobilisent pour la paix.

Protection sociale complémentaire : L’affiliation obligatoire commence fin novembre 2025 dans notre académie

A la veille de la publication du marché de la prévoyance, les opérations d’affiliation à la protection sociale complémentaire de l’employeur débuteront fin novembre dans notre académie, pour une entrée en vigueur au 1er mai 2026.

Dès le début, la FNEC FP-FO a dénoncé ce marché. C’est la seule organisation syndicale, dans l’Education Nationale, à avoir refusé de signer l’accord ministériel. 

Pour notre fédération, une PSC obligatoire, non seulement met fin à la liberté de choix des agents mais elle s’attaque de front à la sécurité sociale et aux valeurs mutualistes avec la volonté affichée d’en faire une composante de la rémunération ou du « paquet salarial ». Sans compter le coût de cette PSC qui risque bien d’être plus élevé pour certains agents, les plus précaires notamment, ou encore les retraités qui seront les grands perdants de ce choix.

De plus, elle acte le découplage santé et prévoyance, prévoyance qui jusque-là était incluse dans les contrats de la plupart des mutuelles. Celle-ci devient l’objet d’un marché propre à une ou plusieurs options qui grèveront davantage le coût final de la protection sociale globale, avec des tarifs bien supérieurs à ceux que nous connaissons, selon nos informations.

Qu’est-ce que la Protection Sociale Complémentaire obligatoire ?

· L’Etat notre employeur prend en charge 50% des cotisations de notre mutuelle, les 50% restant sont à notre charge :  20% forfaitaire et 30% en fonction de notre revenu, les 15€ de PSC perçus sur le salaire sont supprimés.

· L’organisme choisi par le Ministère de l’Education est la MGEN.

· Tous les personnels fonctionnaires titulaires ou stagiaires, tous les contractuels de droit public sont concernés. Ne sont pas concernés les stagiaires étudiants, les vacataires et les services civiques. 

· Elle est obligatoire pour tous mais il y a des possibilités de dispense. Dans le cadre des dispenses, l’Etat ne prend pas en charge 50% de la cotisation et on ne perçoit plus les 15€€ de PSC.

  • 3 paniers de soins différents :

https://www.simuler-mes-remboursements-psc-sante.mgen.fr/

  • Simulateur MGEN des cotisations :

https://www.mgen.fr/psc-agents-en-esr-js/

Quel est le calendrier de la mise en place de la PSC ?

 1. fin novembre 2025 :

Les personnels de l’Académie de Rennes (zone B) recevront un message du référent PSC du rectorat et un premier courriel explicatif de la MGEN.

 2. À partir de la réception de ce mail :

·         Réception du lien d’affiliation : Ce lien sera envoyé par vagues, étalées sur quelques jours, par ordre alphabétique des noms de famille.

·         Délai pour s’affilier : 21 jours à partir de la réception du lien pour finaliser votre affiliation ou demander une dispense.

La durée effective de l’affiliation court sur 21 jours.

Un mail d’information sera envoyé 15 jours avant par le référent académique, il marque le début de la procédure. D’autres messages de pré-affiliation seront envoyés par la MGEN 7 jours avant la date de départ du processus. Puis, à la date annoncée dans les premiers mails, l’agent recevra celui contenant le lien permettant d’ouvrir un espace personnel et de s’affilier.

Dès réception du mail contenant le lien d’affiliation, l’agent aura 21 jours pour s’affilier, lui et les ayant droits qu’il souhaite inclure, choisir les options pour la famille (une même option pour toute la famille obligatoirement) ou bien justifier d’une dispense.

A défaut de quoi, il sera automatiquement affilié seul, à l’offre de base et sans option. L’agent recevra toutefois deux messages de relance avant cette étape par le référent (aux 10ème et 18ème jours) et un dernier au lendemain de l’affiliation d’office du 21ème jour.

La MGEN met à disposition des outils permettant d’estimer le montant des cotisations en fonction des choix, pour le régime socle, les options et le rattachement éventuel des ayants droit (conjoint et enfants), ainsi qu’un simulateur de remboursement.

Un accompagnement téléphonique dédié doit également être assuré par la MGEN :  voici un lien vers la page dédiée de la MGEN.

L’affiliation est-elle obligatoire ? 

Oui, comme déjà annoncé, ce que dénonce la FNEC FP-FO.

Cependant des cas dispenses sont toutefois prévus. La dispense doit être absolument justifiée pendant le parcours d’affiliation pour en bénéficier. Faute de quoi l’agent se verra automatiquement affilié.

Quelles sont les dispenses ?

– Les agents en CDD qui sont déjà bénéficiaires d’un contrat individuel de protection sociale complémentaire en santé

– Les bénéficiaires de la protection universelle maladie ou toute mutuelle solidaire (gratuite)

– Les agents couverts par le contrat collectif de leur conjoint qu’il soit à adhésion obligatoire ou non (PSC employeur de leur conjoint)

– Les agents qui bénéficient d’un contrat individuel de complémentaire santé jusqu’à échéance de celui-ci (dans la limite d’un an). Pour cette dernière exception, l’agent pourra rester sur son contrat actuel dans la limite d’un an à compter du 1er mai 2026, date de départ du contrat employeur.

Un agent dispensé ne bénéficie plus de la participation employeur qui ne concernera dorénavant que le contrat collectif signé avec la MGEN (fin également de toute participation de 15 euros).

Cas particulier des retraités

Pour les personnels qui feront valoir leur droit à la retraite après le 1er mai 2026, ou les actuels retraités : formellement, ils ne sont pas obligés d’adhérer à la PSC. Ils auront un an pour se décider.

Mais ils risquent d’être l’objet de pressions (questionnaire de santé) ou au prétexte de «solidarité intergénérationnelle».

Or celle-ci n’a rien à voir avec la solidarité propre à la Sécurité sociale de 1945.

L’affiliation est-elle définitive en cas d’affiliation d’office ?

Non, l’agent pourra toujours par la suite, à tout moment, finaliser son parcours d’affiliation ou solliciter une dispense.

Attention, les dispenses devront être renouvelées chaque année.

À tout moment, un agent pourra renoncer à cette dispense et demander à adhérer au contrat collectif.

Résiliation du contrat existant

–  Les agents non affiliés à la MGEN qui ne sont pas dispensés d’adhésion au contrat obligatoire de PSC de l’employeur devront résilier la mutuelle à laquelle ils étaient affiliés.

– Pour les agents affiliés à la MGEN, cette résiliation se fera automatiquement. Ils devront toutefois effectuer l’ensemble du processus d’affiliation, le contrat d’adhésion obligatoire à la PSC étant un nouveau contrat.

Comme dit précédemment, nous disposons de 21 jours à partir de la date d’envoi de ce courriel pour nous affilier. Pour nous et pour nos éventuels ayant droits (enfants, conjoints). Ceux qui ne respecteraient pas ce délai seront affiliés automatiquement avec le niveau socle (sans options) pour 12 mois et sans possibilité de rajouter un enfant ou un conjoint la première année.

Attention : il ne s’agit pour l’instant que de choisir la complémentaire santé obligatoire, pas les assurances décès et prévoyance qui étaient pourtant jusqu’à présent incluses dans les contrats MGEN. En effet, ces deux « marchés » n’ont pas encore été attribués et feront l’objet d’une procédure optionnelle ultérieure.

Parlons chiffres :

L’employeur prend en charge jusqu’à 50% de notre cotisation socle basée sur notre salaire total brut (en bas de la colonne 1 de notre bulletin) plafonné à 3925 € pour 2025, soit 37.69 € maximum pris en charge.

L’employeur prend en charge également jusqu’à 3.62 € de l’option 1 ou 5.00 € de l’option 2.

A savoir : la partie socle sera prélevée directement sur notre salaire, visible donc sur notre bulletin de salaire, tandis que l’éventuelle option le sera sur notre compte bancaire.

Parlons choix :

Chacun doit faire ses propres choix.

La MGEN affirme que le socle commun correspond à peu près aux remboursements que nous avions jusqu’à présent… Enfin, pour ceux qui étaient déjà affiliés à la complémentaire santé MGEN.

L’option 1, pour un coût légèrement supérieur au socle, permet un meilleur remboursement chez un spécialiste ou un chirurgien, et de pouvoir bénéficier de 2 fois plus de séances remboursées de médecines dites douces.

L’option 2, bien plus onéreuse (bien vérifier le surcoût annuel avant de vous engager…), permet d’être mieux remboursé en optique, dentaire, spécialiste, et aussi un peu mieux pour les médecines « douces ».

Rappel : les choix que nous faisons nous obligent pour 12 mois minimum… Impossible donc de résilier des options avant un an…

Contactez-nous si vous avez des questions ou si vous souhaitez recevoir notre document complet (8 pages) sur la PSC.

La FNEC FP-FO continuera de combattre la PSC obligatoire, outil de privatisation et de destruction de la Sécurité sociale et de la Fonction publique.