Stage syndical sur l’inclusion scolaire

Depuis la loi de 2005 sur le handicap et la mise en place des PIAL quelques années plus tard, l’inclusion pratiquée dans le système scolaire français marche comme un rouleau compresseur. Il ne s’agit plus d’inclusion raisonnée, mais d’inclusion systématique.

Les élèves, les familles, les personnels sont en souffrance, comme le révèlent l’explosion des burn out liés à l’inclusion et les démissions (plus de 300 AESH en 2022)…

Ce stage s’adresse à tous les personnels, syndiqués, non-syndiqués, exerçant dans le 1er ou le 2nd degré : enseignants, AED, AESH, CPE, PSY EN.

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Une prime individualisée, comme dans les entreprises privées !

E. Macron et P. Ndiaye étaient à Aix-en-Provence, lundi 5 décembre, pour vanter les mérites du Conseil National de la Refondation, notamment de son volet éducation. Le même jour, le ministère envoyait un projet de décret «instituant une indemnité pour mission d’innovation pédagogique allouée aux personnels intervenant dans un projet relevant du « fonds d’innovation pédagogique ».

Mais, à la demande de l’ensemble des syndicats (FNEC FP-FO, FSU, Unsa, CGT, CFDT, Snalc), le ministère a dû retirer le texte de l’ordre du jour du Comité Technique ministériel du 13 décembre.

Il y est précisé que « le recteur d’académie détermine les décisions individuelles d’attribution de cette indemnité, en fonction de l’importance effective et des conditions d’exercice de la mission concernée, pour des montants annuels de 250 €, 500 €, 750 €, 1 000 €, 1 250 €, 1 500 €. »

 

La carotte du Fonds d’Innovation Pédagogique n’était visiblement pas assez grosse pour que les personnels s’engagent dans les « projets innovants » du ministre Ndiaye.

 

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Faut pas prendre les professeurs agrégés pour des canards sauvages

L’Inspection générale a été chargée de rédiger un rapport sur les missions des professeurs agrégés. Pour se faire, cette « mission » s’est rendue dans 5 académies et a rencontré une foule de personnels. Lorsqu’elle a rencontré l’objet de sa mission, les agrégés, elle s’est heurtée, à juste titre, à l’opposition résolue des agrégés.

C’est dans ce cadre que le SNFOLC a été auditionné le 25 mai. Au lieu de développer « un sentiment » comme demandé sur la différence entre les certifiés et les agrégés, la délégation du SNFOLC y a répondu en défendant les revendications des personnels.

De fait, le sens de cette mission est apparu très clairement : il s’agissait de valider le rapport de la Cour des Comptes, « Gérer les enseignant autrement, une réforme qui reste à faire », d’octobre 2017.

Le SNFOLC ne s’inscrit pas comme d’autres dans un statut commun des professeurs, mais défend les statuts particuliers et leurs missions propres. Le SNFOLC a indiqué lors de cet entretien qu’il s’agissait de nous « vendre » le programme de la Cour des Comptes en remettant en cause les statuts particuliers.

 

Cycle Pluridisciplinaire d’Études Supérieures : une attaque frontale contre les CPGE et les universités

Les CPES, « cycles pluridisciplinaires d’études supérieures », sont actuellement au nombre de trois : Henri IV/PSL (créé en 2012), Kléber/Université de Strasbourg (créé en 2021) et Janson-de-Sailly/Université Paris Cité (créé en 2021).

Pour la rentrée 2022, 23 CPES sont proposés sur la plateforme Parcoursup, soit une accélération sans précédent.

L’Inspection générale n’a pas caché, lors du CSE du 7 avril 2022, que la création de ces nouvelles structures devait se faire à moyens constants. Par exemple, même si le rectorat prétend le contraire, au lycée Janson-de-Sailly trois classes de deuxième année de CPGE de filière PC sont menacées.

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