Mouvement inter 2020-2021 : règles

Calendrier

  • Saisie des vœux sur le serveur SIAM2 via Iprof : du mardi 17 novembre 2020 12h au mardi 8 décembre 2020 12h.
  • Envoi de la confirmation de demande : le 9 décembre 2020, le rectorat envoie la confirmation de demande à l’adresse mail indiquée sur la première page de Iprof. Il s’agit du document officiel qui valide votre demande de mutation. Vous devrez donc le vérifier avec soin, et y joindre vos pièces justificatives (contactez le syndicat). Si le document comporte des erreurs, modifiez-les en rouge sur le document lui-même. Remarque : Le barème apparaissant lors de la saisie des vœux et sur la confirmation de demande de mutation correspond aux informations déclarées par le candidat et ne constitue donc pas le barème définitif. 
  • Retour de la confirmation de demande : le 14 décembre 2020 au plus tard, retour des confirmations de demande de mutation, accompagnées des pièces justificatives. Transmettre le tout au chef d’établissement qui les transmettra au Rectorat. Le syndicat préconise de faire deux photocopies de votre dossier complet : une pour vous et une que vous pourrez nous envoyer avec la fiche syndicale renseignée.
  • Affichage des barèmes provisoires retenus : du 11 janvier 16h au 27 janvier 2021 minuit. Après vérification des barèmes par les services académiques, vous devrez vous connecter sur I prof/SIAM pour vérifier que le barème qui vous a été affecté est bien le barème attendu. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez contester le barème affiché et éventuellement, fournir des pièces justificatives complémentaires (contactez le syndicat).
  • Demandes de rectification du barème : du 11 janvier 16h au 27 janvier 2021 minuit à l’aide d’une fiche navette adressée par mail à la DPE de votre discipline, via votre établissement, accompagnée des pièces justificatives nécessaires à l’examen de la demande (contactez le syndicat). Les barèmes définitifs sont affichés jusqu’au 1er février 2021 10h, date de transmission à l’administration centrale.
  • Résultats des mutations : le 3 mars 2021
  • Période des recours ministériel : du 3 mars au 3 mai 2020

Règles de fonctionnement

Le ministère attribue chaque année, par discipline, à chaque académie un nombre de postes disponibles pour le mouvement inter : ce sont les capacités d’accueil.
 
Ce nombre (par exemple 19 places dans une discipline) ne correspond pas obligatoirement aux besoins : il peut y avoir 27 départs en retraite à la rentrée. Au total cette académie perdra donc 8 enseignants de la discipline. Après discussion avec les académies, le ministère répartit les enseignants dont il dispose(essentiellement les lauréats des concours de l’année précédente). Ce qui a parfois des rapports très lointains avec les réels besoins. Cependant, dans l’exemple choisi, il peut y avoir 24 « entrées » au mouvement (et non 19)… si 5 titulaires de cette académie en obtiennent une autre, libérant ainsi autant de places supplémentaires.
 
Ce sont les capacités d’accueil qui déterminent les « barres » d’entrée c’est-à-dire, le barème, du dernier entré. Une diminution conséquente des capacités d’accueil d’une année à l’autre entraîne inévitablement une hausse de la barre ! L’inverse est vrai également. Les barres des années précédentes, qui sont donc indicatives, sont consultables sur le site national du SNFOLC. Les barres de l’inter 2019-2020 pour l’académie de Rennes sont consultables ici. Vous pouvez aussi nous contacter à ce sujet.

La suppression des CAP

Cette année, comme l’année dernière, les barèmes ne seront plus vérifiés dans le cadre de commissions paritaires (CAP). Si vous confiez votre dossier au syndicat, vous avez l’assurance d’être conseillé, accompagné et défendu à chaque étape du mouvement. Le mouvement est une procédure complexe, réalisée dans des délais très courts et pouvant être lourde de conséquences. 
 
Quelques exemples : en 2019, ce sont 12,37% des stagiaires qui ont été mutés en extension (c’est-à-dire en dehors des vœux formulés). Moins de la moitié des titulaires a réussi à obtenir une nouvelle affectation. Un quart des demandes de rapprochement de conjoint n’a pas permis d’obtenir le premier vœu. 
 
Les nombreuses suppressions de postes dans l’Education nationale de ces dernières années, ont des répercussions négatives sur le mouvement national. Le SNFOLC 35 peut vous aider à formuler vos vœux, déterminer avec vous les pièces justificatives indispensables en fonction de votre situation pour valider toutes les bonifications auxquelles vous pouvez prétendre, vérifier avec vous votre barème, suivre votre dossier au niveau académique et national et porter votre éventuel recours auprès du ministère. 

Etre suivi dans sa demande de mutation inter

Pour être suivi, complétez cette fiche et renvoyez-la nous à l’adresse suivante :
 
SNFOLC 35
35, rue Echange
35000 RENNES
 
Nous vous ferons également parvenir notre guide de 16 pages consacré au mouvement inter.

Résultats du mouvement inter 2020 pour l’Académie de Rennes

Les résultats du mouvement inter 2020 ont été communiqués. Dans notre académie, pratiquement toutes les matières connaissent une augmentation conséquente des barres. Cela résulte de la politique gouvernementale de suppression de postes : réforme du lycée, obligation d’accepter une 2ème HSA, etc.

Voici les barres pour l’année 2019-2020 :

Discipline Barème du dernier entrant
Allemand 474,2
Anglais 403
Arabe Pas de poste
Arts plastiques 739,2
Arts appliqués 192
Biochimie Pas de poste
Breton 14,1
CPE 809
Chinois Pas de poste
Documentation 712
Eco Gestion (option compta & finance) 165
Eco Gestion (option marketing) 88
Eco Gestion (option comm / org / grh) 371,2
Education musicale 585
Espagnol 501,2
EPS 877,2
Histoire Géographie 632,2
Italien Pas de poste
Mathématiques 321,3
Lettres classiques 1232
Lettres modernes 589,2
Philosophie 81
Physique Chimie 709,2
Portugais Pas de poste
PSYEN-Edu.Dev.App 564,3
PSYEN-Edu.Dev.Cons.Ori 789,2
Sciences économiques et sociales 664
SII option électrique 21
SII option informatique Pas de poste
SII option constructions Pas de poste
SII option mécanique 621,3
STMS Pas de poste
SVT 745,2
Technologie 1296,2

 

Compte-rendu du GT « mutations » : en marche vers l’arbitraire !

Vendredi 10 janvier, un groupe de travail (GT) était organisé au sujet des « Lignes Directrices de Gestion » pour les prochaines mutations.

Pour les organisations syndicales étaient présents  4 représentants FSU, 1  représentant FO, 1 représentant CGT, 1 représentant CFDT, 1 représentant UNSA, SUD (absent ).

La disparition du paritarisme

Ce groupe de travail s’inscrit dans la mise en œuvre de la scandaleuse loi de transformation de la Fonction Publique, qui dessaisit, entre autres, les CAP du contrôle par les représentants des personnels des opérations de mouvement.
 
Cette réunion a dès le départ confirmé l’extrême gravité de l’attaque, puisque les personnels vont se retrouver quasiment seuls face à l’administration , dans une des opérations les plus fondamentales de leur carrière. Il en sera de même, dans un deuxième temps, pour les promotions.
 
En effet, même si la loi ne prévoit que la suppression des CAPD, l’Académie de Rennes, s’appuyant sur les directives ministérielles, choisit de supprimer la totalité des GT en lien avec le mouvement et les affectations : bonifications handicap, rapprochements de conjoints (construction du barème), règlements du mouvement, postes adaptés, etc.
 
Les organisations syndicales ne pourront plus agir en amont ! C’est pourtant dans ce travail préparatoire que nombre de situations problématiques sont repérées et résolues !
 
Les organisations syndicales auront le même niveau d’information que les personnels et seront cantonnées, pendant l’ouverture des serveurs, à un rôle d’aide et de conseil.
 
Après publication des résultats, les organisations syndicales n’auront aucun moyen de contrôler le bon déroulement des opérations et le respect des affectations au barème, ne disposeront pas du projet global. Elles pourront seulement accompagner les personnels qui feraient un recours.

Le recours : une procédure compliquée, limitée et au final sans effet !

Pour justifier la réforme, le gouvernement met en avant la transparence des opérations (comme si elles ne l’étaient pas auparavant) et la possibilité de recours individuel. Or cette possibilité sera en réalité, pour l’essentiel, virtuelle.

  • Limitée : ne pourront déposer un recours que les personnels n’ayant pas obtenu de mutation ou affectés sur zone, sur un poste non sollicité.

  • Compliquée : il s’agit d’un recours administratif. L’agent pourra demander l’assistance d’une personne désignée par une organisation syndicale représentative. Cette personne n’aura pas d’autre information que celles communiquées à l’agent par l’administration. Celle-ci n’a pas encore précisé quelles seront ces informations. On sait simplement qu’elles ne pourront pas conduire à connaître le barème des autres collègues.

  • Sans effet : les représentants de l’administration ont été clairs.  Un recours gagné ne conduira pas à refaire le mouvement (les recours se font après affectation des personnels). Le collègue n’obtiendra donc pas, sauf exception, le poste auquel il a droit.

Le développement des postes à profil

Un des autres éléments de la réforme, c’est une politique volontariste de développement des postes à profil, sur appel à candidature, avec CV et lettre de motivation, au prétexte d’accroître l’attractivité de certains postes.
 
Sont englobés dans cette catégorie les postes spécifiques nécessitant des certifications (CAPPEI et diplômes équivalents, CAFIPEMF…) ou l’inscription sur liste d’aptitude. L’administration a indiqué de manière hésitante qu’elle n’envisageait pas de changement pour le mouvement 2020. On nous demande de la croire sur parole (transparence) !

Les interventions de Force Ouvrière durant ce GT

FO dénonce cette attaque contre le paritarisme, contre les organisations syndicales, contre les droits des personnels !

FO est intervenue à plusieurs reprises pour :

  • Rappeler son exigence d’abrogation de la loi de transformation de la Fonction Publique, le rétablissement des CAP,

  • Exiger le maintien de tous les GT académiques et départementaux relatifs au mouvement,

  • Dénoncer le caractère totalement illusoire de la procédure de recours,

  • Dénoncer le développement des postes à profil, inefficaces du point de vue de l’objectif affiché (attractivité), mais qui ouvrent la voie à l’arbitraire le plus total,

  • Exiger que la procédure d’appel à candidature et commission d’entretien soit cantonnée aux seuls cas prévus par la réglementation,

  • Exiger le rétablissement de l’ancienneté générale du service (AGS)  comme élément prépondérant du barème.

En conclusion, ce groupe de travail académique était un simulacre de « dialogue social ». On ne peut quasiment rien faire bouger sur un document qui de toute façon ne fait que décliner de grandes orientions ministérielles générales et n’a donc aucune portée opérationnelle.

Tous les éléments importants (place de l’AGS, poids des diverses bonifications…) sont renvoyés, comme de juste, aux notes de service, sur lesquelles nous ne pourrons plus intervenir. 

Pour Force Ouvrière, la logique d’individualisation de la loi de transformation de la Fonction Publique, fait écho à celle de la réforme des retraites. Les réformes Blanquer n’en sont que la transposition dans l’Education Nationale. Elles doivent être retirées.

Mouvement inter 2019-2020 : le barème

Si vous (titulaires et stagiaires) avez demandé votre mutation à la phase inter-académique, les premiers barèmes retenus par le rectorat ont été publiés ce 8 janvier. Connectez-vous sur SIAM pour vérifier vos points et contactez-nous rapidement si vous constatez une erreur (vous avez 15 jours pour envoyer une contestation).
 
Si vous ne l’avez pas encore fait, envoyez votre fiche syndicale, à télécharger ici pour que le syndicat vous accompagne et vous défende à chaque étape.
 
N’hésitez pas à proposer à vos collègues qui participent au mouvement interacadémique le suivi de Force Ouvrière.
 
Les mutations sont des opérations complexes, toute erreur peut être lourde de conséquences.

Mutations 2019-2020 : la fin du paritarisme

En application de la loi de Transformation de la Fonction Publique du 6 août 2019, les mutations 2019-2020 s’opéreront sans le contrôle des commissions administratives paritaires (CAP). Concrètement, cela signifie que les syndicats ne pourront plus vérifier la procédure utilisée par l’administration et sa régularité au regard des textes. C’est donc la porte ouverte à l’arbitraire : chaque enseignant se retrouvant seul face à l’administration. L’objectif est à peine voilé : effacer et réduire l’influence des syndicats, lesquels étaient les garants du respect des règles du barème.

Un véritable basculement

Dès cette année, les mutations s’effectueront sans aucun contrôle des syndicats

Les syndicats ne pourront plus intervenir pour étudier et négocier les barèmes à l’avantage de tous. Dans chaque académie, les recteurs pourront édicter leurs propres lignes de gestion en fonction des « particularités de chaque territoire ». C’est la poursuite et l’aggravation du processus de régionalisation en cours depuis la déconcentration du mouvement en 1999. Le statut de fonctionnaire d’Etat est battu en brèche.

Jusque-là, les organisations syndicales avaient accès aux barèmes en amont. Cela permettait de vérifier que le barème des collègues étaient bons, d’intervenir pour rectification. Parfois, l’administration se trompe sur les barèmes (comment les en blâmer, au vu du peu de personnels, et cela ne va pas s’arranger, d’où une inquiétude grandissante). Sans contrôle, les collègues étant parfois dans l’incapacité de calculer leurs propres barèmes, par méconnaissance de leurs droits, ne pourront pas se défendre. Les erreurs persisteront et se multiplieront.

N’oublions pas non plus qu’en 1946, lors du premier Statut général des fonctionnaires, ces CAP ont été créées et basées sur un format consultatif. Cela permettait un juste équilibre entre les garanties des fonctionnaires en termes d’égalité de traitement et l’obligation de l’Etat-employeur en matière de prérogative de puissance publique. Celui-ci devant assurer une efficience du service public sur l’ensemble du territoire.

Ainsi, la défense des CAP et de leurs compétences, ce n’est pas maintenir le pré carré des syndicats mais, bien au contraire, s’assurer de l’égalité de traitement des fonctionnaires.

Dès 2020, un véritable basculement va s’opérer : les organisations syndicales ne disposeront plus des tableaux préparatoires aux opérations de mutations ni des résultats. Elles n’auront plus connaissance de l’ensemble des décisions individuelles. Comment garantir la transparence et le respect de l’égalité de traitement ? Le syndicat ne pourra vérifier les barèmes, ou défendre les situations, que des collègues qui le mandatent. L’administration aura donc toute latitude pour faire ce qu’elle veut dans le classement : c’est le fait du prince.

Vous irez là où l’administration vous dira d’aller

Voilà ce que prévoit notamment le texte du Ministère :
 
« Les mouvements intra académiques et intra départementaux doivent permettre la couverture la plus complète des besoins devant élèves par des personnels titulaires, y compris dans des établissements, services ou sur des postes les moins attractifs en raison de leur isolement géographique ou des conditions particulières d’exercice. »
 
Traduction ?  L’attention particulière à apporter pour que des titulaires soient affectés sur des zones moins attractives remet en cause le statut, le droit à mutation pour les collègues titulaires. Les risques de pressions à la mobilité, de restrictions de mobilité, voire de mesures de carte scolaire autre que pour des raisons de suppression de poste vont se multiplier.
 
Dans le système actuel, un syndicat comme Force Ouvrière pouvait intervenir en CAP afin de s’assurer que chaque enseignant, dans le respect du barème, obtienne le meilleur poste possible en fonction de ses vœux. Ce système est dorénavant terminé : un enseignant ira travailler là où l’administration lui dira d’aller et peu importe si cela compromet sa vie familiale, sa santé, etc.
 
Vous n’êtes pas d’accord ? Tout a été prévu puisque la loi de Transformation de la Fonction Publique instaure la rupture conventionnelle, porte d’entrée à un licenciement.

La multiplication des postes à profil : vive le clientélisme !

Le texte prévoit la multiplication des postes à profil. En contournant les syndicats, le gouvernement entend réduire à néant leur capacité de faire respecter l’égalité de traitement et l’indépendance des fonctionnaires. Les recrutements à la tête du client vont se multiplier.

Afin de postuler à ces postes, il faudra, à la manière du management dans le privé, envoyer CV et lettre de motivation. Ainsi, le simple statut de fonctionnaire d’Etat titulaire d’un concours de catégorie A ne suffit plus : dorénavant, il faudra se vendre, se faire apprécier de sa hiérarchie, tisser son réseau relationnel, et pourquoi pas dénigrer ses éventuels concurrents ?

Force Ouvrière dénonce la multiplication de ces postes à profil dont l’administration serait seule juge. Ceci ouvre la voie au clientélisme le plus obscur.

Le SNFOLC 35 exige la suppression immédiate de la funeste loi de Transformation de la Fonction Publique. 

Le SNFOLC 35 revendique le maintien des CAP, instances permettant aux syndicats – dans un fonctionnement démocratique – de veiller au respect des règles du barème pour les mutations.