


Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
POUR LA CREATION DES POSTES !
Un avis du Conseil Supérieur des Programmes en date du 30 janvier 2024 préconise de « recentrer les missions CPE sur le respect du règlement intérieur par les élèves et leurs parents et le soutien vigilant à l’autorité des enseignants en cas de difficulté avec un élève ».
Il s’agirait ni plus ni moins du retour du Surveillant général, un bon en arrière de plusieurs décennies ! La circulaire de 1982 avait consacré « le suivi de l’élève » en complémentarité avec le travail des enseignants comme le cœur du travail des CPE.
Aller au contenu PDFLe 6 mai dernier, Force ouvrière a reçu l’invitation suivante de la part de la DSDEN 35 :
Mesdames, Messieurs,
Madame la Ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse a engagé une démarche de concertation qui doit se dérouler dans des délais contraints, avec des acteurs de l’école et des établissements, sur le thème suivant : « l’autorité à l’école : impliquer, responsabiliser, protéger ».
Pour cela, une réunion de concertation est organisée :
Le mardi 7 mai 2024 de 14h à 17h à la DSDEN d’Ille-et-Vilaine 1 quai Dujardin à Rennes, en salle Urbain.
Cette réunion de concertation a pour objet de remonter les éléments concrets identifiés par les équipes pour améliorer le climat scolaire et construire les contours d’une nouvelle autorité. Les échanges devront aborder trois grandes thématiques :
– Comment responsabiliser les élèves ?
– Comment mieux impliquer et responsabiliser les parents ?
– Comment faire de l’école un lieu mieux protégé et qui protège toujours mieux ?
Les éléments recueillis devront être remontés au Recteur le 8 mai 2024.
Voici notre réponse à cette invitation :
La FNEC FP-Force Ouvrière d’Ille-et-Vilaine ne participera pas à cette parodie de concertation, dont les conclusions sont connues à l’avance. Le Premier ministre a déjà fait ses propositions le 18 avril, reprises par la ministre de l’Education nationale lors d’une conférence le 3 mai : obliger les élèves à se lever à l’arrivée des professeurs, faire participer les élèves aux tâches communes, installer des commissions éducatives à l’école primaire, faire assister les élèves perturbateurs à une comparution immédiate au tribunal, établir un contrat entre parents et établissement scolaire, développer les internats éducatifs.
En éducation prioritaire, les élèves seraient assignés durant 10 heures au collège. Les élèves « perturbateurs » se verraient infliger des pertes de points aux examens, avec une mention spéciale sur Parcoursup.
L’objectif n’est pas de répondre aux revendications des personnels et des parents d’élèves qui se mobilisent pour obtenir des postes, des heures, des classes, le retrait du « choc des savoirs » et des groupes de niveaux, l’arrêt des contre-réformes délétères, une augmentation des salaires, etc.
Pour toutes ces raisons, le SNFOLC 35 ne participera pas à cette réunion.
La FNEC FP-FO dénonce la dérive liberticide en cours qui vise à faire taire, à stigmatiser, à criminaliser toutes les voix qui s’élèvent pour exiger un cessez-le-feu à Gaza, la fin des massacres et des bombardements de populations civiles, l’arrêt du génocide du peuple palestinien, la cessation des livraisons d’armes par la France à Israël.
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