Recrutement des professeurs à Bac+3

La FNEC FP-FO demande audience au ministre !

La FNEC FP-FO a pris connaissance des propos de ministre Ndiaye interviewé par le journal « Le Monde » :

« Je souhaite placer le concours de professeur des écoles à bac + 3 sans renoncer à la mastérisation. Nous proposerons, après le concours, deux ans de formation rénovée et rémunérée. Cela attirera davantage de candidats, notamment des étudiants défavorisés, nos futurs « hussards noirs de la République ». Ainsi, nous dissocions l’obtention du diplôme et le concours. Même si rien n’est encore tranché, nous espérons mettre cette réforme en œuvre en 2025. »

Ainsi, il aura fallu plus de 10 ans aux différents gouvernements pour tirer le bilan du désastreux  passage des concours de recrutement de professeurs des écoles de Bac+3 et Bac+5, conséquence de la mise en place de la masterisation à laquelle la FNEC FP-FO s’était opposée, qui a considérablement réduit le nombre de candidats.

Il aura fallu que dans plusieurs académies (Créteil, Guyane, Versailles), des centaines de places aux concours de recrutement de professeurs des écoles soient non pourvues pour que le ministère remette enfin en cause le concours à Bac+5.

La FNEC FP-FO s’interroge : pourquoi le ministre n’étend-il pas sa réflexion au 2nd degré alors que les résultats du CAPES, rendus publics le 30 juin, font apparaître un fiasco de 861 postes non pourvus, dont 250 en mathématiques (24%), 149 en lettres modernes (20%), 119 en langue vivante étrangère allemand (58%), 108 en physique-chimie (25%), 93 en lettres classiques (69%), 67 en langue vivante espagnol (21%), 56 en éducation musicale (42%) ?

Par ailleurs, comment comprendre les propos du ministre « Nous proposerons, après le concours, deux ans de formation rénovée et rémunérée » ? Avec quel statut pour les lauréats du concours ? Fonctionnaires stagiaires avec une réelle formation rémunérée de deux ans avant la première prise de poste ? Ou contractuels affectés en classe pour se former sur le tas et permettre de masquer les suppressions de postes ?

Quoi qu’il en soit, la mise en place immédiate du concours de recrutement de professeurs des écoles à Bac+3 est une nécessité absolue qui s’est imposée au ministre.

 

Pour la FNEC FP-FO, l’augmentation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice devrait également s’imposer à ce gouvernement pour permettre l’augmentation du nombre de candidats aux concours, tant l’effondrement du pouvoir d’achat des fonctionnaires, et particulièrement des personnels de l’Education nationale, n’est pas étranger au manque de candidats !

Et ce n’est pas avec son pacte « travailler plus pour perdre moins » – rejeté par les personnels en témoignent les centaines de motions et de pétitions rédigées dans les écoles, les établissements, les réunions syndicales – qu’il va susciter un afflux de candidatures aux concours !

La FNEC FP-FO demande audience au ministre Ndiaye sur la base des revendications suivantes :

– l’abandon de la masterisation et particulièrement du master d’enseignement « MEEF » ; – l’abrogation de la loi Blanquer et l’arrêt du principe de contractualisation des étudiants dit « pré-professionnalisation » ;

– le retour au recrutement par concours après licence (Bac + 3/Bac + 4 pour les agrégés) avec une véritable formation sous statut et la reconnaissance d’une équivalence Bac+5 après titularisation ;

– l’établissement de véritables listes complémentaires, dans tous les corps et dans toutes les académies pour pourvoir tout au long de l’année à la vacance des postes ;

– la mise en place de concours exceptionnels partout où c’est nécessaire ;

– le retrait du « pacte » et l’augmentation immédiate de 10% de la valeur du point d’indice.

Exécution du jeune Nahel

Exécution du jeune Nahel, révolte dans les cités : Macron et son gouvernement sont les premiers responsables !

 

Nous tenons à apporter nos condoléances à la famille et aux proches de Nahel, tué mardi dernier par un policier.

Des milliers de personnes ont pris part jeudi à la marche blanche organisée en hommage à cet adolescent. Nous comprenons leur colère et nous la partageons.

Ce drame est l’expression violente d’une situation sociale et d’une dérive autoritaire qui ne cessent de s’aggraver depuis plusieurs années et dont Macron et son gouvernement portent l’entière responsabilité.

 

Notre Confédération a d’ailleurs dénoncé plusieurs fois le recours systématique à la violence d’Etat et l’instrumentalisation de la police en contradiction avec les missions initiales qui lui sont dévolues.

Nous n’oublions pas non plus que Nahel était un de nos élèves.

Nombre de jeunes qui aujourd’hui se révoltent sont nos élèves. Ils laissent éclater leur colère parce qu’ils vivent dans des quartiers où le chômage explose, où l’insalubrité est générale, et où la seule réponse du gouvernement est d’y envoyer plus de CRS, voire l’armée, au lieu d’y réinstaller tous les services publics disparus depuis des années.

 

Après la révolte de 2005, rien n’a changé pour ces jeunes. Les gouvernements successifs n’ont rien fait pour les sortir de l’impasse. Au contraire, les  politiques menées en particulier contre l’Ecole et le droit à l’instruction n’ont fait que les enfoncer toujours plus.

Et comment ne pas faire le lien entre les fermetures de classes, Parcoursup, le service national universel sur le temps scolaire et l’escalade répressive organisée par le gouvernement ?

N’est-ce pas la volonté affichée de mettre au pas cette jeunesse, de substituer au dialogue, à l’écoute des arguments, le passage en force systématique, comme pour la réforme des retraites ?

 

C’est cette politique qui est la seule responsable et qui pousse aux extrémités.

La FNEC FP-FO exige :

– L’arrêt de la répression et des mesures visant à mettre au pas la jeunesse, l’abrogation du SNU,

– Le rétablissement des services publics et l’arrêt des fermetures de classes, d’écoles, de collèges et de lycées,

– L’arrêt de toutes les mesures conduisant à détruire le droit à l’instruction et aux qualifications, le même pour tous quel que soit le quartier où l’on habite, l’abrogation de Parcoursup,

– Le retrait de la réforme Macron-Borne des retraites

Lycée Zola à Rennes : mobilisation et pétition

Pour le rectorat de Rennes :

9 élèves en moins au Lycée Zola de Rennes = une terminale supprimée.

 

Des HSA en explosion, des heures postes qui ne vont pas tarder à disparaître, des BMP qui fondent, des classes boites de sardines à plus de 36 élèves.
Des conditions de travail aggravées. Un accueil des stagiaires difficile.

Les enseignants du lycée Emile Zola se sont organisés et se mobilisent.

Une pétition en ligne existe : pour la signer, c’est ici.

Le SNFOLC 35 soutient les personnels du lycée Zola. Ils ont raison de se mobiliser!