RASSEMBLEMENT MERCREDI 2 MARS
12 H ~ PRÉFECTURE BEAUREGARD (RENNES)
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Le SNFOLC 35 est signataire de cet appel.

Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
Parce que le snFOlc est toujours dans l’action, présent dans les manifestations, les mobilisations pour soutenir les personnels de l’Education Nationale …
RASSEMBLEMENT MERCREDI 2 MARS
12 H ~ PRÉFECTURE BEAUREGARD (RENNES)
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Le SNFOLC 35 est signataire de cet appel.
Bien qu’ébranlé par la puissante grève du 13 janvier et après avoir rendu plusieurs dizaines de millions d’euros de son budget, le ministre Blanquer s’obstine à vouloir supprimer « 440
emplois » dans les lycées et collèges, « quoi qu’il en coûte » pour la santé des personnels.
Tentant de sauver les apparences, le ministre a recouru à un nouveau mode de présentation de la répartition des moyens enseignants au comité technique ministériel. Fini les tableaux avec le nombre de postes, le nombre d’heures supplémentaires etc. Le ministre ne parle plus que « d’emplois enseignants » et de « moyens d’enseignements », terminologie vague permettant de désigner aussi bien les postes statutaires que des heures supplémentaires, les CDD…
Tout est mis sur le même plan comme si le statut et le contrat étaient équivalents. Tout confirme que cette opération vise à supprimer plus de postes qu’annoncé. On l’a déjà constaté les années précédentes dans les comités techniques départementaux et académiques : un solde positif d’Equivalents Temps Pleins devient un solde négatif de postes statutaires et donc de nouvelles victimes des mesures de carte scolaire.
Dans les établissements, les CA sont convoqués pour tenter de faire accepter la hausse des effectifs par classe, la baisse massive d’heures postes et leurs corollaires : l’augmentation d’heures supplémentaires imposées et les compléments de service.
Mais ça ne passe pas. Les DHG sont rejetées. Les CA reconvoqués. Le poids des HSA est tel que certains chefs d’établissement ne parviennent pas à faire absorber les HSA et annonce qu’il va devoir les rendre alors que les moyens d’enseignement ont encore diminué.
Tout en mettant en garde les personnels sur l’importance de la vague Omicron, le ministre Blanquer poursuit sa politique de fermetures de classes et d’augmentation des effectifs par classe. Certains dépassent les 30 élèves en collège. Conséquence de la réforme du lycée, les effectifs atteignent même parfois 40 élèves par classe.
Ainsi, à Tours, la secrétaire départementale du SNFOLC dresse le bilan dans un lycée : « Autrefois nous étions 9 professeurs de maths, nous ne sommes plus que 7, nous étions 4 profs de SES, il n’en reste plus que 3. Nous étions 9 en histoire-géo, demain 7. Nous étions 7 en SVT et demain 5. »
Les classes sont supprimées massivement comme dans les Ardennes où 14 classes devraient fermer dans la zone de Charleville-Mézières et 6 dans le sedanais. Dans les collèges de l’Eure, pour une baisse d’effectif départementale de 91 élèves, 22 collèges voient leur DHG baisser drastiquement. Plus de 15 divisions sont menacées et 24 postes risquent d’être supprimés. Dès le 27 janvier, 16 collèges ont demandé à être reçus en audience d’urgence.
Dans les Hauts de Seine, au collège Pompidou, contre la perte de 50 heures-postes, la grève a rassemblé 85 % des personnels le 31 janvier et 65 % le lendemain. La grève s’est propagée au lycée Michel Ange de Villeneuve-la-Garenne et au collège Evariste Galois de Nanterre tout proche qui a leur tour, cessent le travail.
Après les grèves du 13 et du 27 janvier, les personnels s’organisent pour récupérer les moyens supprimés. Ils convoquent les AG et des conférences de presse, rédigent leurs tracts, mettent en ligne leurs pétitions, tiennent les piquets de grève et en profitent pour diffuser aux parents qui les rejoignent ! Aussi bien dans les départements que nationalement, le SNFOLC les défend, les accompagne.
Le SNFOLC soutient toutes les initiatives pour l’annulation des fermetures de postes, pour la création de tous les postes nécessaires, pour la défense de tous les enseignements. Un préavis de grève est déposé pour couvrir tous les personnels.
Produits de première nécessité, carburants, gaz, électricité, loyers,… tout augmente dans des proportions jamais vues depuis 50 ans. Entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre
2021, l’inflation en France est de 35,4 %.
Dans le secteur privé, les grèves se multiplient pour les salaires : Carrefour, Lidl, Conforama, Leroy Merlin, Sanofi, Auchan, Décathlon, Labeyrie, Séphora, Alstom, Boulanger, Flunch, Dassault Aviation, Schneider… la liste est longue alors que dans le même temps les entreprises du CAC 40 ont réalisé 60 milliards d’euros de profits au premier semestre 2021.
Les agents de la Fonction publique subissent de plein fouet l’augmentation du coût de la vie et la baisse de leur pouvoir d’achat puisque le gouvernement refuse obstinément de procéder à une augmentation générale des traitements en augmentant la valeur du point d’indice. Les miettes qu’il a distribuées (le « bouclier tarifaire » de Castex) sont sans effet puisque les augmentations de l’énergie ont déjà eu lieu dans des proportions historiques !
Quant à la « prime d’attractivité » de Blanquer, le résultat, c’est que l’avancement d’échelon d’un certifié est presque sans effet sur son traitement jusqu’au 7e échelon ! Ces miettes dispensées à quelques uns ne permettent ni de boucler les fins de mois, ni de compenser les pertes spectaculaires de pouvoir d’achat.
Ainsi, pour un professeur certifié au 11e échelon, le gel de la valeur du point d’indice depuis 2000 aboutit à une perte mensuelle de 793,11€ ! Pour retrouver la valeur réelle du point d’indice de janvier 2000 (en euros constants), il faudrait augmenter sa valeur de 21,68 % !
La présidence de l’université de Nanterre veut infliger une défaite politique aux sans-facs : ne pas donner d’inscription pour montrer aux étudiant-e-s qu’il serait inutile de lutter contre la sélection et de défendre ses conditions d’étude !
Depuis le dernier rendez-vous, la Présidence diffuse par le biais de ses chefs de services l’argument comme quoi nous aurions refusé des propositions d’inscriptions. Or, ces propositions d’inscription n’ont jamais existé, la Présidence n’ose même pas les mettre par écrit. Seule une étudiante a reçu un mail pour un ENTRETIEN ne garantissant pas inscription et qui plus est n’est pas dans le niveau d’études ou la filière qu’elle souhaite. Celle-là diffuse ce discours pour présenter les sans-facs comme des irresponsables et justifier ainsi de futures méthodes répressives comme des poursuites judiciaires ou voir une éventuelle intervention policière.
Nous avons besoin de la solidarité des syndicats, organisations, associations, collectifs du monde du travail et de la jeunesse.
Si nous avons tenu jusqu’à présent c’est notamment grâce au soutien financier des organisations et des individus qui soutiennent notre combat. Nous avons besoin d’un nouvel élan de solidarité pour mener notre combat jusqu’au bout, car nous devons non seulement tenir l’occupation, numériquement et matériellement, mais aussi mettre la pression nécessaire sur notre Présidence.
Face à cette situation, nous appelons à multiplier les motions de soutien pour dénoncer l’absence de propositions d’inscription et la nécessité d’ouvrir des négociations avec les sans-facs.
C’est pourquoi nous faisons appel à votre soutien aujourd’hui :
– en interpellant la présidence de l’université à travers une motion de soutien. Voici une base en pièce jointe : à télécharger ici.
– en nous soutenant financièrement afin de nous aider à tenir jusqu’à la victoire : https://www.cotizup.com/soutien-occupation-sans-fac
Pour l’Assemblée générale des sans-facs de Nanterre
10 février 2022
Communiqué de FO ESR 92
Depuis plusieurs mois, des étudiants occupent une partie des locaux de la Présidence de l’Université de Nanterre (région parisienne) pour obtenir que des solutions soient proposées aux étudiants auxquels il est refusé de s’inscrire à l’Université de Nanterre.
Le constat est sans appel : bien que le baccalauréat soit défini comme le premier grade universitaire, depuis la loi Orientation et Réussite Etudiante (ORE) de 2018 et la mise en place de Parcoursup, il devient de plus en plus difficile de trouver une place à l’université, surtout dans la discipline de son choix, après l’obtention du baccalauréat.
Avec la réforme du baccalauréat du ministre Blanquer et la généralisation du contrôle continu, la situation ne peut qu’empirer avec un bac qui sera de fait un diplôme d’établissement et plus un
diplôme national.
Ce gouvernement poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs, les diplômes ne doivent plus donner des droits égaux sur tout le territoire, c’est vrai pour le baccalauréat, mais c’est également vrai pour la licence, dont l’obtention n’est plus une garantie de pouvoir s’inscrire en master.
Depuis 2016 en effet, par un accord du ministère avec des organisations syndicales, accord auquel FO s’est opposé, il est possible de restreindre l’accès en master en fixant des capacités d’accueil.
Avec trouvermonmaster.gouv.fr, qu’il veut mettre en place l’année prochaine, le ministère franchit un cap : en rendant obligatoire les capacités d’accueil, c’est la mise en place de l’équivalent de Parcoursup !
Plutôt que de donner les moyens aux établissements d’accueillir tous les étudiants qui sont en droit de poursuivre leurs études, ce gouvernement généralise l’exclusion des étudiants.
FO ESR 92 soutient la demande des étudiants sans-facs de Nanterre à qui aucune proposition acceptable n’a été faite. FO ESR 92 soutient leur demande qu’une délégation de ces étudiants, avec les organisations qui les soutiennent, soit reçue par le Président de l’Université de Nanterre et qu’il soit donné satisfaction à leurs revendications.
Pour télécharger ce communiqué de FO ESR 92 (communiqué du 8 février 2022), c’est ici.
Les personnels se sont saisis massivement de l’appel à la grève du 13 janvier pour exprimer leur colère face au chaos organisé par Blanquer pour détruire l’école publique.
La grève a été puissante dans les écoles, mais aussi largement majoritaire dans le 2nd degré.
Dans les lycées, les enseignants s’en sont saisis notamment pour exprimer leur rejet du Bac Blanquer, pour exiger la suppression du contrôle continu, le report des épreuves de spécialité en juin, leur transformation en épreuves terminales nationales, le retour à des épreuves de baccalauréat anonymes, terminales et nationales.
Cette revendication, portée par FO depuis le début, est reprise dans la pétition intersyndicale FNEC FP-FO, SNES, SNEP, Cgt éduc, SNALC et Sud.
Lien pour signer la pétition : c’est ici !
C’est un levier pour regrouper les personnels et amplifier la mobilisation pour le rétablissement du baccalauréat national dès la session de 2022.
Au lendemain de la mobilisation historique du 13 janvier, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir, à réaffirmer les revendications et à discuter des suites.
Les lycées et les enseignants qui se sont mobilisés, de la grève des correcteurs et des jurys en 2019 en passant par la mobilisation puissante contre les E3C en 2020 à la mobilisation contre le grand oral à la session 2021 ne s’y sont pas trompés. Depuis l’annonce de la réforme, chaque session du baccalauréat, jusqu’à la dernière édition est marquée par le rejet, en particulier des personnels qui dénoncent une réforme inégalitaire qui détruit l’essence même de leurs missions.
La conférence nationale du 4 février, au siège de la Confédération, sera l’occasion de faire le point sur la mobilisation engagée en défense du baccalauréat national, pour le retrait du Bac Blanquer !
Pour télécharger le document qui suit : c’est ici.
