Grève le 18 octobre : Lycée professionnel

Contre la liquidation du LP :

Retrait inconditionnel du projet Macron et de la double tutelle !

 

Rassemblement à Rennes devant la DSDEN à 11h

Puis manifestation en direction du Rectorat.

Une audience avec le recteur a été demandée

par les organisations syndicales. 

 

Si certains se félicitaient du retour, cet été, d’un ministre délégué chargé de l’enseignement et de la formation professionnelle, c’était oublier que celui-ci était placé sous la double tutelle du ministre de l’Éducation nationale et du ministre du travail.

Ceci constituait une véritable déclaration de guerre contre les LP et le statut de fonctionnaire de ses personnels.

 

De contre réformes en contre réformes, le patronat, grâce à tous les gouvernements, de gauche comme de droite, reconquiert progressivement une hégémonie sur la formation professionnelle, perdue à la libération.

Les élèves de LP avaient déjà perdu une année d’étude avec le bac-pro 3 ans en 2009 et la réforme Darcos , ils ont de nouveau perdu entre 3 et 4 h 00 hebdomadaires lors de la réforme Blanquer de 2019 qui introduisait entre autre les campus des métiers.

Un cadre étouffant la spécificité du LP dans un vaste ensemble de la formation professionnelle, regroupée autour de familles de métiers, échappant de fait à l’Éducation nationale, pour se retrouver sous la tutelle des patrons.

Cette casse de l’enseignement professionnel se poursuit avec la nouvelle réforme à venir. Nous ne pouvons laisser faire.

Le SNFOLC 35 appelle tous les collègues à se réunir et à exprimer clairement leur volonté de voir le projet annoncé retiré ainsi que la double tutelle.

 

Il appelle à la grève les personnels des LP, mais également l’ensemble des personnels de l’Education nationale, le 18 octobre 2022, appel national et intersyndical.

AG Education de rentrée dans les locaux de l’UD FO 35 le 8 septembre 2022

Jeudi 8 septembre 2022, des enseignant(e)s du second et du premier degrés, ainsi que des personnels AESH étaient réunis dans les locaux de l’UD FO 35 à l’appel des syndicats de l’enseignement public le SNUDI FO 35 et le SNFOLC 35 pour faire le bilan de la rentrée scolaire.

Constat unanime lors des échanges qui ont suivi : une rentrée inquiétante en mode dégradé pour l’ensemble des personnels, avec comme perspective incontournable la grève interprofessionnelle unitaire et nationale du 29 septembre.

Une prise de position a émergé de cette discussion riche et constructive.

Nous, personnels de l’Education Nationale, professeur(e)s et AESH, réunis jeudi 8 septembre 2022 dans les locaux de l’UD FO 35 avec les syndicats SNUDI FO 35 et SNFOLC 35, faisons le constat des conditions alarmantes de cette rentrée scolaire :

-classes sans professeurs ; classes surchargées (jusqu’à 30 élèves au primaire, 35 dans le secondaire) ;

-élèves en situation de handicap insuffisamment accompagnés, parfois sans AESH ;

-postes non pourvus au CNED et dans les établissements scolaires ;

-multiplication des lieux d’affectation pour les enseignant(e)s et les AESH ;

-4,5 jours de classe maintenus dans plusieurs communes du département (dont la ville de Rennes) ;

-demande d’ouverture de classe refusée à la rentrée alors que les classes en CM atteignent 30 élèves ;

-conditions de travail dégradées.

A ceci s’ajoutent les difficultés financières que connaissent un bon nombre de personnels en raison de l’inflation (hausse des prix du carburant, hausse des loyers, prix des denrées alimentaires…).

Cette situation ne peut plus durer.

Pour toutes ces raisons, nous serons en grève le 29 septembre 2022 et rejoindrons les salarié(e)s, les sans-emplois, les jeunes et les retraité(e)s qui manifesteront ce jour à Rennes et dans toute la France.

Soutien à Kai Terada : contre la répression antisyndicale

 

Dimanche 4 septembre, Kai Terada, co-secrétaire départemental de SUD éducation 92 et enseignant au lycée Joliot-Curie de Nanterre (92), s’est vu notifier par le rectorat une suspension de 4 mois. Mercredi 7 septembre, il était convoqué au rectorat de Versailles, qui lui indiquait son intention d’engager une mutation dans l’intérêt du service sous 10 à 15 jours. Pourtant, le dossier administratif était vide, et le rectorat lui-même indiquait qu’il n’avait commis aucune faute grave justifiant d’engager une procédure disciplinaire.

Il s’agit manifestement d’un nouveau cas de répression antisyndicale. Le motif avancé par le rectorat de “ramener la sérénité” dans l’établissement est jugé totalement irrecevable par les collègues de Kai, très mobilisé·es depuis le début de l’affaire. Ils et elles étaient d’ailleurs nombreux·ses en grève dès le 5
septembre et rassemblé·es devant le rectorat de Versailles jeudi 8 septembre pour le soutenir. En revanche, Kai est bel et bien un militant syndical actif au niveau local, régional comme national, depuis de nombreuses années : c’est cela qui a motivé l’administration a engager des poursuites contre lui.

Avec Macron, la répression anti-syndicale a pris une ampleur inédite, dans les rassemblements, manifestations, et y compris dans les établissements scolaires. La mobilisation contre la mise en place des E3C en 2019 a entraîné une vague de répression très forte, contre les personnels et les lycéen-e-s.
dont les cas les plus emblématiques ont été ceux du lycée de Melle (79) et du lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (63). Nos organisations s’étaient fortement mobilisées pour soutenir les collègues.

La répression contre Kai Terada s’inscrit également dans une vague de procédures de mutations “dans l’intérêt du service”, en réalité des opérations de répressions anti-syndicales déguisées. Celles-ci, facilitées par la loi de transformation de la Fonction publique de 2018, sont devenues un outil, pour la hiérarchie administrative, pour se débarrasser à peu de frais des enseignant·es syndicalistes, sans procédure contradictoire. C’est bien souvent le “climat” de l’école ou de l’établissement qui est invoqué de manière abusive.
Cette vague de répression se poursuit donc avec Ndiaye. Elle doit cesser définitivement : les droits syndicaux, le droit de grève et de manifestation ne doivent en aucun cas être entravés.

Nos organisations exigent que Kai Terada soit rétabli immédiatement dans ses fonctions et que le motif de la suspension lui soit communiqué. Elles dénoncent cette tentative d’intimidation contre l’exercice du droit syndical.

 

C’est pourquoi nos organisations appellent l’ensemble des personnels à participer mercredi 21 septembre à 15h à un rassemblement en soutien à Kai Terada devant le ministère (place Jacques Bainville, Paris 7e). Des préavis de grève seront déposés.

 

Les responsables nationaux·ales de nos organisations seront présent·es. Elles appellent à faire de ce rassemblement une initiative majeure contre la répression dans l’Éducation nationale.

Familles et enfants sans logements sur Rennes : une occupation réussie

Mercredi 7 septembre 2022, le Collectif de Soutien Aux personnes Sans Papiers de Rennes a occupé la DSDEN 35 avec une famille sans logement et dix soutiens + distribution d’une centaine de tracts en interne.

Beaucoup de gens étaient déjà au courant.

Après trois heures d’occupation, il semble que le DASEN ait fait son travail d’interpellation du préfet, qui a finalement débloqué cinq nuits au 115 en hôtel, donc jusqu’au lundi 12 septembre.

D’autres actions sont prévues la semaine du 12 septembre.

« On lâche rien même si on obtient des miettes et non des baguettes de pain ».

Collectif de Soutien Aux personnes Sans Papiers de Rennes,

7 septembre 2022

Assemblées générales du collectif tous les mardis à partir de 18h45 dans les locaux de la MIR (7 quai Chateaubriand à côté de République à Rennes).

Pour les contacter : https://listes.rezo.net/mailman/listinfo/sanspap-rennes

 

Le SNFOLC 35 est engagé dans la lutte pour aider les familles et leurs enfants sans papiers, sans logements, sans droits.

Enfants et familles à la rue à Rennes en cette rentrée scolaire

En cette rentrée en Ille-et-Vilaine, de nombreuses familles se retrouvent à la rue, dont beaucoup avec des enfants scolarisés dans différents établissements rennais.

L’exemple de la famille A. est à ce titre édifiant. Mme A, originaire des Comores et ses 5 enfants (dont deux français) ont pu être hébergés par le 115 pendant l’été mais sont mis à la rue en ce jour de rentrée. Sur ordre de la Préfecture, il faut du turn over pour les familles au 115, c’est à dire virer une famille pour en héberger une autre.

Ces situations sont insoutenables, les associations d’aide aux migrants alertent depuis longtemps et la situation est encore pire.

 

Mme la maire avait promis qu’aucun enfant ne serait à la rue à Rennes et il y en a de plus en plus. L’hébergement d’urgence est de la compétence de l’état, qui ne respecte pas la loi et il est évidemment le premier responsable de cette situation. Mais la Mairie (qui héberge plus de 900 personnes par jour et c’est notable) refuse de faire plus.

Pourtant, on sait qu’il y a des logements de fonction inoccupés ainsi que d’autres locaux municipaux et bien sûr appartenant à l’Etat aussi.

 

Il faudrait une mobilisation de masse importante pour trouver des solutions.

 

Collectif de Soutien Aux personnes Sans Papiers de Rennes,

6 septembre 2022

Assemblées générales du collectif tous les mardis à partir de 18h45 dans les locaux de la MIR (7 quai Chateaubriand à côté de République à Rennes).

Pour les contacter : https://listes.rezo.net/mailman/listinfo/sanspap-rennes

 

Le SNFOLC 35 est engagé dans la lutte pour aider les familles et leurs enfants sans papiers, sans logements, sans droits.