Pour l’UD FO, il en manque 364 !
L’UD FO a fait en sorte pendant les 3 réunions préparatoires que le texte commun se situe au maximum sur un terrain syndical et non sociétal comme c’était le cas au début.


Syndicat national Force Ouvrière des lycées et collèges d’Ille-et-Vilaine
Pour l’UD FO, il en manque 364 !
L’UD FO a fait en sorte pendant les 3 réunions préparatoires que le texte commun se situe au maximum sur un terrain syndical et non sociétal comme c’était le cas au début.

Les bruits de botte se multiplient aux portes de l’Europe. Les replis nationalistes et identitaires, les idées xénophobes se propagent comme un poison mortel dans les têtes et dans les cœurs. Pendant ce temps, les grosses fortunes prospèrent…

Bien qu’ébranlé par la puissante grève du 13 janvier et après avoir rendu plusieurs dizaines de millions d’euros de son budget, le ministre Blanquer s’obstine à vouloir supprimer « 440
emplois » dans les lycées et collèges, « quoi qu’il en coûte » pour la santé des personnels.
Tentant de sauver les apparences, le ministre a recouru à un nouveau mode de présentation de la répartition des moyens enseignants au comité technique ministériel. Fini les tableaux avec le nombre de postes, le nombre d’heures supplémentaires etc. Le ministre ne parle plus que « d’emplois enseignants » et de « moyens d’enseignements », terminologie vague permettant de désigner aussi bien les postes statutaires que des heures supplémentaires, les CDD…
Tout est mis sur le même plan comme si le statut et le contrat étaient équivalents. Tout confirme que cette opération vise à supprimer plus de postes qu’annoncé. On l’a déjà constaté les années précédentes dans les comités techniques départementaux et académiques : un solde positif d’Equivalents Temps Pleins devient un solde négatif de postes statutaires et donc de nouvelles victimes des mesures de carte scolaire.
Dans les établissements, les CA sont convoqués pour tenter de faire accepter la hausse des effectifs par classe, la baisse massive d’heures postes et leurs corollaires : l’augmentation d’heures supplémentaires imposées et les compléments de service.
Mais ça ne passe pas. Les DHG sont rejetées. Les CA reconvoqués. Le poids des HSA est tel que certains chefs d’établissement ne parviennent pas à faire absorber les HSA et annonce qu’il va devoir les rendre alors que les moyens d’enseignement ont encore diminué.
Tout en mettant en garde les personnels sur l’importance de la vague Omicron, le ministre Blanquer poursuit sa politique de fermetures de classes et d’augmentation des effectifs par classe. Certains dépassent les 30 élèves en collège. Conséquence de la réforme du lycée, les effectifs atteignent même parfois 40 élèves par classe.
Ainsi, à Tours, la secrétaire départementale du SNFOLC dresse le bilan dans un lycée : « Autrefois nous étions 9 professeurs de maths, nous ne sommes plus que 7, nous étions 4 profs de SES, il n’en reste plus que 3. Nous étions 9 en histoire-géo, demain 7. Nous étions 7 en SVT et demain 5. »
Les classes sont supprimées massivement comme dans les Ardennes où 14 classes devraient fermer dans la zone de Charleville-Mézières et 6 dans le sedanais. Dans les collèges de l’Eure, pour une baisse d’effectif départementale de 91 élèves, 22 collèges voient leur DHG baisser drastiquement. Plus de 15 divisions sont menacées et 24 postes risquent d’être supprimés. Dès le 27 janvier, 16 collèges ont demandé à être reçus en audience d’urgence.
Dans les Hauts de Seine, au collège Pompidou, contre la perte de 50 heures-postes, la grève a rassemblé 85 % des personnels le 31 janvier et 65 % le lendemain. La grève s’est propagée au lycée Michel Ange de Villeneuve-la-Garenne et au collège Evariste Galois de Nanterre tout proche qui a leur tour, cessent le travail.
Après les grèves du 13 et du 27 janvier, les personnels s’organisent pour récupérer les moyens supprimés. Ils convoquent les AG et des conférences de presse, rédigent leurs tracts, mettent en ligne leurs pétitions, tiennent les piquets de grève et en profitent pour diffuser aux parents qui les rejoignent ! Aussi bien dans les départements que nationalement, le SNFOLC les défend, les accompagne.
Le SNFOLC soutient toutes les initiatives pour l’annulation des fermetures de postes, pour la création de tous les postes nécessaires, pour la défense de tous les enseignements. Un préavis de grève est déposé pour couvrir tous les personnels.
Produits de première nécessité, carburants, gaz, électricité, loyers,… tout augmente dans des proportions jamais vues depuis 50 ans. Entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre
2021, l’inflation en France est de 35,4 %.
Dans le secteur privé, les grèves se multiplient pour les salaires : Carrefour, Lidl, Conforama, Leroy Merlin, Sanofi, Auchan, Décathlon, Labeyrie, Séphora, Alstom, Boulanger, Flunch, Dassault Aviation, Schneider… la liste est longue alors que dans le même temps les entreprises du CAC 40 ont réalisé 60 milliards d’euros de profits au premier semestre 2021.
Les agents de la Fonction publique subissent de plein fouet l’augmentation du coût de la vie et la baisse de leur pouvoir d’achat puisque le gouvernement refuse obstinément de procéder à une augmentation générale des traitements en augmentant la valeur du point d’indice. Les miettes qu’il a distribuées (le « bouclier tarifaire » de Castex) sont sans effet puisque les augmentations de l’énergie ont déjà eu lieu dans des proportions historiques !
Quant à la « prime d’attractivité » de Blanquer, le résultat, c’est que l’avancement d’échelon d’un certifié est presque sans effet sur son traitement jusqu’au 7e échelon ! Ces miettes dispensées à quelques uns ne permettent ni de boucler les fins de mois, ni de compenser les pertes spectaculaires de pouvoir d’achat.
Ainsi, pour un professeur certifié au 11e échelon, le gel de la valeur du point d’indice depuis 2000 aboutit à une perte mensuelle de 793,11€ ! Pour retrouver la valeur réelle du point d’indice de janvier 2000 (en euros constants), il faudrait augmenter sa valeur de 21,68 % !
Les personnels se sont saisis massivement de l’appel à la grève du 13 janvier pour exprimer leur colère face au chaos organisé par Blanquer pour détruire l’école publique.
La grève a été puissante dans les écoles, mais aussi largement majoritaire dans le 2nd degré.
Dans les lycées, les enseignants s’en sont saisis notamment pour exprimer leur rejet du Bac Blanquer, pour exiger la suppression du contrôle continu, le report des épreuves de spécialité en juin, leur transformation en épreuves terminales nationales, le retour à des épreuves de baccalauréat anonymes, terminales et nationales.
Cette revendication, portée par FO depuis le début, est reprise dans la pétition intersyndicale FNEC FP-FO, SNES, SNEP, Cgt éduc, SNALC et Sud.
Lien pour signer la pétition : c’est ici !
C’est un levier pour regrouper les personnels et amplifier la mobilisation pour le rétablissement du baccalauréat national dès la session de 2022.
Au lendemain de la mobilisation historique du 13 janvier, la FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir, à réaffirmer les revendications et à discuter des suites.
Les lycées et les enseignants qui se sont mobilisés, de la grève des correcteurs et des jurys en 2019 en passant par la mobilisation puissante contre les E3C en 2020 à la mobilisation contre le grand oral à la session 2021 ne s’y sont pas trompés. Depuis l’annonce de la réforme, chaque session du baccalauréat, jusqu’à la dernière édition est marquée par le rejet, en particulier des personnels qui dénoncent une réforme inégalitaire qui détruit l’essence même de leurs missions.
La conférence nationale du 4 février, au siège de la Confédération, sera l’occasion de faire le point sur la mobilisation engagée en défense du baccalauréat national, pour le retrait du Bac Blanquer !
Pour télécharger le document qui suit : c’est ici.

Deux semaines après la grève historique du 13 janvier, le ministre Blanquer a annoncé aux organisations syndicales le report des épreuves de spécialité de mars et la suspension de l’attestation de langues. Le ministre a été contraint de modifier une nouvelle fois sa réforme qui, virus ou pas, ne satisfait personne.
La FNEC FP-FO a rappelé au ministre qu’à ce jour, 14 000 signataires ont exprimé, par le biais de la pétition FO, SNES, SNEP, CGT, SUD et SNALC, avec les associations de professeurs spécialistes APHG, APBG, APLV, APPEP, APSES, UDPPC, CNARELA et APMEP et le syndicat lycéen La voix lycéenne, leur exigence de voir le report des épreuves de spécialité de mars, leur transformation en épreuves terminales, et le rétablissement des épreuves nationales, terminales et anonymes.
En reportant les épreuves d’EDS en mai, et non en juin, le ministre veut éviter d’ouvrir une brèche trop grande. Il ne veut pas que sa réforme soit compromise. Raison de plus pour amplifier la campagne, la signature massive de la pétition, et discuter des initiatives pour rétablir le baccalauréat national !
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