Soutien à Kai Terada : contre la répression antisyndicale

 

Dimanche 4 septembre, Kai Terada, co-secrétaire départemental de SUD éducation 92 et enseignant au lycée Joliot-Curie de Nanterre (92), s’est vu notifier par le rectorat une suspension de 4 mois. Mercredi 7 septembre, il était convoqué au rectorat de Versailles, qui lui indiquait son intention d’engager une mutation dans l’intérêt du service sous 10 à 15 jours. Pourtant, le dossier administratif était vide, et le rectorat lui-même indiquait qu’il n’avait commis aucune faute grave justifiant d’engager une procédure disciplinaire.

Il s’agit manifestement d’un nouveau cas de répression antisyndicale. Le motif avancé par le rectorat de “ramener la sérénité” dans l’établissement est jugé totalement irrecevable par les collègues de Kai, très mobilisé·es depuis le début de l’affaire. Ils et elles étaient d’ailleurs nombreux·ses en grève dès le 5
septembre et rassemblé·es devant le rectorat de Versailles jeudi 8 septembre pour le soutenir. En revanche, Kai est bel et bien un militant syndical actif au niveau local, régional comme national, depuis de nombreuses années : c’est cela qui a motivé l’administration a engager des poursuites contre lui.

Avec Macron, la répression anti-syndicale a pris une ampleur inédite, dans les rassemblements, manifestations, et y compris dans les établissements scolaires. La mobilisation contre la mise en place des E3C en 2019 a entraîné une vague de répression très forte, contre les personnels et les lycéen-e-s.
dont les cas les plus emblématiques ont été ceux du lycée de Melle (79) et du lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (63). Nos organisations s’étaient fortement mobilisées pour soutenir les collègues.

La répression contre Kai Terada s’inscrit également dans une vague de procédures de mutations “dans l’intérêt du service”, en réalité des opérations de répressions anti-syndicales déguisées. Celles-ci, facilitées par la loi de transformation de la Fonction publique de 2018, sont devenues un outil, pour la hiérarchie administrative, pour se débarrasser à peu de frais des enseignant·es syndicalistes, sans procédure contradictoire. C’est bien souvent le “climat” de l’école ou de l’établissement qui est invoqué de manière abusive.
Cette vague de répression se poursuit donc avec Ndiaye. Elle doit cesser définitivement : les droits syndicaux, le droit de grève et de manifestation ne doivent en aucun cas être entravés.

Nos organisations exigent que Kai Terada soit rétabli immédiatement dans ses fonctions et que le motif de la suspension lui soit communiqué. Elles dénoncent cette tentative d’intimidation contre l’exercice du droit syndical.

 

C’est pourquoi nos organisations appellent l’ensemble des personnels à participer mercredi 21 septembre à 15h à un rassemblement en soutien à Kai Terada devant le ministère (place Jacques Bainville, Paris 7e). Des préavis de grève seront déposés.

 

Les responsables nationaux·ales de nos organisations seront présent·es. Elles appellent à faire de ce rassemblement une initiative majeure contre la répression dans l’Éducation nationale.

Grève interpro et AG Education le jeudi 29 septembre 2022

GREVE et MANIF à 11h Esplanade De Gaulle à Rennes

+ AG ÉDUCATION à 14h30 MJC du Grand Cordel Métro ligne B !

 

Le 29 septembre, toutes et tous en grève et manifestation !

Manifestation à Rennes : 11h, esplanade Charles de Gaulle

 

Après des décennies d’austérité et de mesures régressives décidées par les gouvernements successifs, les salarié·es, privé·es d’emploi, retraité·es et jeunes subissent les effets d’une crise sans précédents, dont ils et elles ne sont en aucun cas responsables mais qui les frappe de plein fouet et avec une grande violence sociale.

Crise sociale, crise environnementale, chute brutale du pouvoir d’achat, instabilité internationale… tout concourt à accélérer la paupérisation des populations, sans entamer les profits boursiers qui battent tous les records et ni la croissance exponentielle des fortunes des plus riches.

Pour le gouvernement et le patronat français, rien ne doit changer, au contraire : les mesures annoncées sur le pouvoir d’achat sont en dessous de la situation de paupérisation de la population, affaiblissent le financement de la sécurité sociale et des services publics et s’attaquent directement aux 35h.

On annonce également la poursuite et l’aggravation des réformes de l’assurance-chômage qui vont à l’encontre du droit des travailleur·euses de la possibilité d’avoir des indemnisations justes.

On annonce encore une énième réforme des retraites injuste qui exigerait de travailler toujours plus, jusqu’à 65 ans et au-delà, ainsi que la poursuite d’une fiscalité qui assèche les comptes de l’État au profit des grandes entreprises et au détriment des services publics (santé, éducation…) et du financement de la transformation écologique.

Pourtant, les salarié·es n’ont pas l’intention de se laisser faire et de nombreuses luttes pour les salaires ont été menées, avec des gains importants. Il n’est pas question de se contenter des miettes saupoudrées par le gouvernement qui évite soigneusement les mesures d’augmentation des salaires. Des secteurs importants appellent d’ores et déjà à l’action, comme le 22 septembre dans la santé et l’action sociale.

Dans une déclaration unitaire totalement inédite, l’ensemble des organisations syndicales de France ont affirmé le 12 juillet 2022 :

« Parce qu’elles considèrent que le salaire relève du partage des richesses, les organisations syndicales et de jeunesse sont unanimes sur le fait que le sujet prioritaire doit être l’augmentation des salaires, des retraites et pensions, des minimas sociaux et des bourses d’études. ».

Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales d’Ille-et-Vilaine CGT, FO, FSU, Solidaires, Union Pirate, Solidaires étudiant·es, FSE, appellent à la mobilisation la plus massive. Elles soutiennent les mobilisations dans les entreprises, administrations, secteurs professionnels en cours ou à venir.

Elles appellent à se rassembler partout sur les lieux d’étude et de travail pour décider la grève et sa reconduction afin de faire aboutir les revendications établies collectivement.

 

La CGT, FO, FSU, Solidaires, Union Pirate, Solidaires étudiant·es, FSE appellent à une journée de grève interprofessionnelle le jeudi 29 septembre, qui doit s’inscrire dans une mobilisation large et dans la durée :

– Contre les réformes régressives de l’assurance-chômage et des retraites en en exigeant le retrait et contre les mesures gouvernementales pour le pouvoir d’achat qui s’accompagnent de reculs des droits individuels et collectifs (rachat des jours RTT par exemple),

 

– Pour des mesures réellement efficaces pour le pouvoir d’achat des salarié·es, privé·es d’emploi, retraité·es, étudiant·es, jeunes :

· L’augmentation significative des salaires à commencer par le Smic pour répondre à l’urgence sociale · L’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes

· La reconnaissance des diplômes dès l’embauche et le paiement de la
qualification

· Un revenu de remplacement pour tou·tes les privé·es d’emploi au
minimum au niveau du Smic

· L’augmentation des pensions des retraité·es avec un niveau minimum
égal au Smic et ce dès 60 ans

· Une allocation d’autonomie pour les étudiant·es et les jeunes en
recherche d’un premier emploi et une augmentation des salaires pour
les apprenti·es

· L’encadrement à la baisse des loyers et plafonnement de la quittance à
20 % du revenu des ménages

· L’abaissement du taux de TVA à 5,5 % sur les produits de première
nécessité

· La baisse des prix des carburants, en ponctionnant sur les revenus du
capital des entreprises multinationales du secteur pétrolier

· L’arrêt des exonérations de cotisations sociales et fiscales et le
conditionnement des aides publiques aux entreprises

 

Le 29 septembre, toutes et tous en grève et manifestation !

Manifestation à Rennes : 11h, esplanade Charles de Gaulle

 

Dans les autres localités : Manifestation à St Malo ( 11H devant la chambre de commerce), Fougères ( 17H 30 place Aristide Briand) ,+ Redon et Vitré

Pour télécharger le tract intersyndical : c’est ici.

Actions à venir : mois de septembre 2022

Jeudi 8 septembre à 17h30 : Assemblée générale de rentrée  (heure d’info syndicale)

 

Cette AG est destinée aux personnels du 1 er et du 2nd degrés : professeurs, AED, AESH, CPE, PSY EN EDO, AS, personnels de labo…

Objectif : faire un état des lieux de la rentrée dans chaque établissement et mobiliser les personnels en cette rentrée difficile (sans oublier un pot amical pour bien débuter l’année!)

Lieu : locaux de l’UD FO 35 (35 rue d’Echange, parking gratuit et métro Ste Anne)

 

Informez-nous de votre présence par mail svp !

 

Jeudi 8 septembre à 11h30 : rassemblement interprofessionnel FO

 

Lieu : Place de la République à Rennes

Le 8 septembre sera le jour de la première réunion du Conseil National de la Refondation : portons nos revendications pour dénoncer cette imposture de Macron qui est à la fois une insulte à notre passé ( Conseil National de la Résistance) et une tentative d’intégrer les syndicats à la politique gouvernementale.

 

Jeudi 29 septembre : grève nationale et mobilisation interprofessionnelle et intergénérationnelle

 

Pour l’augmentation immédiate des salaires, pensions et minima sociaux et l’abandon des contre réformes de l’assurance chômage et des retraites.

Manifestation à Rennes

jeudi 29 septembre 2022

11h esplanade de Gaulle

 

Tract intersyndical 35 à télécharger ici.

Ce qu’il faut savoir avant la rentrée 2022-2023

Le document qui suit vous donnera toutes les infos à savoir pour faire une rentrée scolaire dans le cadre du droit.

Infos sur :

– les horaires : les emplois du temps, l’amplitude maximale d’une journée de travail, les temps partiels,

– vos missions : le professeur principal et le professeur référent,

– les documents à signer à la rentrée : l’arrêté d’affectation, le procès verbal d’installation, la ventilation de service,

– le calendrier : la journée de pré-rentrée, le calendrier scolaire à rallonge

– le rendez-vous de carrière,

– les AED : la signature du CDI.

 

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Jobdating à Rennes : FO y était !

Communiqué envoyé à la presse le 6 juillet 2022

Des militants Force Ouvrière étaient présents le 6 juillet devant le lycée Victor Hélène Basch à Rennes où s’est tenu le job Dating organisé par l’Académie de Rennes, à l’issue du rassemblement intersyndical qui s’est tenu devant le Rectorat.

 

250 personnes se sont présentées à ce job dating.

Les candidats ont eu un entretien d’environ 10-15 minutes avec des Inspecteurs Pédagogiques après avoir assisté à une réunion plénière en amphi, présentant le métier de professeurs. Il leur a été dit qu’ils bénéficieraient « peut être d’un accompagnement ». Aucun poste à l’année ne leur a été garanti.

19 salles ont été réquisitionnées pour ce recrutement à la va vite, fait avec beaucoup de « bienveillance » nous a confié une candidate. Des candidats ont pu postuler dans plusieurs disciplines : philosophie- Lettres par exemple, parfois dans deux disciplines très éloignées l’une de l’autre.

Que ces futurs collègues soient convaincus que cette bienveillance ne durera pas.

A la première occasion l’administration ne manquera pas de se débarrasser d’eux !

 

Force Ouvrière dénonce ces méthodes de recrutement qui uberisent la profession.

 

Dans le même temps, le Rectorat inverse les règles d’affectation des Titulaires de Zone de remplacement et des collègues en CDI : ces contractuels seront affectés avant eux, donc sur des postes à temps complet. C’est inadmissible.

 

Force Ouvrière, revendique la création de tous les postes statutaires nécessaires et le retour aux commissions paritaires supprimées par la loi de Transformation de la Fonction Publique. Seul le contrôle des affectations par les organisations syndicales garantit les affectations dans le respect des règles.

 

Communiqué à télécharger : ici.