En grève à partir du 19 mars !

Parce que la journée du 19 mars doit être le point de départ d’une mobilisation forte, et que les personnels doivent discuter de la reconduction de la grève dès le 20 mars…

Les organisations syndicales de l’Éducation nationale FNEC FP FO 35, FSU, UNSA Éducation, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SUD éducation, CNT-STE constatent et condamnent l’absence de toute perspective de mesures générales d’augmentation des rémunérations dans l’Éducation nationale dans un contexte d’inflation encore soutenue. Il est urgent d’ouvrir sans délai des négociations pour améliorer les carrières et prendre des mesures générales pour les salaires, notamment en revalorisant le point d’indice, dans un contexte d’effondrement du niveau des rémunérations des agent·es publics.

Loi Fonction publique : une manœuvre qui ne répond pas aux urgences

Loin de répondre sur la question des rémunérations et des conditions de travail, le Président de la République a réaffirmé la mise en perspective d’une loi, qu’il qualifie « d’historique », pour la fonction publique visant selon lui à mieux reconnaître le « mérite ». Nos organisations dénoncent une manœuvre visant à esquiver l’urgence de la revalorisation et risquant de créer des divisions parmi les agent·es et de nouvelles inégalités, notamment entre les femmes et les hommes. Les agent·es ne sont pas dans l’attente de la reconnaissance de leur « mérite » mais d’une rémunération qui leur permette de vivre dignement et soit prise en compte pour le calcul de leurs pensions. Elles et ils sont aussi dans l’attente des moyens pour accomplir les missions qui sont les leurs dans de bonnes conditions, y compris dans l’intérêt des usagers et usagères.

Non au choc des savoirs, oui au choc des salaires !

C’est aussi ce qu’attendent les personnels de l’Éducation nationale qui font vivre au quotidien le service public d’éducation. Pour défendre l’École publique, une école qui donne à tous les élèves les moyens de réussir qu’importe leur
difficultés sociales, scolaires, leur handicap, leur origine ou leur religion réelle ou supposée, les personnels sont fortement mobilisés contre le Choc des savoirs, contre la dégradation des conditions de travail et pour de vraies augmentations de salaire. Ainsi, depuis plusieurs semaines, avec l’appui de nos organisations, les actions locales sont nombreuses : rassemblements devant les DSDEN ou les rectorats, distribution de tracts, réunions publiques sur l’avenir de l’Ecole publique et contre le Choc des savoirs…

Nos organisations revendiquent les moyens nécessaires en postes pour baisser le nombre d’élèves par classe, assurer les remplacements et assurer l’enseignement spécialisé quand cela s’avère nécessaire. L’annulation de 700 millions d’euros pour le budget de l’Éducation nationale est particulièrement alarmante au regard des besoins.

Mobilisé·és : en grève et dans l’action !

Nos organisations syndicales appellent à continuer la mobilisation pour l’abandon du Choc des savoirs et pour l’annulation des suppressions de postes et la création des emplois nécessaires pour la rentrée 2024, pour refuser la réforme de la voie professionnelle, et obtenir des enseignements ambitieux pour les élèves et de vrais moyens à la hauteur des besoins pour l’école publique.

Pour mettre un terme à l’affaissement du pouvoir d’achat des agents, aux rémunération indigne de nombreux agents de catégorie C, des AESH, des AED et de nombreux agents contractuels et refuser de subir une année blanche en termes d’augmentation de traitement, nos organisations FNEC FP FO 35, FSU, UNSA Éducation, SGEN-CFDT, CGT Educ’action, SUD éducation, CNT-STE appellent à la grève et à la mobilisation par tous les moyens à partir du 19 mars.

Tract départemental d’appel à la grève :

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Action mardi 6 février !

Plusieurs organisations syndicales appellent à des actions locales pour la semaine qui vient, avec notamment un appel à la grève ce mardi 6 février. Il a même été question de reconduction de la grève à partir du 6 février, reconduction qui a finalement été remise à plus tard au vu du calendrier (la zone 1 sera en vacances dès vendredi 9 février au soir).

Un préavis de grève a été déposé par notre fédération FNEC FP FO jusqu’au mois de mars. Donc tous les personnels qui souhaitent mener des actions locales (grève, blocage, AG…) le peuvent sans difficulté.

 

Ce mardi 6 février sera une journée importante car ce jour-là se tiendront le CSA SD 2nd degré (à 9h) et le CSA SD 1er degré à 14h30. Ce sont des instances dans lesquelles les DGH sont évoquées et débattues entre organisations syndicales et administration.

 

Le SNFOLC 35 appelle à la grève ce mardi 6 février sur les revendications suivantes :

– La revalorisation indiciaire de 21% pour tous les personnels sans contrepartie ;
– L’arrêt des fermetures de postes et la création des postes nécessaires ;
– La défense de l’enseignement spécialisé et adapté, le maintien et la création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux, l’abandon des mesures de l’acte 2 de l’Ecole inclusive ;
– Le retrait de la réforme de la voie professionnelle ;
– Le retrait du « choc des savoirs ».

 

Pour le SNFOLC 35, pour se faire entendre de la ministre, nous ne pouvons plus nous contenter d’une simple manifestation.

Si vous êtes intéressé par une action qui aura lieu ce mardi 6 février à 8h à Rennes, contactez-nous au 07.50.97.10.68.

 

Pour gagner :

Nous avons besoin de perspectives claires, et d’une véritable lutte, sans passer par des journées saute-mouton, véritable machine à perdre qui épuise les collègues.

Les vacances de la zone 1 approchant (9 février), partir maintenant dans la reconduction de la grève ne nous paraît pas avoir de sens.

En revanche, au mois de mars, au retour des congés, une fenêtre importante se dégage : 5 semaines de cours à suivre sans aucune zone en vacances. Le temps fort déjà annoncé par la fédération FO de la fonction publique pour la journée du 19 mars (revendications axées sur les salaires) pourrait être le détonateur d’une mobilisation dure dans l’éducation nationale.

D’ici le 19 mars, nous avons le temps de préparer la grève, une grève durable, dans sa reconduction, seul moyen de gagner.

 

Ce sera le mandat que portera le SNFOLC 35 à la commission exécutive nationale du 7 et 8 février.

Grève du jeudi 1er février : grosse journée de mobilisation

Nous étions 3 000 à manifester ce midi dans les rues de Rennes, entre la place de la République et le rectorat, en passant bien sûr sous les fenêtres de la DSDEN.

 

Des tracts ont été placardés sur les grilles de la DSDEN 35 pour appeler à rejoindre le mouvement, pendant que de nombreux personnels défilaient avec pancartes et banderoles par établissements.

Le rectorat a annoncé un peu plus de 40% grévistes dans le 35, donc comprendre bien plus ! Dans de nombreux collèges particulièrement, seuls deux ou trois professeurs étaient non grévistes, les vies scolaires fermées, les chefs d’établissement eux-mêmes en grève ET en manif. Plusieurs écoles ont été complètement fermées.

La ministre aura donc tout de même un mérite : faire l’unanimité contre elle et les reformes de l’éducation.

 

Le mot d’ordre principal des manifestantes et manifestants portait sur les mesures annoncées du « choc des savoirs », que toutes et tous contestent.

Une AG éducation s’est tenue dans l’après-midi à Rennes, AG à laquelle a participé le SNFOLC 35 et qui a réuni une cinquantaine de personnes.

Problématique posée : et ensuite, quelles perspectives ? Est-ce que « aujourd’hui » ça suffit pour gagner ?

 

De nombreux établissements étaient représentés dans cette AG. Parmi celles et ceux qui se sont annoncés : collège et lycée de Liffré, collège les Ormeaux (Rennes), lycée Descartes (Rennes), collège les Chalais (Rennes), écoles Clémenceau et Prévert à Rennes, collèges et lycée de Vitré, collèges et lycée de Combourg, collège de Cleunay (Rennes), LP de Coëtlogon (Rennes), cité scolaire Zola (Rennes), collège Les Gayeulles (Rennes), école de Betton… Des lycéennes et lycéens d’un établissement scolaire rennais étaient également présents.

Constat unanime : la dégradation des conditions de travail pour les élèves et les personnels, les perspectives très inquiétantes des réformes – qui ne doivent pas passer (« choc des savoirs » et reforme du LP). Comment faire barrage ?

Beaucoup ont conscience de la nécessité de passer par un mouvement fort qui reposerait sur la grève reconductible et les actions de blocage. Ils attendent des perspectives claires données par les OS nationales allant dans ce sens.

 

Dans l’immédiat en Ille-et-Vilaine :

– appel à refuser toutes les évaluations, les tâches administratives, les formations ;

– créer des ponts avec les autres établissements de secteur pour faire bloc à plusieurs et ainsi durcir le rapport de force ;

– informer les parents, notamment par des réunions publiques ou les portes ouvertes à venir ;

– travailler avec les lycéennes et lycéens, qui vivent eux-mêmes des situations très difficiles (plusieurs lycées ont signalé un fort taux de tentatives de suicide), et qui sont menacés de mesures particulièrement autoritaires (SNU, uniformes, pertes de nouvelles semaines de cours pour les LP notamment…).

 

Ce qui est revenu à plusieurs reprises : les actions de blocage (rectorat, établissements scolaires, ronds points…) et la perspective de la grève, pour lesquels le SNFOLC 35 s’est positionné.

En Ille-et-Vilaine, le 1er février constitue donc le point de départ d’une mobilisation qui va se construire dans la durée pour faire reculer le gouvernement.

Le SNFOLC 35 est prêt.