Epidémie de Covid-19 : report et aménagement du calendrier des concours de recrutement de l’Education nationale

Jean-Michel Blanquer et Frédérique Vidal ont décidé de réviser le calendrier ainsi que les modalités d’organisation des concours nationaux prévus au printemps 2020

Ainsi, les épreuves des examens et des concours nationaux qui n’ont pas pu se tenir ou qui doivent se tenir dans les prochaines semaines seront reprogrammées à une date ultérieure. Au regard de la complexité de l’organisation de ces épreuves, elles ne pourront avoir lieu avant la toute fin du mois de mai.

Les concours de recrutement de l’Education nationale devraient avoir lieu, sous réserve de l’évolution de la situation sanitaire, entre juin et juillet. Ils feront l’objet d’une communication spécifique dans les prochains jours.

 

Le Ministère annonce que :

Des solutions seront trouvées au cas par cas (reports, aménagements, etc.) et qu’une information spécifique sera apportée à chaque candidat. Leur reprogrammation se fera dans les délais les plus courts possibles en fonction de l’évolution de la situation. Pour les concours prévus après le 5 avril, des solutions adaptées seront définies sur la base d’une instruction approfondie. Les modalités retenues seront portées à la connaissance des candidats sur une page internet dédiée.

Lire l’article complet sur le Site officiel de l’administration française : www.service-public.fr

Article sur le Site du ministère de l’enseignement supérieur : lire ici.

Répression et intimidations se multiplient

Un vent de révolte souffle contre la mise en place des épreuves communes de contrôle continu (E3C). D’une part, les E3C consacrent la mise en place d’un bac local à géométrie variable afin d’en finir avec le baccalauréat national, ponctuel et anonyme. D’autre part, elles sont organisées dans le plus grand désordre avec notamment un retard dans l’ouverture de la banque nationale de sujets.
 
Enseignants, lycéens, parents d’élèves n’acceptent pas les E3C. Les grèves et les rassemblements se multiplient ce lundi afin d’éviter le pire pour les élèves. Que répondent le ministre et le gouvernement, qui sont responsables de cette situation chaotique ?
 
Vendredi 17 janvier une brutale intervention policière (violences physiques, utilisation de gaz lacrymogènes) s’est déroulée devant la porte d’entrée du lycée Hélène Boucher à Paris, à l’encontre des lycéens qui étaient rassemblés.
 
Samedi 18 janvier, s’adressant aux enseignants, salariés, parents d’élèves, étudiants, lycéens réunis devant le lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand pour mettre en échec les E3C, le ministre Blanquer indique « Il y aura des poursuites. » Comme par hasard, au même moment nous apprenons que des centaines de professeurs ont été rappelés à l’ordre et 50 ont écopé d’une sanction disciplinaire – avertissement ou blâme – pour avoir pris part à la grève des correcteurs au mois de juillet, pour s’opposer à la destruction du baccalauréat par le ministre.
 
Lundi 20 janvier, les épreuves des E3C du lycée VHB (Rennes) ont été annulées suite à une mobilisation des élèves, des parents et des professeurs. Par ailleurs, le SNFOLC 35 est signataire d’une lettre intersyndicale à destination du proviseur de cet établissement qui n’a pas hésité à menacer de licenciement les AED du lycée. Vous trouverez ci-dessous ce courrier :
 
 
Pour le SNFOLC 35, le ministre et sa réforme sont seuls responsables de la pagaille actuelle ! La répression et les intimidations doivent cesser ! Les E3C doivent être purement et simplement annulées !
 
Le SNFOLC 35 a envoyé un communiqué à la préfète d’Ille-et-Vilaine, au Recteur de l’Académie de Rennes et au DASEN d’Ille-et-Vilaine pour demander :
 
  • de cesser les convocations forcées des AED et des APS.

     

  • d’entendre les revendications des enseignants en lutte contre les E3C, lutte qui s’inscrit dans la mobilisation plus large contre le projet de réforme des retraites.
Voici ce communiqué (22/01/20) :
 
 
De la même manière, depuis 47 jours, la grève pour le retrait de la mise en place de la retraite par points est installée dans de nombreux secteurs professionnels. Alors que dans le public comme dans le privé les assemblées générales se multiplient pour préparer la grève et le blocage du pays vendredi 24 janvier, jour où le projet de loi sera présenté au conseil des ministres, le gouvernement serait bien inspiré de retirer sa réforme !
 
Pour le SNFOLC 35, la seule réponse à apporter à ce gouvernement répressif aux abois, c’est la multiplication des assemblées générales, des heures syndicales, dans les établissements, dans les secteurs, dans les localités, etc. pour préparer la grève pour bloquer la réforme des retraites, pour bloquer les E3C, pour dire stop à la répression et aux intimidations !
 
Ci-dessous le communiqué intersyndical qui a suivi (24/01/20) : 

Augmentation de salaire ? Le ministre nous prend pour des pigeons

« Dans le cadre de la réforme des retraites » le ministre Blanquer invite les syndicats à une parodie de négociations, dans laquelle il propose 500 millions d’euros pour 2021 en échange d’un « calendrier précis sur les missions des enseignants et leur évolution ».
 
500 millions annuels, sur l’ensemble des personnels de l’Education nationale, c’est 40 euros bruts mensuels.
 
La réforme des retraites Macron-Philippe-Berger, c’est plusieurs centaines d’euros de pension en moins par mois.
 
  • 400 euros par mois en moins de pouvoir d’achat : c’est l’effet conjugué du gel du point d’indice et de l’inflation depuis 2000, pour un personnel de catégorie A.

     

  • 300 euros par mois pour un personnel de catégorie B

     

  • 200 euros mensuels pour un personnel de catégorie C

    L’article 1 du projet de loi ne trompe personne : « garantir un même niveau de retraite pour les enseignants et chercheurs que pour des corps équivalents de même catégorie de la fonction publique », c’est garantir la baisse du niveau des pensions pour tout le monde !

Depuis le 5 décembre, dans de nombreux établissements et services, des AG quotidiennes se tiennent pour décider la grève. Les personnels de l’Education nationale sont aux côtés des cheminots, des salariés de la RATP, de l’EDF et manifestent contre « la détermination du gouvernement » à imposer un système qui fait perdre de 30 à 40% de pension. Ils manifestent contre la remise en cause de leurs droits, de leur statut, dont le Code des Pensions civiles fait partie intégrante.
 
Pas question d’accepter ce jeu de dupes !
 
Pour le ministre Blanquer, il faudrait cesser la grève, la défense des revendications, se vendre pour un plat de lentilles, et accompagner la modification de nos carrières, du temps de travail, de nos missions. La FNEC FP-FO a refusé de se ranger derrière cette mascarade. Avec sa fédération de fonctionnaires la FGFFO, la FNEC FP-FO s’est adressée au gouvernement pour exiger l’ouverture de vraies négociations portant sur l’augmentation des salaires.
 
La FNEC FP-FO le dit clairement au ministre : depuis 42 jours les salariés du public et du privé sont en grève, ils sont déterminés. Ils ne sont pas dupes des manœuvres gouvernementales, que ce soit le coup monté entre le Edouard Philippe, la CFDT et l’UNSA sur « l’âge pipeau », ou la pseudo-revalorisation annoncée à l’Education nationale.
 
AG partout pour amplifier la grève,
Retrait de la réforme universelle par points !
Les faire céder sur les retraites, c’est ouvrir la voie à la satisfaction de toutes les revendications. La FNEC FP-FO appelle les personnels à préparer et poursuivre la grève, et à participer massivement aux manifestations interprofessionnelles du 16 janvier 2020.

Retraites et âge pivot : réaction de FO

Vous trouverez, ci-dessous, le communiqué de presse de FO qui réagit aux annonces du 1er Ministre d’aujourd’hui et qui appelle « à poursuivre et renforcer la grève. »

Ce samedi 11 janvier, des dizaines de milliers de manifestants ont réaffirmé avec force leur détermination : le gouvernement doit céder. Des cortèges denses et dynamiques ont à nouveau repris sur l’air des gilets jaunes les mots d’ordre de retrait de la réforme des retraites. La détermination est là. La répression gouvernementale aussi, comme à Paris ou à Nantes, où les grenades lacrymo et les coups de matraques se sont abattus sur des manifestants pacifiques. Des militants syndicalistes ont été interpellés par la police. Un camarade du SNFOLC de la Somme va passer la nuit en garde à vue au commissariat : c’est inadmissible !

Pour le gouvernement, il y aurait d’un côté les « partenaires sociaux » qui acceptent de coopérer, et de l’autre ceux qui – en revendiquant en toute indépendance – « minent l’unité nationale« …

L’immense majorité des salariés rejette la réforme Macron-Philippe-Berger. Ils refusent ce basculement vers la fin de tous les droits collectifs et de tous les statuts.

Le SNFOLC 35 appelle à tenir partout des AG pour rassembler les personnels sur l’exigence du retrait de la réforme des retraites et organiser, étendre la grève jusqu’à satisfaction. C’est notre responsabilité, c’est la place du syndicat.

Le SNFOLC 35 appelle à poursuivre la grève !

Alors que l’année commence en pleine grève historique pour le retrait de la contre-réforme des retraites, nous avons entendu les vœux du Président de la République : au-delà des slogans et des formules creuses ressassées depuis des mois, il a décidé d’ignorer ce qui s’exprime depuis le 5 décembre.

Macron et son gouvernement nous méprisent

  • Mépris à l’égard de l’immense majorité des salariés qui refuse la destruction des droits collectifs, et ne veut pas léguer aux générations futures un système basé sur la capitalisation, géré par les fonds de pensions.

     

  • Mépris à l’égard des organisations syndicales accusées de « mensonges et de manipulations », et sommées d’accompagner la contre-réforme dans le cadre d’un pseudo compromis.

Au même moment le gouvernement poursuit la casse des statuts et des services publics

En quelques jours, le gouvernement vient de publier plusieurs décrets de régression sociale, malgré l’opposition de la majorité des organisations syndicales, dont FO :
 
  • Trois décrets d’application de la loi de transformation de la Fonction publique permettant d’une part l’ouverture de la Fonction publique à des non fonctionnaires et d’autre part l’expérimentation de ruptures conventionnelles, comme c’est déjà le cas dans le privé ; un décret sur le transfert définitif de parties des services des Dronisep aux régions ; un décret d’application de la loi anti-laïque pour « une école de la confiance » sur le financement des écoles maternelles privées par les communes ; deux décrets donnant encore plus de pouvoirs aux recteurs de région académique.

     

  • Publication de la loi de financement de la sécurité sociale, avec notamment un nouveau plan d’économies de plusieurs milliards dans la santé et la poursuite de la sous-indexation des pensions de retraite et de la plupart des prestations familiales (+ 0,3 % à comparer à une inflation de 1,2 %) c’est à dire une baisse du pouvoir d’achat.

Il faut les arrêter ! Nous pouvons les arrêter !

Le gouvernement espérait une trêve, pour casser la mobilisation qui dresse des millions de salariés contre son projet. Il a perdu son pari. La grève pour le retrait de la réforme des retraites se poursuit à la SNCF, à la RATP, dans des raffineries… Pendant les congés, de nombreux personnels de l’Education nationale ont participé aux actions de soutien à la grève, aux rassemblements, aux blocages, aux collectes pour les caisses de grève…
 
Le SNFOLC 35 appelle les personnels à se réunir en AG dès le jour de la rentrée, pour décider la poursuite de la grève.
 
Le gouvernement ne nous laisse pas d’autre choix que la grève unie jusqu’au retrait du projet gouvernemental.