Abrogation de Parcoursup et de Monmaster

Les résultats de la phase principale d’admission sur Parcoursup ont commencé à être publiés mardi 2 juin. Cette phase, qui concerne 1 046 000 candidats, s’achèvera le 11 juillet. La phase complémentaire, concernant les candidats n’ayant reçu que des réponses négatives, commencera le 11 juin.

Pour rappel, plus de 103 000 candidats (dont 50 826 lycéens, 34 826 étudiants et 17 930 candidats scolarisés à l’étranger) s’étaient trouvés sans affectation en juillet 2025, contre 85 000 en juillet 2024.

En deux ans, plus de 50 000 places ont été supprimées sur Parcoursup. En 2025, plus de 100 000 bacheliers ont eu des réponses négatives à leurs vœux.

 

Il y a donc tout lieu de craindre qu’à nouveau cette année, des dizaines de milliers de bacheliers restent bloqués à l’entrée dans l’enseignement supérieur.

Le couperet vient de tomber également pour MonMaster, qui a franchi le seuil des 270 000 candidats, soit une hausse de 8 % en un an. Dans le même temps, les places proposées en master ont chuté de plus de 13 %, notamment dans les filières les plus demandées. 

Monmaster n’offre qu’une place pour 1,8 candidat.

 

L’opacité des critères présidant à la sélection des candidatures dans les différentes filières, l’incompréhension et le sentiment d’injustice et d’arbitraire que cela provoque chez les élèves et les étudiants concernés, mais aussi chez un certain nombre de leurs enseignants, sont de nature à nourrir la colère des uns et des autres contre cette machine à trier et broyer les élèves, dont nous continuons à revendiquer l’abandon.

Abrogation de Parcoursup et Monmaster !

Le choc contre les disciplines

Par une lettre en date du 30 août 2023, Gabriel Attal, alors ministre de l’Éducation nationale a chargé l’Inspection générale de l’Éducation, du sport et de la recherche (IGESR) d’une mission d’enquête sur « les enseignements pluridisciplinaires au lycée général, technologique et professionnel » (BOEN, n°33 du 7 septembre 2023).

La mission vient de rendre son rapport. Ce dernier poursuit une campagne – déjà ancienne – contre les disciplines, accusées de tous les maux. Le cloisonnement disciplinaire ne pourrait, selon les auteurs du rapport « que
favoriser […] les pouvoirs technocratiques et bureaucratiques dans leurs stratégies dominantes » (IGESR, Les enseignements pluridisciplinaires au lycée général, technologique et professionnel, rapport n°23-24 003B –
décembre 2024, p. 7).

Outre, un langage abscons, cette nouvelle attaque contre l’enseignement disciplinaire au Lycée poursuit une logique qu’avait accentué le baccalauréat Blanquer en instaurant la pluridisciplinarité des enseignements au travers
des spécialités comme par exemple Humanité Littérature et Philosophie (HLP).

Ne soyons pas dupes, cette volonté de casser les disciplines ne répond pas à des considérations pédagogiques mais essentiellement à des préoccupations budgétaires.

En effet, la Cour des Comptes estime depuis longtemps que la monovalence des enseignants du second degré serait un luxe exorbitant que le pays ne pourrait plus se permettre.

 

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Bac Blanquer 2024 : une maltraitance institutionnelle contre les personnels

Lorsqu’en septembre 2023, G. Attal, alors ministre de l’Education Nationale décide le report des épreuves de spécialité en juin, pour la FNEC FP-FO et le SNFOLC, s’il était temps que le ministre entende les personnels sur leur demande de report de ces épreuves, on était loin du compte.

 

En effet, le report des épreuves en juin maintenait l’essentiel des réformes Blanquer du lycée et du baccalauréat ainsi que Parcoursup, avec leurs conséquences.

Ainsi, le contrôle continu est devenu l’élément majeur du dossier scolaire de l’élève qui sera pris en compte dans Parcoursup.

La suite en-dessous :

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L’inspection générale de l’EN : même constat que FO sur les revendications des personnels

L’INSPECTION GÉNÉRALE DE L’EDUCATION LE CONFIRME :

LES ENSEIGNANTS NE VEULENT

NI DES RÉFORMES BLANQUER DU LYCÉE ET DU BACCALAURÉAT,

NI DE PARCOURSUP !

ABROGATION ! ET RÉTABLISSEMENT DU BAC NATIONAL !

 

Dans un rapport de juillet 2023, l’IGESR écrit :

« La majorité des enseignants milite pour un retour à la situation quo ante, intégrant également la suppression ou une transformation substantielle de Parcoursup » ou encore « Les inquiétudes, nombreuses, se sont exprimées de façon vigoureuse et répétée, de la part d’enseignants aux profils très divers, allant fréquemment jusqu’à l’expression d’une colère et d’un véritable désarroi face à des évolutions à la fois incomprises et perçues comme menaçant le sens même de leur mission d’enseignement. La défiance vis-à-vis d’une institution « qui ne nous écoute pas » est également apparue très fortement ».

Le constat est clair et sans appel :

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