Une réunion sur les groupes de niveau a eu lieu lundi 27 mai au lycée de Cesson Sévigné.
50 professeurs ont ainsi été convoqués pour réfléchir au fonctionnement des groupes de niveau l’année prochaine.
Durant deux heures de plénière, les personnels ont exprimé leur désaccord avec la réforme aux IPR et DASEN présents. Ils ont par la suite été « invités » par les IPR à se répartir dans des classes (profs de français et profs de maths séparés) pour travailler à la mise en place de la réforme, ce qu’ils ont refusé de faire.
Ils ont décidé de rester dans l’amphi pour travailler à un communiqué de presse (ci-dessous).
C’était un gros moment !
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Lorsque les personnels ont refusé de se répartir dans les classes, ils ont précisé qu’ils n’étaient pas grévistes, et qu’ils resteraient bien au lycée jusqu’à 12h pour poursuivre leur réflexion sur la réforme. Un IPR a alors annoncé que des feuilles d’émargement circuleraient dans les classes qu’ils devaient rejoindre, sous-entendu qu’il y aurait des retraits sur salaire. Cette déclaration a provoqué un tollé. Il était 11h10. Il restait 50 minutes.
Un courrier intersyndical à l’initiative de FO à destination du DASEN est en cours de rédaction pour s’assurer qu’il n’y aura aucun retrait sur salaire.
Communiqué rédigé lors de la réunion et envoyé à la presse :
Nous, professeurs de français et mathématiques du bassin rennais, avons été convoqués à une formation sur la mise en place des groupes de niveau au collège à la rentrée prochaine, aujourd’hui, lundi 27 mai 2024, au lycée de Cesson-Sévigné.
Soutenus par la fédération des parents d’élèves la FCPE 35 et la totalité des organisations syndicales (la CGT Educ’action 35, la CNT, la FNEC FP-FO 35, la FSU 35, le SGEN CFDT Bretagne, SUD Éducation 35, le SE-UNSA), nous avons exprimé de manière unanime notre opposition à la réforme, tant sur le fond que sur la mise en œuvre.
Ainsi nous avons dénoncé :
– le tri social
– la stigmatisation des élèves et leur fragilisation (santé mentale)
– la confusion entre groupes de besoins et groupes de niveaux
– l’éclatement du groupe classe, associé à la perte de repères des élèves
– les impossibilités pédagogiques
– la mise en concurrence des disciplines
– la mise en concurrence des établissements privés / publics
– la perte de sens et l’épuisement des personnels dont l’expertise professionnelle est constamment niée.
– le manque de moyens dans l’Éducation Nationale depuis plusieurs années
Nous n’avons obtenu aucune réponse concrète ni satisfaisante des IPR (Inspecteur Pédagogique Régional) ni du DASEN (Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale) présents.
Il serait temps que les réformes soient pensées par les personnels qui sont sur le terrain et non par les politiques dictées par les coupes budgétaires. »
