Zone de turbulences

« Le génie du soupçon est venu au monde » (Stendhal)
Ces quelques mots extraits de Souvenirs d’égotisme sont certes détournés de l’intention qu’y mettait l’écrivain, mais ils expliquent avec éloquence le regain de combativité que retrouve le pays ces derniers temps.
Oui, nous sommes entrés dans l’ «ère du soupçon» (l’expression cette fois est de Nathalie Sarraute) et personne ne peut plus désormais faire croire aux travailleurs que le monde de demain est taillé pour eux. Plus personne n’est dupe : avec chaque réforme du code du travail vient une kyrielle de reculs des droits collectifs et des pertes de pouvoir d’achat. Avec chaque réforme imposée à la Fonction publique vient le gel du point d’indice, les suppressions de postes par dizaines de milliers.
Au moment où débute une période cruciale d’élections professionnelles dans l’Education nationale, il est utile de rappeler ce qu’est Force ouvrière, et notre syndicat des Lycées et Collèges d’Ille et Vilaine en particulier… Nous ne confondons pas, nous, action et agitation : les collègues des établissements rennais touchés par la resectorisation des collèges le savent, avoir FO à ses côtés, c’est la certitude de pouvoir s’organiser dans la lutte. Nous n’avons pas, nous, un discours à l’usage des collègues, et un autre, beaucoup plus conciliant celui-là, que nous tenons devant notre employeur. Quand FO a voté contre PPCR( Parcours Professionnel Carrière Rémunération), c’était avec la certitude que les enseignants n’avaient rien d’autre à y gagner qu’une… perte de pouvoir d’achat, car c’est bien cela qui se passe, et que l’évaluation lors des rendez-vous de carrière serait une machine à broyer toute velléité d’esprit critique. Contrairement à un quarteron de syndicats partisans de l’accompagnement des contre réformes, nous ne faisons pas croire à nos mandants, nous, que le fait d’avoir évité le pire est en soi une victoire…
Le pouvoir est au beau milieu d’une zone de turbulences, et un rapport de forces susceptible- enfin- de déboucher sur une victoire des salariés est en voie de constitution. Dans une telle situation, le syndicalisme libre et indépendant est loin d’avoir fait la preuve d’une quelconque inefficacité, mieux : il est à même de défendre la seule revendication qui vaille : l’ « augmentation générale des salaires, des traitements et de la valeur du point d’indice, des retraites et des pensions ainsi que des minima sociaux » (extrait de la résolution de la Commission exécutive de l’Union départementale d’Ille et Vilaine du 23 novembre 2018). Non, décidément non, face à la cherté de la vie, du prix du mètre carré de logement, du litre de carburant, l’augmentation générale des salaires n’est pas une question à mettre en débat avant de la jeter aux oubliettes, c’est la seule réponse valable ! Procéder, comme le fait le Président de la République, en diminuant le salaire différé et le salaire socialisé que constituent nos cotisations sociales pour nous faire croire que, grâce à lui, nos salaires augmentent est une escroquerie intellectuelle. C’est faire croire que ce que nous avons immédiatement, nous l’aurons aussi plus tard ! C’est la casse de toutes les solidarités ouvrières, c’est le basculement vers un univers parallèle régi par des lois totalement ineptes qu’il présente comme le monde de demain.

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Mais il n’aura échappé à personne que notre propre organisation est, elle aussi, passée par des moments difficiles, et que les tenants de la ligne incarnée jusqu’en avril 2018 par un Jean-Claude Mailly devenu champion toutes catégories de la macron-compatibilité ont repris le contrôle d’une organisation qui les avait pourtant désavoués au congrès confédéral de Lille. Notre combat au quotidien, au SNFOLC35, avec l’Union départementale et les syndicats des autres secteurs professionnels, consiste à convaincre ceux qui seraient tentés de le faire que les résolutions combatives du congrès de Lille sont notre fil à plomb, et que les militants sincères et indépendants qui sont la majorité à Force ouvrière ne doivent pas être dépossédés de l’orientation adoptée en avril 2018 dans la capitale nordiste.
Le vote Force ouvrière du 29 novembre au 6 décembre 2018 prend donc une double signification. A l’externe, c’est un message clair envoyé aux prétendues organisations syndicales qui cautionnent les régressions : le monde enseignant est entré dans l’ère du soupçon. A l’interne, progresser significativement dans notre département ne sera pas un message moins clair : Force ouvrière est la propriété de ses adhérents et de ses militants de base, pas d’un appareil occupé à prospérer à leur détriment.

Didier Gaillard, secrétaire départemental du SNFOLC35

Déclaration de FO lors du Comité Départemental de l’Education Nationale (CDEN) du 13 novembre 2018

Cette déclaration liminaire a été lue par Force ouvrière (syndicat FNEC-FP-FO) lors du CDEN du mardi 13 novembre 2018 pour rappeler les coupes budgétaires qui ont accompagné la rentrée 2018-2019  :

  • la nouvelle carte scolaire qui touche de nombreux collèges rennais et les aberrations qu’elle implique
  • le projet de fermeture du site Malifeu (collège Rosa Parks)
  • l’abandon qui est fait du centre médical Rey-Leroux
  • le non-remplacement des agents travaillant dans les collèges
  • les différentes réformes qui touchent les lycées généraux, technologiques et professionnels, sans oublier Parcoursup…

Suite à cette lecture, FO a affirmé son refus de siéger à ce CDEN, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour entamer un véritable dialogue avec les instances.

Précisons qu’une proposition de boycott du CDEN avait été lancée par FO auprès des autres organisations syndicales siégant en CDEN. Aucune réponse n’a, à ce jour encore, été exprimée par aucun syndicat sollicité.

 

 

 

Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture,
Monsieur le Directeur Académique,
Monsieur le Vice-président du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs les membre du CDEN,

 

Nous sommes réunis aujourd’hui mardi 13 novembre pour participer au premier Comité Départemental de l’Éducation Nationale 2018-2019 qui abordera notamment le bilan de la rentrée 2018 pour les 1er et 2nd degrés.

Les services de l’Éducation Nationale nous feront alors remarquer combien cette rentrée scolaire 2018-2019 s’avère techniquement réussie. Mais ce serait oublié le contexte de pénurie générale qui frappe notre service public d’éducation : car des coupes budgétaires et des cures d’amincissement, nous en voyons tous les jours à l’œuvre ou en chantier de construction.

Nous avions alerté sur les dangers que constituait la nouvelle carte scolaire qui touche un certain nombre de collèges de la ville de Rennes depuis le mois de septembre. Rappelons que cette nouvelle sectorisation a été mise en place à marche forcée, sans concertation, malgré les contestations des enseignants, des parents d’élèves, des associations de citoyens, de la FCPE et de certaines organisations syndicales.
 Car cette sectorisation pose de nombreux problèmes, que l’on ne peut nier : temps de trajet des élèves, changements brutaux d’effectifs dans certains collèges, surcharge à venir dans d’autres, fermeture du site scolaire Malifeu à Rosa Parks. Cette fermeture (qui revient purement et simplement à fermer un nouveau collège dans le département) conduira à entasser 550 élèves sur un seul site alors que nous connaissons les difficultés d’enseignement qui existent déjà dans cet établissement classé REP. Si la violence est déjà présente dans les locaux de Montbarrot et Malifeu, qu’en sera-t-il l’année prochaine ? Déconvenue supplémentaire pour ces enseignants. Alors qu’on leur avait promis une carte scolaire structurée et organisée, ils se retrouvent face à des incohérences manifestes : jusqu’à onze écoles d’origine dans une même classe de sixième, des élèves envoyés dans des établissements n’appartenant pas au fameux secteur multi-collèges… Peut-on encore parler de carte scolaire lorsque l’exception devient la règle ?
Qu’il s’agisse du remplissage des établissements (dût-on en passer par la dislocation de la carte scolaire), de la rentabilisation des cantines scolaires, de la location d’un site, ou de la fermeture du collège Montbarrot, il ne s’agit-là, sous couvert de mixité sociale, que d’économies et de coupes budgétaires.

Autre procédé efficace en matière d’austérité : le centre médical Rey-Leroux. Lors du CTSD de juin dernier les représentants des personnels ont été informés de la dénonciation de la convention qui liait jusqu’à présent les services départementaux de l’Education nationale à ceux de l’Agence Régionale de la Santé en matière d’organisation de l’enseignement destiné aux élèves hospitalisés au Centre Rey-Leroux à la Bouexière.
Force ouvrière avait fait part de son opposition à cette décision.
Les informations qui nous sont parvenues de Rey-Leroux font état de grandes difficultés pour les collègues : les informations sur les supports pédagogiques (Monsieur l’IEN de la circonscription a évoqué verbalement, mais ne l’a jamais fait par écrit, la possibilité d’un recours au matériel du CNED) ont été démenties au bout d’un mois. Les professeurs ont eu à faire face à la problématique de la classe à niveau multiple et l’ont découverte au mieux le jour de la prérentrée ; ce n’est que le 1er octobre que Monsieur l’IEN a proposé des pistes d’aide (contact de conseillers pédagogiques ASH) qui ne s’avèrent pas véritablement adaptées.
En outre, les affectations effectuées par la DPE l’ont été sur la base de compléments de service dont plusieurs font intervenir les collègues ailleurs qu’au collège Martin Luther King de Liffré, certains sur trois établissements. Même si l’organisation retenue était destinée à assurer une période de transition, les personnels enseignants ont le sentiment d’être abandonnés en rase campagne.
Les personnels de la structure hospitalière s’organisent pour que cet établissement, qui pourrait effectuer un travail de qualité, soit pérennisé, il serait, du point de vue de la FNEC-FP-FO, de bonne méthode de ne pas hâter la fermeture de Rey-Leroux.

Mais n’oublions pas qu’une rentrée scolaire se fait correctement si tous les personnels des établissements marchent ensemble et œuvrent au mieux, chacun dans leurs services. Que dire quand une cantine fonctionne au ralenti ? Que dire quand les salles de classe ne sont pas nettoyées comme elles l’auraient dû ? Que dire quand les grilles du collège ne s’ouvrent pas en temps et en heure car l’agent d’accueil n’est pas remplacé depuis plus de quatre semaines ? Car c’est la situation vécue dans plusieurs collèges du département. Dans nombre d’entre eux, un agent, parfois deux, voire trois, sont absents pour des raisons médicales sérieuses depuis plusieurs semaines, et ne sont pas remplacés ! La charge de travail qui incombe alors aux collègues en place est exténuante et conduit bien souvent à de nouveaux arrêts de travail. Cette situation est inacceptable, comme l’ont prouvé les différentes grèves menées par les agents dans le département. Il devient urgent que le Conseil départemental prenne au sérieux les revendications de ses personnels, en cessant de privilégier les restrictions budgétaires sur le bien-être des salariés et sur les conditions de rentrée des élèves du département.

Enfin, nous ne pouvons parler d’austérité et de coupes budgétaires sans évoquer les différentes réformes qui se discutent aujourd’hui dans les couloirs de l’Éducation Nationale : dans les lycées généraux et technologiques, la réforme de notre Ministre M. Blanquer implique la baisse des horaires d’enseignement, la hausse des effectifs, une mise en concurrence des lycées, et une organisation du baccalauréat plus complexe, baccalauréat qui ne sera plus national. Dans les lycées professionnels, la réforme, qui constitue une attaque sans précédent contre le statut des PLP, conduit à une présence accrue du privé dans l’enseignement professionnel, à une réduction du Bac-Pro à deux ans, à une mixité des parcours et des publics qui permet le remplissage des classes, à une réduction importante des heures et à des suppressions de postes.
Comment dire que la rentrée 2018-2019 s’avère réussie et positive quand le baccalauréat ne constitue plus le premier grade universitaire, que les élèves sont sélectionnés après l’obtention de leur diplôme, et que Parcoursup a écarté du système scolaire plusieurs milliers d’élèves tandis que d’autres se trouvent inscrits dans des filières qui ne les intéressent pas qu’ils ont cochées, contraints et forcés, pour ne pas rester sur le carreau en septembre 2018 ?

Pour Force Ouvrière, il est hors de question de laisser faire.

Ce CDEN se tient donc dans un contexte budgétaire et d’attaques contre les statuts et les personnels qui rend vaines les discussions avec les représentants d’un gouvernement sourd à toutes les revendications.

Pour toutes ces raisons, la FNEC-FP-FO refuse de siéger et quitte ce CDEN.

Appel du COLLECTIF d’ILLE-ET-VILAINE contre les Réformes Blanquer du bac et du lycée, et contre Parcoursup !

Ce collectif réunit des personnels, des professeurs, des lycéens, des étudiants, des parents d’élèves d’Ille-et-Vilaine contre les réformes Blanquer, réformes touchant les lycées d’enseignement général, technologique et professionnel, contre la réforme du Bac, et contre Parcoursup.

Ce collectif, soutenu par plusieurs organisations syndicales – dont Force ouvrière,  a vocation à s’étendre au maximum de personnes et d’établissements, et fonctionne sur le principe d’une assemblée générale.

La première assemblée générale s’était réunie le mercredi 17 octobre au lycée de Combourg : une quarantaine de personnes y avaient participé. La deuxième, qui s’est tenue à Rennes le lundi 12 novembre dernier, a réuni cette fois 170 personnes.

Soutenons-les pour demander l’abrogation des réformes Blanquer et Parcoursup !

 

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FO défend les collègues stagiaires

Fonctionnaires stagiaires : tous perdants

Vous pensiez avoir 50 points sur votre premier vœu : le ministre les supprime sans préavis !

Cette bonification qui existe depuis plusieurs années a été réduite à… 10 points !
 
Dans le même temps, la note de service augmente les points au titre de l’ancienneté de poste des titulaires : autant dire qu’il sera encore plus difficile d’obtenir l’académie de son choix. Vous avez sûrement regardé sur Internet ce qu’on appelle les « barres » d’entrée dans les académies, c’est-à-dire le barème du dernier muté dans une académie l’année dernière. Même si ces « barres » ne sont pas stables d’une année sur l’autre, cela vous donnait un repère, vous avez peut-être fait vos calculs. Toutes les modifications apportées à la note de service ministérielle pour cette année changent la donne.

Vous êtes marié(e), pacsé(e),vous avez des enfants ? Zéro garantie de muter où vous souhaitez

Avec l’augmentation des points d’ancienneté pour les titulaires, il est clair que les stagiaires, même s’ils justifient d’un rapprochement de conjoints (150,2 points) et d’une année de séparation (190 points), seront bien plus nombreux que les années précédentes à ne pas obtenir leurs premiers vœux. Le ministère ne s’en cache pas, ses propres projections – qui ont été communiquées aux organisations syndicales lors d’une réunion en septembre – le prouvent. Cela va remettre beaucoup de projets de mutation en question alors que vous n’aviez pas été prévenus. Or, vous vous êtes inscrits au concours sur des bases totalement différentes. On voudrait vous décourager, alors que votre année de stage est déjà très difficile, qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

14 points pour les stagiaires au 1er et 2e échelon, autant dire… des miettes

Cette année, le ministre supprime les « 50 points » sur le premier vœu. Et il maintient ce qu’il a décidé l’année dernière : 14 points pour les stagiaires au 1er et 2nd échelon, conséquence de la réforme PPCR de 2016. Depuis la mise en place de cette réforme, les collègues atteignent le deuxième échelon après un an d’ancienneté, tandis qu’ils étaient tous promus au troisième échelon au bout de la même période auparavant. Leur barème plancher est de ce fait passé de 21 à 14 points. En 2016 vous auriez eu 71 points sur votre premier vœu. En 2019, vous n’avez plus que… 24 points. Pour FO il y a rupture d’engagement, y compris pour les stagiaires 2016-2017 et 2017-2018 qui pouvaient jouer leurs « 50 points » cette année.

Les bonifications augmentent pour les stagiaires ex-contractuels

Si vous avez été contractuel(le) juste avant votre année de stage et sous certaines conditions (durée du contrat entre autres – voir avec le syndicat), vous avez droit à une bonification spéciale. Pour un reclassement jusqu’au 3ème échelon, la bonification est de 150 points ; de 165 points au 4ème échelon ; et enfin, à partir du 5ème échelon, 180 points de plus sur chacun de ses voeux. Mais là encore, avec l’augmentation significative des points attribués au titre de l’ancienneté de poste des titulaires, beaucoup de stagiaires vont y perdre.

FO défend tous les candidats à mutation

Opposer les stagiaires aux titulaires, modifier les barèmes tous les ans, rendre la mutation impossible pour les stagiaires, c’est progressivement instaurer une « mobilité » pour les titulaires et une « mobilité » pour les stagiaires.
 
FO refuse qu’on mute à l’aveugle et a demandé le retour à un mouvement national, comme il existait avant 1999, où chacun en connaissance de cause – titulaire comme stagiaire – savait où il pouvait muter et que les
mêmes règles s’appliquaient à tous, quel que soit le poste demandé. Le principal obstacle pour muter, c’est que le nombre de postes est insuffisant pour les titulaires comme pour les stagiaires.
 
Déjà en 2018, 2600 postes aux concours ont été supprimés, le ministre persiste et signe en annonçant 2650 suppressions de postes supplémentaires à la rentrée 2019. La pénurie de postes ne peut conduire qu’à une concurrence accrue entre les candidats à mutation où, selon les années, ce sont tantôt les stagiaires qui trinquent, tantôt les titulaires, tantôt les célibataires sans enfants, etc.
 
Seule Force Ouvrière a demandé que le nombre de postes disponibles pour l’accueil des candidats à mutation par académie et par discipline soit communiqué. Refus net du ministère.
 
Au Comité technique ministériel, qui réunit le ministre et les organisations syndicales représentatives, seule Force Ouvrière a voté contre le projet de note de service 2019 du second degré.
 
Contre : FO
Pour : FSU (SNES etc), SNALC-FGAF, CGT
Abstention : UNSA, CFDT

Mouvement INTER, infos stagiaires

ère affectation pour septembre 2019, je prends contact avec le SNFOLC 35

Si vous êtes stagiaire, vous devez obligatoirement participer au mouvement « inter » en formulant des vœux entre le 15 novembre et le 4 décembre. L’enjeu : votre future affectation à partir du 1er septembre 2019. La note de service ministérielle qui précise les règles des mutations est parue le 8 novembre. Pour les stagiaires, les règles changent considérablement par rapport à l’année dernière. Ainsi les 50 points dont vous auriez pu bénéficier sur votre 1er vœu sont réduits à 10 points ! Seule Force Ouvrière s’est opposée à la nouvelle note de service ministérielle (second degré) lors du Comité technique ministériel du 6 novembre 2018, qui réunissait le ministre et les organisations syndicales représentatives.

Calendrier des différentes étapes

Saisie des vœux :

Du 15 novembre, 12 heures, au 4 décembre 2018, 18 heures. Je demande conseil auprès du SNFOLC 35. Je reçois le formulaire de confirmation dans mon établissement après la clôture de la période de saisie des
vœux. Je vérifie l’exactitude des données et rends le dossier au secrétariat de mon établissement avec les pièces justificatives. Si des éléments sont inexacts ou absents, je les mentionne en ROUGE sur le formulaire de confirmation. J’envoie en même temps la fiche syndicale au SNFOLC 35

Vérification des barèmes et des voeux :

Entre le 7 et le 25 janvier 2019, ou selon circulaire rectorale. Je reçois la fiche de vérification du SNFOLC 35.

Résultats des mutations inter-académiques :

Entre le 27 février et le 8 mars 2019. A l’issue de la commission qui a examiné ma discipline, je suis prévenu(e) de mon académie d’affectation définitive par le SNFOLC (avant de recevoir la confirmation écrite). Je demande à la section SNFOLC de l’académie dans laquelle je suis affecté(e) un rendez-vous pour le mouvement intra-académique.

Mouvement intra-académique :

Saisie des voeux possible à partir du 11 mars 2019 (selon les rectorats). Je demande le spécial mutations intra-académiques 2019 du SNFOLC.
 

Combien puis-je faire de voeux ?

En tout, 31 vœux sont possibles, les 25 académies métropolitaines auxquelles s’ajoutent la Corse, la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte – prenez conseil auprès du SNFOLC pour l’ordre de classement de votre liste.
 
 

Comment procéder ?

Deux types de stagiaires, deux types de bonification !

Certains stagiaires bénéficient d’une bonification spéciale, liée à des services antérieurs dans l’Éducation nationale. Ce sont les ex-enseignants contractuels du 2nd degré, ex-CPE contractuels, ex-COP contractuels, ex-MA garantis d’emploi, ainsi que les ex-AESH, les ex-AED et les ex-contractuels en CFA, justifiant de services dont la durée en équivalent temps plein (ETP) est égale à une année scolaire au cours des deux années scolaires précédant leur stage. Sont également concernés les ex-EAP justifiant de deux années de service en cette qualité.
 
Ces stagiaires ont droit à une bonification forfaitaire sur tous leurs vœux, selon leur échelon de reclassement : jusqu’au 3ème échelon : 150 points, 4ème échelon : 165 points, 5ème échelon et plus : 180 points.
 
Tous les autres fonctionnaires stagiaires, ainsi que les stagiaires en prolongation de stage, ont la possibilité d’utiliser, une seule fois, au cours d’une période de trois ans une bonification de 10 points, uniquement sur le premier voeu. Le stage doit être effectué dans un établissement du second degré de l’Education nationale. Tous les stagiaires peuvent prétendre à la prise en compte d’une année de séparation au titre de leur année de stage. En outre, les ex-titulaires d’un corps géré par la DGRH peuvent aussi prétendre à la prise en compte des années de séparation antérieures.
 
Bonification spécifique stagiaire : 0,1 point si je demande l’académie dans laquelle j’effectue mon stage et/ou l’académie d’inscription au concours de recrutement.
 
Stagiaires 2017/2018 du 2nd degré finalement titularisés à effet rétroactif en cours d’année. Ils peuvent bénéficier de 20 pts d’ancienneté de poste (correspondant à l’année scolaire 2018/2019) mais à contrario ne peuvent se prévaloir de la bonification de 0,1 point mentionnée ci-après.
 
Stagiaire débutant ou reclassé au 1er ou 2ème échelon : 14 points. En cas de reclassement au-delà du 2ème : 7 points par échelon supplémentaire. Ancienneté dans le poste : l’année de stage (donc 2018-2019) ne compte pas : 0 point. Exception : les stagiaires ex-titulaires d’un corps géré par la DGRH : 20 points par an.
 
J’ai donc 14,1 points si je demande mon académie de stage et/ou mon académie d’inscription au concours de recrutement ; 14 points sur les autres vœux, le barème minimum.
 

Je me connecte

 
J’ai besoin de mon identifiant et du mot de passe qui m’ont été communiqués. Un identifiant est constitué de (ou des) initiale(s) du prénom suivie(s) du nom. Le mot de passe, si je ne l’ai pas modifié, est celui de ma boîte aux lettres de courrier électronique sur le site académique, c’est-à- dire mon NUMEN.
 
Une fois connecté, sélectionnez I-Prof puis « les services » puis « SIAM » puis « mouvement interacadémique ».

« Consultez votre dossier et calculez votre barème »

Une fois connecté, vous devez vérifier toutes les informations personnelles vous concernant et les corriger le cas échéant. Contactez le SNFOLC 35 lors de la saisie de vos voeux pour ne rien oublier.
 
Attention : si je veux me rapprocher de mon conjoint (mariage, PACS ou enfant(s) reconnu(s) par les deux parents), il faut saisir le département vers lequel le rapprochement doit s’effectuer. Il ne pourra plus être changé. De même, il convient de mentionner le nombre d’années de séparation et le nombre d’enfants.

« Saisir la demande »

Je peux entrer la liste des académies que je demande. 31 vœux maximum sont possibles. Vérifiez que tous les éléments de votre situation sont pris en compte. Demandez le calcul par SIAM et comparez-le avec le vôtre, réalisé d’après les indications de la fiche syndicale. SIAM calcule mon barème en fonction des éléments que j’ai
donnés. Si je ne mets pas que je suis pacsé, SIAM ne le prend pas en compte, par exemple. Imprimez la page affichée (vœux et barème), transmettez une copie au syndicat accompagnée de votre fiche de suivi.
 

Je calcule mes points : mon barème

Je suis célibataire, je n’ai pas d’enfant

Quel type de demande puis-je faire ?
Je peux, en théorie, avec mes 14,1 points (ou 14 points) demander l’académie de mon choix. En fait, faute d’un barème suffisant, sur les académies demandées, je risque l’extension à partir du premier vœu. En clair, vous risquez d’aller où vous ne vouliez pas aller du tout. Si aucun des vœux ne permet d’entrer dans les académies choisies, le ministère traite votre affectation en procédant à l’extension.
L’extension 
Le ministère prend vos 14 points (c’est un barème dit dépouillé de toutes les bonifications, dans le cas donné, on vous retire les 0,1 que vous aviez) et examine toutes les académies à partir de celle que vous avez mis en premier en fonction d’un ordre défini nationalement : le tableau d’extension, BO du 8 novembre 2018, annexe I.
Que faire ?
Faire sa demande avec le SNFOLC. Etablir une stratégie : qu’est-ce que je peux obtenir avec mes 14 points ? Consulter le site du SNFOLC national (www.fo-snfolc.fr) pour regarder les barres, c’est-à-dire les points du dernier entrant l’an dernier dans telle ou telle académie, dans votre discipline. Ces barres sont indicatives. Chaque année, elles changent, y compris parfois radicalement, mais cela permet de se faire une idée. Une stratégie est donc obligatoire.
Comment éviter l’extension ?
Pour l’éviter, il est conseillé de procéder au classement du maximum d’académies dans vos vœux, surtout si vous avez un petit barème. Ainsi l’ordre d’examen des vœux sera celui que vous avez décidé et non celui de la table d’extension.
 

Je suis marié, pacsé sans enfant

Le rapprochement de conjoints
 
Bonification spécifique stagiaire : 0,1 point si vous demandez l’académie de stage et/ou l’académie d’inscription au concours de recrutement, quel que soit le rang du vœu.
 
Stagiaire débutant ou reclassé au 1er ou 2ème échelon : 14 points. En cas de reclassement au-delà du 2ème : 7 points supplémentaires par échelon.
 
Ancienneté dans le poste : 0 point. L’année 2018-2019 ne compte pas. Exception : les stagiaires ex-titulaire d’un corps géré par la DGRH.
 
Bonification pour rapprochement de conjoints (résidence professionnelle, ou privée à condition qu’elles soient compatibles) : 150,2 points.
 
Année de séparation : tous les stagiaires peuvent prétendre à la prise en compte d’une année de séparation au titre de leur année de stage, s’ils demandent un rapprochement de conjoints. Par séparation, on entend le fait d’exercer dans un département distinct du département du conjoint (des exceptions existent en région parisienne, consulter le syndicat).
 
190 points supplémentaires à condition que la séparation effective soit au moins de 6 mois.
 
100 points peuvent s’ajouter aux points liés à la séparation pour toute demande de rapprochement de conjoint sur une académie non-limitrophe (bonification valable sur l’académie où se situe le conjoint, formulée en voeu 1, et sur les académies limitrophes). si, et seulement si, des points de séparation sont attribués. 50 points sont ajoutés pour toute demande de rapprochement de conjoints (si les conjoints sont séparés, encore une fois) sur un département non limitrophe situé dans une académie limitrophe.
 
En cas de renouvellement ou de prolongation de stage, les années de stage sont comptabilisées pour une seule année.
 
S’ajoutent selon le « type » de stagiaire (voir ci-dessus) :
 
– Selon leur échelon de reclassement : 150 points jusqu’au 3ème échelon, 165 points au 4ème échelon, 180 points pour 5ème échelon et plus pour tous les vœux pour les stagiaires bénéficiant de la bonification spéciale
 
– 10 points sur le premier vœu pour les autres stagiaires (s’ils décident d’utiliser cette bonification cette année)
Comment utiliser au mieux ses bonifications ?
Vous devez obligatoirement, pour obtenir les points correspondants, demander en premier vœu l’académie de résidence professionnelle de votre conjoint, ou la résidence privée à condition qu’elles soient compatibles.
La compatibilité est appréciée par l’administration et discutée éventuellement en groupe de travail de vérification des barèmes et vœux en janvier. Les 150,2 points sont attribués uniquement sur l’académie de rapprochement, formulée en rang 1, puis sur les académies limitrophes.
 
Si vous souhaitez intercaler des académies non limitrophes, prenez connaissance des règles de l’extension et conseil auprès du SNFOLC.
 
Demandez au syndicat la liste des académies limitrophes.
 

J’ai des enfants

Compter ses points comme dans l’exemple précédent et ajouter une bonification enfant(s) de moins de 18 ans au 31/08/2019 : 100 points par enfant.
 
Dans le cas d’un enfant à naître, le certificat de grossesse doit être établi avant le 31 décembre 2018. S’il s’agit de conjoints non mariés, la reconnaissance de l’enfant à naître doit être intervenue avant le 31 décembre 2018. Les points ne sont attribués que si le dossier à caractère familial est validé.
 

J’exerce l’autorité parentale conjointe

Bonification de 250.2 points. L’enfant doit être âgé de moins de 18 ans au 31/08/2019. Il est possible de bénéficier de 100 points par enfant supplémentaire, ainsi que de points au titre de la séparation. La bonification ne sera prise en compte que pour les vœux visant à faciliter le regroupement de la cellule familiale autour de l’enfant. La bonification est accordée sur présentation des pièces justificatives : attestation de la rupture, de la situation professionnelle de l’ex-conjoint, modalités de garde.
 

J’élève seul un ou des enfants

Bonification forfaitaire : 150 points sous réserve que les vœux formulés aient pour objet d’améliorer les conditions de vie de l’enfant (moins de 18 ans au 31/08/2019). La bonification est apportée sur la présentation des pièces justificatives