La souffrance au travail

Les ministres se suivent, la souffrance augmente…

L’enseignement est un métier difficile, « impossible », disait même Freud à son époque. Tout métier de relation à autrui est synonyme d’imprévisibilité, d’inattendu et donc générateur de frustration et de souffrance. Mais ce que Freud n’imaginait certainement pas, c’est que la souffrance au travail des enseignants est, aujourd’hui, davantage liée à l’environnement de travail lui-même. Une simple discussion dans une salle des des profs permet de comprendre l’étendue du désarroi enseignant. Nous sommes brinquebalés par des politiques publiques oscillantes, qui demandent sans cesse de nouvelles pratiques pour lesquelles nous ne sommes par formés…faute de moyens suffisants.

Et lorsque les enseignants se mobilisent de façon majoritaire, comme le 19 mai 2015, pour signifier leur désaccord avec la réforme du collège, la ministre Vallaud-Belkacem n’avait pas hésité à accélérer l’agenda de sa réforme refusant toute négociation et procédant ainsi à un véritable 49.3 de l’Éducation Nationale.

L’État, notre employeur, a pu sembler commencer à s’apercevoir des conséquences désastreuses de ses politiques sur la santé des personnels : en témoigne la signature, en 2013, d’un protocole sur les risques psychosociaux dans la Fonction Publique.

Il s’agit des maladies, comme la dépression, qui apparaissent quand le travail rend malade. Mais, la notion de souffrance au travail est encore largement rejetée par les responsables du ministère de l’Éducation nationale.

D’ailleurs Force Ouvrière se félicite de sa non-signature d’un tel protocole qui entendait associer les organisations syndicales au traitement des risques engendrés par les réformes. En effet, la meilleure manière de lutter contre la souffrance au travail en général et les risques psychosociaux en particulier est de ne pas les provoquer. Dès lors, Force Ouvrière ne saurait s’associer à des mesures palliatives visant à aider les personnels à mieux supporter les conditions de travail qui leur sont imposées.

Le plus sûr moyen de prévenir les séditions est d’en supprimer l’objet.” disait Francis Bacon. Il en va de même pour la souffrance au travail. Or, les gouvernements et les politiques successifs n’ont de cesse d’atomiser le corps social : les enseignants, et les travailleurs en général, doivent affronter leur condition de salarié de façon de plus en plus solitaire. L’étendue de la souffrance au travail est à mettre en rapport avec l’individualisation grandissante de notre statut.

Télétravail…gratuit, payant, déréglementé ?

Le télétravail et autres formations à distance (ex : Magistère) sont à la mode et induisent des risques pyschosociaux.

Heureusement notre employeur veille au grain puisqu’il refuse tout simplement d’appliquer…ses propres lois. En effet, l’article 6 du décret de la Fonction publique n°2016-151 du 12 février 2016 prévoit que « l’employeur prend en charge les coûts découlant directement de l’exercice des fonctions en télétravail notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que la maintenance de ceux-ci. »

Or, l’administration refuse d’appliquer cet article :

« Nous n’avons pas les moyens de prendre en charge ces coûts » explique le représentant du ministre.
« Si les agents s’estiment lésés qu’ils fassent appel au juge. S’ils gagnent, les employeurs seront fondés à refuser le télétravail. »

Force Ouvrière s’oppose fortement à ce chantage et aussi au fait que l’on demande aux agents de payer pour travailler.

Nos revendications sont claires : volontariat et réversibilité face au télétravail et à la formation à distance, respect de la vie privée, principes de prise en charge de l’ensemble des coûts intégrant matériel, communication, entretien, renouvellement …

Un environnement de travail qui se dégrade

Récemment, Françoise Lantheaume (Professeur des universités à Lyon II) a parfaitement résumé la détérioration de notre environnement de travail et ses conséquences :

« Toute la profession est prise en étau dans un double discours contradictoire. D’un côté, une exigence de performances, des résultats qu’on évalue sans cesse. D’un autre côté, un souhait de bienveillance, d’être à l’écoute de chacun, de s’adapter aux élèves et à leur rythme pour éviter tout échec scolaire. Ce ne sont évidemment pas les mêmes gestes professionnels pour chacune des deux stratégies. Les enseignants sont donc, de manière individuelle, obligés en permanence d’arbitrer. C’est de cette solitude que peut naître notamment la souffrance. Avant, les enseignants voyaient les élèves en classe, où on leur demandait d’exercer leur matière et de livrer un apprentissage. Or, depuis trente ans, il y a une intensification du travail, qui s’accompagne d’une diversification importante des tâches. »

Le dernier exemple en date est l’actuelle « contre réforme » du Lycée (appelée « Plan étudiant » par la communication gouvernementale) qui prévoit, rappelons-le, que les professeurs principaux , ainsi que l’ensemble des professeurs de Terminale, devront donner un avis sur chacun des 10 voeux de la fiche avenir des 30 à 38 élèves de chacune de leur classe.

Sur quel temps ? Avec quelle rémunération ? Notre employeur n’a point jugé bon de poser ces questions.

Et tout cela s’opère alors que le ministre poursuit la politique de fermeture des CIO et fusionne les COP et les psychologues de l’Éducation nationale.

A cela s’ajoute la volonté gouvernementale de transposer la logique de la loi Travail dans la Fonction publique. Quand des droits et des obligations sont décidés au niveau de l’entreprise, là où le rapport de force est le moins favorable aux salariés, c’est plus de flexibilité et plus de précarité pour tous.

C’est la même logique d’inversion de la hiérarchie des normes qui est appliquée à l’Éducation nationale avec l’autonomie renforcée des établissements. Il s’agissait et il s’agit toujours d’un motif pour s’opposer à la réforme du collège.

Harcèlement moral

« Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. […] Les dispositions du présent article sont applicables aux agents non titulaires de droit public » (article 6 de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983).

Un agent victime de harcèlement moral doit informer son supérieur hiérarchique des comportements dont il estime être victime afin d’obtenir qu’il y soit mis fin. Il saisit l’échelon juridique supérieur si le harceleur présumé est son supérieur hiérarchique direct.

Il rédige un rapport complet comportant les preuves, les témoignages, les avis médicaux et toutes pièces justificatives. C’est au supérieur hiérarchique qu’il appartient, si le harcèlement est prouvé, d’engager les poursuites disciplinaires, et qu’il revient de faire le nécessaire pour faire cesser les actes de harcèlement et permettre à l’agent victime de poursuivre son travail dans des conditions normales.

Dans tous les cas, l’aide et les conseils du syndicat sont indispensables pour toutes ces démarches.

Ne restez pas isolé, contactez-nous !

La médecine de prévention

Le rôle du médecin de prévention

Tel que défini dans le Code du Travail (-L.4624-1 et suivants) dans la Fonction Publique d’État, le médecin de prévention (médecin du travail dans le privé) est chargé de :

  • S’assurer que le travail ne nuise pas à la santé des salarié(e)s et respecte leur intégrité physique et psycho-logique.
  • Proposer des solutions à l’employeur pour améliorer les conditions de travail (salles insonorisées, tableaux réglables en hauteur…), supprimer les causes des maladies, accidents, souffrances au travail.

Des médecins plus que nécessaires

Les réformes, ou plutôt les contre-réformes, du lycée en 2010 et du collège en 2016 et maintenant le PPCR (parcours professionnel carrières et rémunération) ont largement contribué à la dégradation de nos conditions de travail, au sentiment de résignation et sont génératrices de souffrances au travail.

En 1928, Marcel Pagnol, dans la scène 6 de l’acte II de sa pièce Topaze, faisait prononcer à ses personnages ces répliques ironiques démontrant avec verve et brutalité que le métier d’enseignant était alors éprouvant, peu lucratif et de moins en moins considéré. Déjà à cette époque.

Suzy : « Est-ce que vous tenez beaucoup à rester dans l’enseignement ? »
Topaze : « À rester dans l’enseignement ? Mon Dieu, oui, madame. »
Suzy : « Pourquoi ? »
Topaze : « Parce que c’est une profession très considérée, peu fatigante et assez lucrative. »

Des textes de lois explicites…

« L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travail-leurs. » (art. L 4121-1, code du travail).

« Les agents […] font l’objet d’une visite médicale auprès d’un médecin de prévention tous les cinq ans. Ils fournissent à leur administration la preuve qu’ils ont satisfaits à cette obligation. » (décret n°82-453, art.24.1).

« Les administrations sont tenues d’organiser un examen médical annuel pour les agents qui souhaitent en bénéficier. » (décret n°82-453, art.22).

« Des autorisations d’absence sont accordées pour permettre aux agents de subir les examens médicaux. » (décret n°82-453, art.25).

…qui ne sont pas respectés par notre employeur

Chaque professeur est donc en droit de solliciter une visite médicale auprès d’un médecin de travail et de prévention de son académie sur son temps de service. C’est la loi.

Pourtant combien d’entre nous ont-ils exercé, ne se-rait-ce qu’une seule fois dans leur carrière, ce droit ? D’ailleurs, combien d’entre nous sont-ils seulement au fait de ce droit ?

Notre employeur n’assume pas ses responsabilités : les personnels sont peu informés de leur droit et les moyens humains nettement insuffisants. Pour suivre un millions d’employés, le Ministère de l’Education Nationale ne compte que 68 médecins (ETP : équivalent temps plein), soit un pour 15.000 personnes.

Dans certaines académies, comme celle de Reims, il n’y a tout simplement pas de médecin de prévention en charge de suivre le personnel.

Et lorsqu’ils existent, leurs conditions de travail sont régulièrement décrites comme inacceptables et ne peuvent qu’alimenter leurs difficultés : vétusté des locaux parfois partagés, voire totalement inadaptés à l’activité médicale ; pas d’espaces de confidentialité ; pas d’accès à l’eau ni à une ligne téléphonique extérieure ; pas de secrétariat ou un secrétariat partagé ; pas de places pour ranger les centaines de nouveaux dossiers.

L’incroyable inventaire à la Prévert ne s’arrête pas là. De nombreuses académies reconnaissent que leur secteur prévention n’est pas informatisé. Parfois, ils ne disposent même pas de matériel médical.

Nos revendications

Nous exigeons que la médecine de prévention statutaire soit effective pour tous les agents : visite quinquennale obligatoire pour tous, annuelle pour les personnels à risque.

Nous exigeons des mesures d’urgence en termes de recrutement de personnels qualifiés et de rémunération des médecins. Le recrutement de 300 médecins de prévention à l’Education Nationale est nécessaire à l’application des dispositions réglementaires.

Nous exigeons la création d’un statut et d’emplois de secrétaires médicaux et d’infirmiers du travail avec des missions clairement définies et respectées. Ces créations d’emploi ne peuvent en aucun cas se substituer au recrutement de médecins de prévention.

Nous exigeons que tous les avis positifs émis par les médecins de prévention en terme d’allègement de service, de temps partiel, de disponibilité, etc. soient acceptés et assumés par l’administration.

Nous exigeons la reconnaissance en maladie professionnelle des pathologies engendrées par la souffrance au travail et les conséquences à plus ou moins long terme liées à la dégradation des conditions de travail.

Réforme du BAC

La contre réforme Blanquer

Le 17 juillet dernier, le ministre a publié au Journal Officiel les textes de la réforme du Baccalauréat. C’est un passage en force, puisque celle-ci avait fait l’objet d’un large rejet des organisations syndicales. Si le Bac Blanquer a vocation à s’appliquer à la session 2021 (2020 pour les épreuves anticipées), les incidences se feront sentir dès cette année.

Les grandes lignes

Épreuves terminales obligatoires

  • épreuve anticipée de français (oral) coeff 5
  • épreuve anticipée de français (écrit) coeff 5
  • philosophie coeff 8 (coeff 4 pour le bac technologique)
  • épreuve de spécialité (2 au choix du candidat) coeff 16
  • épreuve orale terminale coeff 10 (coeff 14 pour le bac technologique)

L’épreuve orale terminale sera d’une durée de 20 minutes et préparée pendant le cycle terminal. Elle porte sur un projet adossé à un ou deux enseignements de spécialité choisis par le candidat.


Contrôle continu

  • moyenne de l’évaluation de l’élève par ses professeurs dans toutes les matières, y compris un (deux en bac technologique) enseignement optionnel (1ère et terminale) Coeff 10
  • épreuves communes : histoire-géographie, LVA, LVB, enseigne-ment scientifique (mathématiques en bac techno), EPS et épreuve de spécialité non suivie en terminale (2 épreuves communes en classe de 1ère et 1 en classe de terminale (sauf pour la spécialité suivie unique-ment en 1ère et pour l’enseignement scientifique) issues d’une banque nationale d’épreuves. Coeff 30

La fin des séries pour le bac général

  • Des enseignements communs (16h en 1ère et 15h30 en terminale) : Français (en 1ère) ou philosophie (en terminale) /  histoire-géographie / LVA et LVB / Éducation physique et sportive / Enseignement scientifique / Enseignement moral et civique (horaire annualisé).
  • Des enseignements de spécialité (12 heures) : (3 en classe de 1ère et 2 en classe de terminale choisis parmi ceux de la classe de 1ère) à ch o is ir parmi : humanités, littérature et philosophie /langues, littératures et cultures étrangères /  histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques /sciences économiques et sociales / mathématiques /  physique-chimie /sciences de la vie et de la Terre /arts / littérature et LCA / numérique et sciences informatiques / sciences de l’ingénieur / biologie-écologie (uniquement en lycée agricole).
  • Enseignement optionnel (3h) : 1 en classe de 1ère et possibilité de 2 en classe de terminale.

 

Remarque : toutes les spécialités ne seront pas proposées dans tous les établissements. Des partenariats pourront s’établir entre établissements d’un même réseau. Dans le cas d’un établissement isolé, les élèves peuvent suivre l’enseignement de spécialité au CNED.

Quels seront les changements ?

  • Disparition des enseignements d’exploration en classe de 2nde : bacs technologiques en danger !

  • Disparition des TPE en classe de 1ère.

  • Financés par la part variable (enveloppe horaire de 12h /semaine et /division en seconde (10,5h auparavant mais 2h d’AP non comprises dans ces 10,5h) – 8h en cycle terminal (auparavant : 7h en 1L et 1ES et 9h en 1S – 6h en terminale)) : les dédoublements, les options et contrairement à avant et uniquement selon les besoins des élèves : Accompagnement Personnalisé , Accompagnement au choix à l’orientation : dédoublements en danger et certains établissements devront choisir entre dédoublements et options proposés aux élèves.

  • Langues vivantes A et B : horaire mutualisé : laisse la porte ouverte à un découpage local différent d’un établissement à l’autre.

  • Un nouvel enseignement en classe de 2nde : Sciences numériques et technologie.

  • Deux tests de positionnement en mathématiques et en français (début de classe de 2nde) dès 2018.

  • Nouveaux programmes et horaires à la rentrée 2019 pour les classes de 1ère et 2nde ; à la rentrée 2020 pour la classe de terminale.

  • Choix de 3 spécialités au 2ème trimestre de la classe de 2nde. Conséquences :
  • les enseignants vont – en quelques sorte – devoir “se vendre” pour que leur enseignement fasse partie des enseignements de spécialité proposés par leur établissement en 2019 ! Une situation inédite avec des conséquences évidentes quant au maintien des postes… dans la continuité de la réforme Chatel du Lycée (2010) et de la réforme du Collège (2015).

  • Le choix d’orientation des lycéens en Seconde est soumis à une pression accrue. D’une part, les enseignements de spécialité représentent un poids non négligeable pour l’obtention du baccalauréat : 42% de la note globale pour le baccalauréat général (en comptant les épreuves de spécialité et l’épreuve orale adossée à ces enseignements) et 46% pour le baccalauréat technologique. D’autre part, la mise en place à marche forcée de la sélection à l’entrée de l’université et des attendus post-bac ne peut que susciter de fortes inquiétudes dès la classe de Seconde, dès lors que la seule obtention du baccalauréat n’est plus une condition suffisante pour obtenir la filière universitaire de son choix.

 

Lycée en danger

  • La baisse des horaires d’enseignement (26h au lieu de 28h30 en seconde, 28h contre 30h en moyenne actuellement en 1ère) qui engendreront la suppression de milliers de postes.

  • La hausse des effectifs : le remplissage des classes par le regroupement des élèves dans les cours du tronc commun  (puisqu’il n’y a plus de série).

  • Des emplois du temps décousus par la mise en « barette » des spécialités en plus des langues et des options.

  • De nouveaux enseignements qui ne correspondent à aucune discipline des concours enseignants : les moyens seront-ils mis pour former correctement les collègues qui se porteront volontaires ou qui se verront imposer ces enseignements ?

 

  • La mise en concurrence des lycées par leur offre d’enseignements de spécialité puisque la carte des enseignements est désormais décidée par le recteur dans le cadre de réseaux de lycées public/privé et dans le cadre de la fusion des académies pour les caler sur les grandes régions. Elle n’est plus garantie par des grilles horaires nationales pour chaque série. Les spécialités jugées « non rentables » exposent  particulièrement les lycées ruraux ou isolés.

  • Une organisation du baccalauréat plus complexe : 18 épreuves en contrôle continu débuteront dès le second trimestre de 1ère.

  • Un bachotage permanent tout au long du cycle terminal puisque les élèves seront en évaluation constante (3 sessions d’épreuves communes, épreuves terminales et leurs habituelles épreuves blanches pour les préparer).

  • La pression des familles pour que les notes obtenues à ces épreuves locales ne pénalisent pas leur enfant au niveau de Parcoursup.

  • La fin du baccalauréat national puisqu’il dépend désormais des contingences locales. Quand les enseignants organisent les épreuves, choisissent les sujets et corrigent leurs propres élèves (anonymement ou pas), le ministre ne peut pas prétendre que le baccalauréat reste national et encore moins anonyme. La conséquence directe est la suppression de milliers de postes et l’alourdissement de la charge de travail de chacun.

  • Une baisse drastique des moyens qui s’explique par la fin des dédoublements (on parle maintenant de groupes à effectifs réduits) et par une part variable de misère qui ne permettra pas de financer toutes le options, groupes à effectifs réduits et accompagnement : des choix s’imposeront !

     

 

Nos revendications 

  • L’abrogation des textes sur le réforme du Baccalauréat, du lycée et de Parcousup. Il y a urgence à combattre ces plans de régression sociale : pour le maintien du Baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire permettant l’accès à tout lauréat à la filière universitaire et à l’université des son choix, pour les maintien de tous les postes, pour la défense des disciplines.

  • L’abrogation du décret Hamon et le retour aux décrets de 1950 qui ont fondé le corps enseignant.

  • L’abandon du PPCR et le rétablissement de la notation chiffrée encadrée par des grilles nationales, une inspection pédagogique régulière par des IA-IPR de la discipline, inspection loyale et sincère respectant la liberté pédagogique et la qualification disciplinaire des enseignants.